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La défense nationale de la Chine en 2008

Publié le:2012-09-25 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Office d'information | Source:french.beijingreview.com.cn

  Avant-propos

  L'année 2008 n'est pas une année ordinaire pour le développement de la Chine nouvelle. Au cours de cette année, la Chine a surmonté les grands tremblements de terre de Wenchuan au Sichuan, réussi à organiser les Jeux olympiques et paralympiques de Beijing et fêté le 30e anniversaire de l'application de la politique de réforme et d'ouverture.

  Les rapports entre la Chine contemporaine et le monde ont connu un changement historique. L'économie chinoise fait partie intégrante de l'économie mondiale. La Chine est devenue un membre important du système international. L'avenir et le sort de la Chine ne cessent de se lier étroitement avec ceux du monde. Le développement de la Chine est devenu indissociable de celui du monde, et la prospérité et la stabilité du monde, de celles de la Chine.

  Sur le nouveau point de départ historique, la Chine poursuit fermement une voie de développement pacifique, encourage vivement la réforme, l'ouverture et la modernisation socialiste. Elle pratique également avec résolution une politique extérieure de paix et d'indépendance et une politique de défense nationale à caractère défensif. De concert avec les autres pays, elle œuvre à la construction d'un monde harmonieux, caractérisé par une paix durable et une prospérité commune.

  La Chine persiste à employer le concept de développement scientifique en tant que principe directeur dans l'édification d'un système national de défense et de l'armée afin de s'aligner sur la nouvelle évolution militaire mondiale. Elle poursuit la promotion de la modernisation de la défense nationale et de l'armée en considérant la sauvegarde de la souveraineté, de la sécurité et des intérêts du développement de l'Etat en tant que base fondamentale, et la réforme et l'innovation en tant que forces motrices essentielles.

 

  I. La situation sécuritaire

  Alors que l'humanité est entrée dans un nouveau siècle, le monde subit une grande évolution, ainsi que d'importants réajustements et changements. La paix et le développement restent les deux grandes préoccupations du monde d'aujourd'hui. La volonté de paix, la recherche de coopération et l'accélération du développement sont devenues des objectifs primordiaux de notre époque. Les défis mondiaux se multiplient, et de nouveaux facteurs menaçant la sécurité ne cessent d'apparaître.

  La mondialisation économique et la multipolarisation connaissent un développement considérable. Le processus de l'industrialisation et de l'informatisation s'accélère dans le monde ; la coopération économique est en plein essor ; l'interdépendance et l'interaction de l'économie des différents pays se renforcent davantage. L'affaiblissement et le renforcement des forces stratégiques internationales évoluent très rapidement. La coopération et le soutien réciproque entre les grandes puissances se renforcent ; leur concurrence et leur restriction mutuelles continuent à se développer. De grands pays en voie de développement émergent en groupe. Le système international fait face à des réajustements profonds. Les facteurs de sauvegarde de la paix et de restriction de la guerre se multiplient davantage. Les intérêts communs des différents pays dans le secteur sécuritaire ont augmenté, et la volonté de coopération a été renforcée. Une nouvelle guerre mondiale peut être évitée sur un long terme.

  La paix et le développement mondial rencontrent pourtant des difficultés et des défis. La dispute sur les ressources essentielles, les points clés et les directions stratégiques s'accentue. L'hégémonisme et la politique du plus fort perdurent. Les troubles régionaux s'étendent, les problèmes et points névralgiques se multiplient. Des guerres locales et des conflits surviennent les uns après les autres. L'impact de la crise financière née aux Etats-Unis s'aggrave. Dans un contexte de développement économique mondial, les problèmes relatifs à l'énergie et aux céréales sont critiques, mettant en évidence des contradictions profondes. Le risque économique devient désormais corrélatif, systématique et d'une portée mondiale. Les problèmes liés au terrorisme, aux catastrophes environnementales, au changement climatique, aux maladies infectieuses, à la criminalité transnationale et au piratage s'accentuent.

  L'influence des facteurs liés à la sécurité militaire sur les relations internationales s'est accentuée. Sous l'impulsion de la concurrence en puissance nationale et du développement scientifique et technique, la concurrence militaire internationale devient de plus en plus acharnée. L'évolution militaire mondiale est entrée dans une nouvelle ère de développement. Certaines puissances réajustent leur stratégie sécuritaire et militaire, en augmentant les investissements destinés à la défense nationale, accélérant la transformation de leur armée et développant armements et techniques militaires de pointe. La force nucléaire stratégique, l'astronautique militaire, le système antimissile, la reconnaissance et la surveillance du monde et de ses champs de bataille sont devenus les points clés pour une montée en puissance de l'armée. Certains pays en voie de développement se sont lancés dans une course aux équipements militaires de pointe afin d'accélérer le développement de leurs forces militaires. Les différents pays accordent une attention particulière à la coordination entre moyen militaire et lutte diplomatique. La course à l'armement est devenue particulièrement acharnée dans certaines régions. Le contrôle des armements et le mécanisme international sur la non-prolifération constituent un sérieux défi.

  L'Asie-Pacifique connaît une situation sécuritaire stable dans l'ensemble. L'économie régionale est très dynamique. La coopération économique et sécuritaire, régionale ou sous-régionale, connaît un développement régulier. Eliminer de façon pacifique les divergences et régler les problèmes sensibles au moyen de dialogues restent une politique largement appliquée par les différents pays. Les pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont signé le « Traité de coopération amicale et de bon voisinage à long terme ». Des succès ont été obtenus grâce à une coopération réaliste dans les domaines de la sécurité et de l'économie. Les pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ont signé la « Charte de l'ASEAN ». L'intégration a fait un nouveau pas en avant. Des succès remarquables ont été obtenus dans la coopération entre la Chine et les pays de l'ASEAN et dans la coopération entre ces derniers, la Chine, le Japon et la République de Corée. Le Sommet de l'Asie orientale et l'Association sud-asiatique pour la coopération régionale (SAARC) ont connu de nouveaux progrès. La négociation des six parties sur le problème nucléaire de la Péninsule coréenne a obtenu un premier résultat. La situation régionale de l'Asie du Nord-Est tend à se détendre.

  Un grand nombre de facteurs d'incertitude fragilisent encore la situation sécuritaire de l'Asie-Pacifique. La violente fluctuation de l'économie mondiale a porté atteinte au développement de l'économie de cette région. Dans certains pays qui se trouvent dans une période de transition économique ou sociale, la situation politique reste instable. Les problèmes ethniques et religieux, les différends sur les droits et intérêts territoriaux et maritimes restent marqués, rendant complexes les problèmes sensibles régionaux. Les Etats-Unis continuent à accorder une attention stratégique à l'Asie-Pacifique, renforcent leurs alliances militaires et accélèrent leur réajustement militaire pour accentuer leur présence. Les actions terroristes, séparatistes et extrémistes ne cessent de s'amplifier. Le problème sécuritaire lié à des catastrophes naturelles apparaît de plus en plus fréquemment. La confiance mutuelle entre régions et pays sur le plan politique est à renforcer, la coopération multilatérale entre régions sur le plan de la sécurité à approfondir et la capacité de coordination pour parer aux éléments menaçant la sécurité à augmenter.

  L'environnement de la Chine continue à s'améliorer sur le plan de la sécurité. Les succès obtenus dans la poursuite de la modernisation de la Chine sont l'objet d'une attention mondiale. De manière générale, la puissance nationale s'améliore considérablement, et le niveau de vie de la population ne cesse de s'élever. La Chine connaît une situation stable et unie dans l'ensemble. Sa capacité de sauvegarder la sécurité de l'Etat s'est renforcée davantage. La tentative de légitimation de l' « indépendance de Taiwan » par les forces séparatistes a débouché sur un véritable échec. La situation du détroit de Taiwan a connu un grand changement positif. Les deux parties du détroit de Taiwan ont rétabli les négociations sur la base du « Consensus de 1992 », obtenant ainsi des progrès. La Chine continue à développer de façon stable ses relations avec les pays développés, à promouvoir ses relations d'amitié et de bon voisinage avec les pays limitrophes et à approfondir l'amitié traditionnelle avec les pays en voie de développement, occupant ainsi un rôle constructif et actif dans les affaires multilatérales. Sa position et son influence internationales se renforcent indubitablement.

  Concernant la sécurité, la Chine doit affronter des menaces et défis sophistiqués, diversifiés et à long terme. Les problèmes de sécurité liés à l'existence et au développement, de menaces sécuritaires habituels ou inhabituels et de sécurité intérieure et internationale se mélangent et interagissent. La Chine est confrontée à la supériorité des pays développés dans les domaines économique, scientifique, technique et militaire, aux mesures préventives et aux contraintes stratégiques externes, ainsi qu'à la perturbation et au sabotage des séparatistes et des forces hostiles. Elle se trouve dans une période de transition économique et sociale. Le maintien de la stabilité sociale doit encore faire face à de nouvelles circonstances et de nouveaux problèmes. Les forces soutenant l'« indépendance de Taiwan » et l'« indépendance du Tibet » et les partisans du « Turkestan oriental » menacent l'unité et la sécurité de l'Etat. Les préjudices causés au niveau de la sécurité par des problèmes inhabituels tels que le terrorisme, les catastrophes naturelles, la sécurité économique et informatique, etc., s'aggravent de plus en plus. L'influence des facteurs d'instabilité et d'incertitude sur l'environnement sécuritaire externe se multiplient à l'égard de la sécurité et du développement de l'Etat. Les Etats-Unis violent les principes des trois communiqués conjoints sino-américains et continuent à vendre des armes à Taiwan, portant gravement atteinte à la relation sino-américaine, à la paix et à la stabilité de la région du détroit de Taiwan.

  Face aux opportunités et aux défis sans précédent, la Chine portera haut levé le drapeau de la paix, du développement et de la coopération, poursuivra une voie de développement pacifique, appliquera une stratégie d'ouverture de réciprocité et gagnant-gagnant, et favorisera activement la construction d'un monde harmonieux bénéficiant d'une paix durable et d'une prospérité commune. Elle mettra en application le concept de développement scientifique, réalisera l'unification entre le développement et la sécurité, procédera à une planification générale sur les problèmes de sécurité habituels et non habituels, renforcera l'édification de la capacité stratégique de l'Etat et améliorera le système de réaction rapide d'Etat. Elle restera fidèle au nouveau concept sécuritaire de confiance mutuelle, de bénéfice réciproque, d'égalité et de coopération, proposera de régler de façon pacifique les différends internationaux et les problèmes sensibles, promouvra le dialogue et la coopération pour la sécurité des différents pays et s'opposera à l'élargissement de l'alliance militaire, à toute forme d'agression et à l'expansionnisme. Que ce soit maintenant ou dans le futur, quel que soit son niveau de développement, la Chine ne prétendra jamais à l'hégémonie et ne mènera jamais une politique d'expansion militaire.

  

  II. La politique de la défense nationale

  La Chine applique une politique de défense nationale à caractère défensif. Elle a toujours accordé une place primordiale au maintien de la souveraineté, de la sécurité et de l'intégrité territoriale du pays, à la garantie des intérêts du développement national et à la protection des droits et intérêts de la population. Elle s'efforce d'édifier une défense nationale solide et une armée puissante qui s'adaptent à la sécurité et aux intérêts du développement national afin d'enrichir le pays et de renforcer l'armée en parallèle avec l'élaboration d'une société au niveau de vie relativement aisée.

  La politique de défense nationale de la Chine pour le XXIe siècle comporte les points suivants : sauvegarder la sécurité et l'unité de l'Etat et assurer les intérêts du développement national ; réaliser un développement général, harmonieux et durable de la défense nationale et de l'armée ; renforcer la qualité de l'armée par le biais de l'informatisation ; pratiquer une stratégie militaire de défense active ; persister dans la stratégie nucléaire d'autodéfense et établir un environnement de sécurité favorable au développement pacifique de l'Etat.

  Selon les besoins de la sécurité de l'Etat et le niveau du développement économique et social, la modernisation de la défense nationale et de l'armée chinoise sera réalisée de façon planifiée et méthodique en trois étapes.

  – Promouvoir l'informatisation de la défense nationale et de l'armée. Prendre l'informatisation comme orientation de la modernisation de la défense nationale et de l'armée, reposer sur la situation réelle du pays et de l'armée, promouvoir activement une évolution militaire adaptée à la Chine. Etablir sur une base scientifique le programme d'édification de la défense nationale et de l'armée et la stratégie de développement des différentes armées et armes, poser les bases solides avant 2010, réaliser fondamentalement la mécanisation et obtenir des progrès remarquables dans la mise en place de l'informatisation avant 2020, atteindre globalement, au milieu du XXIe siècle, l'objectif de modernisation de la défense nationale et de l'armée.

  – Procéder à une planification d'ensemble concernant l'édification de l'économie et de la défense nationale. Persévérer dans la quête d'un développement harmonieux de la défense nationale et de l'économie ; prendre en considération l'enrichissement du pays et le renforcement de l'armée dans la répartition des ressources pour que la stratégie du développement de la défense nationale et de l'armée puisse s'adapter à celle de l'Etat. Intégrer l'élaboration de la défense nationale dans le développement économique et social et former un mécanisme scientifique pour un développement coordonné de l'édification économique et de la défense nationale, afin de fournir des ressources suffisantes pour la réalisation de la modernisation de la défense nationale et de l'armée et une force motrice nécessaire à leur développement durable. Procéder à une planification générale de l'élaboration de la défense nationale et des besoins du développement économique et social, persévérer dans l'intégration mutuelle et les avantages réciproques du militaire et du civil et élever la rentabilité sociale des ressources de la défense nationale en temps pacifique.

  – Approfondir la réforme de la défense nationale et de l'armée. Réajuster et réformer le système organisationnel et politique des forces armées, promouvoir progressivement la modernisation organisationnelle des troupes et s'efforcer de mettre en place avant 2020 une série de modes organisationnels, de dispositions institutionnelles et de modes de fonctionnement scientifiques adaptés à la Chine en accord avec le principe d'édification des forces armées modernes. Réajuster et réformer le système de l'industrie de la défense nationale et le système d'achat d'armements et élever la capacité d'innovation autonome, la qualité et la rentabilité de recherche et de fabrication en matière d'armement. Etablir et perfectionner un système de recherche scientifique et de fabrication d'armements, un système de formation des personnes compétentes de l'armée et un système de garantie de l'armée en combinant les objectifs militaires et civils et en intégrant le militaire dans le civil. Etablir et perfectionner un système de mobilisation pour la défense nationale, centralisé, unifié, structurellement rationnel, de réaction rapide, d'autorité et hautement efficace.

  – Assurer un développement à grandes enjambées. Se baser sur la mécanisation et établir l'informatisation en tant que facteur dominant pour promouvoir le développement simultané de ces deux éléments ; persévérer dans la stratégie de renforcement de l'armée par les sciences et techniques, développer les armements de hautes et nouvelles technologies, mettre en œuvre le projet stratégique de formation des personnes compétentes, mener un entraînement militaire adapté aux besoins d'une guerre informatisée, mettre en place un service logistique moderne et accélérer la transformation du modèle de formation des forces combattantes ; mettre en valeur les points clés et s'efforcer de réaliser un développement à grandes enjambées dans ces domaines clés ; persévérer avec diligence dans l'édification de l'armée et attacher de l'importance à la gestion scientifique pour que la rentabilité des ressources de la défense nationale soit plus grande.

  La Chine suit une stratégie militaire de défense active et observe, sur le plan stratégique, le principe de défense, d'autodéfense et de contre-attaque. Afin de s'adapter à la nouvelle tendance du développement militaire mondial et aux exigences de la stratégie de sécurité et de développement du pays, la Chine a établi une orientation stratégique militaire de défense active pour la nouvelle période.

  Cette orientation est destinée à remporter les guerres informatisées au niveau local. La Chine prend en considération l'évolution des formes des guerres modernes ainsi que les principales menaces sécuritaires. Elle prépare des opérations défensives en se basant sur les circonstances les plus difficiles et les plus complexes. Pour s'adapter à la demande de résistance du système des guerres modernes, elle utilise comme mode d'opération élémentaire une forme de combat combiné et intégral. Elle exploite les avantages opérationnels de différentes armées et armes, observe le principe d'union de l'attaque et de la défense, use avec souplesse de toutes les stratégies et tactiques, fait valoir les points forts et remédie aux points faibles. Elle perfectionne le système de commandement, le système d'entraînement et le système d'appui du combat combiné, optimalise la structure des forces, améliore la formation des forces armées et accélère l'élaboration d'un système de forces de combat adapté à la poursuite de guerres locales informatisées.

  Cette orientation met l'accent sur la prévention des crises et des guerres. La Chine associe étroitement la lutte militaire à la lutte politique, diplomatique, économique, culturelle et judiciaire, établit activement un environnement de sécurité favorable à la paix, prévient et règle les crises et empêche l'éclatement des conflits et des guerres. Elle observe sérieusement sa position d'autodéfense et emploie la force avec prudence pour contrôler de façon efficace la situation militaire et s'efforcer de réduire le risque et le coût de la guerre. Elle édifie une force dissuasive d'élite et use avec souplesse d'un mode de dissuasion. La Chine s'en tient à une politique consistant à ne jamais utiliser en premier les armes nucléaires et persiste dans la stratégie nucléaire d'autodéfense. Elle ne participe à la course aux armements nucléaires avec aucun pays.

  Cette orientation est destinée à renforcer les capacités des troupes à faire face aux diverses menaces sécuritaires et à accomplir différentes missions militaires. Afin de remplir la mission des troupes au cours du nouveau siècle et de la nouvelle époque, la Chine s'axe sur le renforcement de la capacité à gagner une guerre locale informatisée afin de renforcer la capacité de sauvegarder la sécurité des océans, des espaces cosmique et électromagnétique, et d'accomplir les tâches antiterroristes, de sauvegarde de la stabilité sociale, de secours d'urgence et de maintien de la paix mondiale. Elle déploie largement ses forces militaires nationales dans le cadre d'opérations civilo-militaires, planifie de façon scientifique et entreprend l'édification de la capacité des opérations civilo-militaires. Elle participe à la coopération internationale en matière de sécurité, développe les échanges militaires sous diverses formes et préconise l'établissement d'un mécanisme de confiance militaire mutuelle.

  Cette orientation poursuit et développe l'idée stratégique de la guerre populaire. La Chine compte toujours sur le peuple pour renforcer l'élaboration de la défense nationale et de l'armée, met en place une structure des forces armées associant une armée régulière peu nombreuse mais efficace à de puissantes forces de réserve. Elle renforce le potentiel national de la guerre et la force réelle de la défense nationale. Elle perfectionne le mécanisme de mobilisation militaire, unifié et efficace, renforce la mobilisation économique, scientifique, technique, informatique et de communication et élève la qualité de l'édification de forces de réserve. Elle avance de nouvelles idées sur le contenu et la forme de la guerre populaire, recherche une nouvelle voie pour la participation à la guerre et le soutien au front des masses populaires et développe les stratégies et les tactiques d'une guerre populaire informatisée. Elle agit de sorte que la défense nationale serve l'édification de l'Etat, soutienne le développement économique et social local et consolide l'union de l'armée avec le gouvernement et le peuple.

 

  III. La réforme et le développement de l'armée chinoise

  Durant 30 ans de réforme et d'ouverture, l'Armée populaire de Libération (APL) de Chine a misé sur la modernisation, n'a cessé de mener une réforme et une innovation, et déployé tous les efforts pour devenir plus révolutionnaire, plus moderne et plus normalisée, apportant ainsi une grande contribution à la sauvegarde de la souveraineté, de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la paix mondiale. Ces dernières années, l'armée chinoise a accéléré l'évolution militaire propre à la Chine, fait progresser simultanément l'édification dans les domaines militaire, politique, logistique et de l'équipement et s'est efforcée de réaliser un développement à la fois efficace et rapide.

  Trente ans de réforme et de développement

  Entre la fin des années 1970 et les années 1980, l'armée chinoise a suivi la tactique chinoise de formation des troupes d'élite. La conclusion d'une étude scientifique selon laquelle la paix et le développement sont les deux grandes préoccupations du monde d'aujourd'hui, a influencé d'un point de vue stratégique l'idée directrice de l'édification des forces armées, c'est-à-dire qu'elle a transformé la préparation d'une « guerre précoce », d'une « grande guerre » et d'une « guerre nucléaire » en édification d'un temps pacifique. Pour se soumettre à la stratégie nationale de l'édification et pour la servir, l'armée chinoise a entrepris de façon planifiée sa modernisation. Elle a défini un objectif d'ensemble visant à édifier une puissante force armée révolutionnaire, modernisée et régularisée, et opté pour une voie propre à la Chine de formation des troupes d'élite. Les forces armées ont entrepris un important réajustement et une réforme tout en réduisant les effectifs d'un million de militaires, faisant ainsi une première avancée dans leur volonté d'édifier une armée d'élite, synthétisée et de haute efficacité.

  Dans les années 1990, l'armée chinoise a fait progresser activement l'évolution militaire propre à la Chine. Elle a défini une nouvelle stratégie militaire de défense active visant à remporter des guerres locales dans le con- texte de techniques modernes et surtout de technologies de pointe. Elle a mis en application la stratégie de renforcement de l'armée par les sciences et la technologie, et défini la stratégie de modernisation de la défense nationale et de l'armée en trois étapes afin de promouvoir le développement harmonieux et simultané de la défense nationale et de l'économie. Elle a opté pour l'évolution militaire propre à la Chine en tant que seule voie à suivre pour le développement de la modernisation de l'armée et avancé comme objectif stratégique l'édification d'une armée informatisée capable de remporter une guerre informatisée. Les forces armées ont profité des préparatifs pour la lutte militaire pour accélérer le développement des équipements militaires. Le développement des différentes armées, des armes et des unités combattantes mobiles d'urgence a été accéléré, et les effectifs optimalisés. La Chine a réduit de 700 000 militaires ses effectifs. La capacité de défense et d'opération a considérablement augmenté.

  Durant le nouveau siècle, l'armée chinoise créera, sur le nouveau point de départ historique, une nouvelle situation de modernisation. Elle s'en tiendra au concept scientifique de développement concernant le principe directeur majeur de l'édification de la défense nationale et de l'armée, et mettra en application la pensée stratégique unifiée pour procéder de façon pragmatique à la planification d'ensemble de l'édification économique et de l'édification de la défense nationale et pour réaliser l'enrichissement du pays et le renforcement de l'armée. Elle remplira généralement la nouvelle mission historique et renforcera les capacités à faire face aux diverses menaces sécuritaires et à accomplir les différentes missions militaires. Elle accélérera le développement simultané de la mécanisation et de l'informatisation, mènera un entraînement militaire informatisé et promouvra la rénovation de la théorie militaire, celle de la technique militaire, celle de l'organisation militaire et celle de la gestion militaire afin d'augmenter sans cesse la capacité militaire en matière de guerre locale informatisée et la mise à exécution efficace des actions civilo-militaires.

  Promouvoir le changement de l'entraînement militaire

  L'armée chinoise considère toujours l'entraînement militaire comme un moyen fondamental pour promouvoir l'édification générale des troupes et élever l'aptitude au combat de l'armée. Elle réforme le contenu, la méthode, la gestion et la garantie de l'entraînement et planifie scientifiquement un système d'entraînement militaire adapté aux conditions de l'informatisation.

  Elargir le domaine de l'entraînement militaire. L'armée chinoise intensifie l'entraînement de commandement stratégique et celui des troupes dans une optique d'informatisation, organise l'exécution de combats interrégionaux entre deux parties, des entraînements nocturnes et développe un entraînement général d'approvisionnement logistique et en équipements. Elle attache de l'importance au renforcement des entraînements civilo-militaires destinés à lutter contre le terrorisme, maintenir la stabilité, régler des conflits, sauvegarder la paix, secourir les sinistrés, etc.

  Approfondir la réforme de l'entraînement. L'armée chinoise établit le système concernant le contenu de l'entraînement militaire selon le principe d'informatisation, rédige et modifie le contenu du nouveau « Programme sur l'exécution et sur le contrôle de l'entraînement militaire » pour propager les progrès en matière d'innovation de la réforme de l'entraînement. Elle renforce l'exécution de combats combinant différentes armées et armes, intensifie l'entraînement des éléments fondamentaux, accorde une attention particulière à l'entraînement de commandement coordonné et à l'étude des méthodes de combat et améliore l'entraînement combiné interrégional. Elle perfectionne l'entraînement dans les bases militaires, développe l'entraînement simulé, généralise l'entraînement par Internet et organise des entraînements entre deux parties opposées. Elle réforme le mécanisme d'évaluation de l'entraînement militaire, développe l'entraînement rigoureux et met en application une gestion détaillée des facteurs essentiels tout au long de l'entraînement militaire.

  Développer l'entraînement dans un environnement électromagnétique complexe. L'armée chinoise propage les connaissances élémentaires sur la fréquence et l'environnement électromagnétiques propres au champ de bataille, étudie et assimile la théorie élémentaire sur le combat informatisé, le combat électronique en particulier. Elle met l'accent sur l'entraînement d'usage des armements informatisés et du système informatique de commandement, mène une opération de transformation informatique des bases d'entraînement tactique combiné et accorde une grande importance au développement des entraînements dans un environnement électromagnétique complexe.

  Renforcer le travail idéologique et politique

  L'armée chinoise accorde la priorité au travail idéologique et politique, et promeut son innovation et son développement pour garantir la direction absolue du Parti communiste chinois sur l'armée, le développement scientifique de l'édification de l'armée, le déploiement général des officiers et soldats, le renforcement de la combativité de l'armée et enfin l'accomplissement efficace de la mission historique.

  En janvier 2007, le Département politique général a publié le « Programme sur l'éducation idéologique et politique de l'Armée populaire de Libération » (à titre d'essai), dans lequel il est stipulé que l'éducation idéologique et politique de l'armée chinoise est un armement théorique et une orientation idéologique effectués dans l'armée par le Parti communiste chinois. Il a standardisé de façon scientifique l'éducation idéologique et politique des différentes armées et du personnel, et renforcé l'édification judiciaire de l'éducation idéologique et politique. Selon les règlements du programme, pour les troupes dont la proportion de l'entraînement militaire et de l'éducation politique est de 70% contre 30% ou de 80% contre 20%, le temps de l'éducation idéologique et politique est respectivement de 54 et 42 jours par an. L'armée chinoise se sert du système théorique du socialisme à la chinoise pour armer les officiers et soldats, propage dans toute l'armée une éducation axée sur les thèmes de la mission historique, l'idéal, la foi, l'esprit combatif et le concept socialiste de l'honneur et de la honte, faisant ainsi rayonner les valeurs d'excellence nécessaires pour observer la direction du Parti, servir le peuple et combattre héroïquement. L'éducation idéologique et politique de l'armée respecte les six principes suivants : persévérer dans le guide de la théorie scientifique, répondre à l'exigence de traiter l'homme en tant que fin, contribuer à la tâche principale, se concentrer sur l'effet réel, attacher de l'importance au caractère formateur des activités pratiques et promouvoir activement l'innovation et le développement. L'armée chinoise utilise avec souplesse, innove et développe la méthode éducative, perfectionne les équipements d'enseignement de la radiodiffusion, de la télévision et du réseau Internet, organise des expositions sur l'histoire de l'armée, ouvre des centres d'activités culturelles, « foyers des instructeurs politiques », salles d'études, clubs et salles d'honneurs dans les compagnies.

  En avril 2008, avec l'approbation de la Commission militaire centrale, les quatre départements généraux (Etat-major général, Département politique général, Département général de l'intendance et Département général de l'équipement) ont publié conjointement les « Règlements de l'Armée populaire de Libération sur le travail du comité des militaires », fournissant ainsi une garantie systématique de l'édification démocratique des unités de base sur le plan politique, économique et militaire. Le comité des militaires est une organisation chargée de mettre en application, au niveau des unités de base, la démocratie sur le plan politique, économique et militaire, de garantir l'exercice des droits démocratiques par les militaires et d'organiser des activités de masse. Il peut faire des propositions concernant le travail d'entraînement de préparatifs de guerre, la gestion éducative, l'appui logistique et la gestion des armements des unités. Il peut aussi faire des recommandations concernant la sélection et la promotion des sous-officiers, l'examen et l'entrée à l'université des soldats d'élite, la sélection, la formation et l'encouragement des soldats spécialisés en technologie. Il a droit de regard sur l'accomplissement de leurs responsabilités et le respect de la loi par les officiers et les soldats, veille à la sauvegarde des intérêts collectifs des unités et des droits et intérêts légitimes des officiers et soldats. Il est placé sous la direction de la cellule ou du comité du Parti et sous les instructions des chefs des unités. Le comité des militaires est composé généralement de 5 à 7 membres, élus par l'assemblée des militaires.

  Augmenter le rendement de l'appui logistique

  L'armée chinoise s'efforce de mettre en place une logistique moderne en stimulant activement l'intégration, la gestion autonome et l'informatisation du système d'appui logistique, rendant scientifique la gestion de l'intendance. En décembre 2007, la Commission militaire centrale a publié le « Programme sur la modernisation de l'appui logistique » dans lequel elle a précisé les principes et objectifs de cette modernisation.

  Approfondir les réformes de l'intendance. Pour promouvoir de façon stable la réforme des services logistiques, la région militaire de Jinan a mis en application, en avril 2007, un grand système de services logistiques combinés, qui se caractérise par l'intégration du système logistique des trois armées. La Chine a accéléré la réforme consistant à rendre autonome l'appui logistique des troupes. L'armée ne s'occupera plus des services commerciaux et de la gestion des casernes des troupes combattantes résidant dans les grandes et moyennes villes. L'approvisionnement en matériaux d'usage courant, la construction des travaux d'infrastructures, la production d'équipements logistiques et les services techniques logistiques sont aussi confiés à des entreprises civiles. L'armée chinoise a perfectionné le système sur la préparation du budget, mis en place une banque de données des articles budgétaires, renforcé l'évaluation des grands projets d'investissements, fait le bilan et généralisé les expériences et méthodes concernant l'association de la gestion de l'actif à la gestion budgétaire et la gestion des dépenses administratives de consommation, et popularisé progressivement le règlement du paiement par carte officielle. Elle élargit les domaines d'achats groupés et augmente la part des achats mis en adjudication. Les achats groupés commencent à être pratiqués dans les troupes non combattantes.

  Elever le niveau de l'appui logistique. L'armée chinoise a augmenté dans de fortes proportions le critère des frais destinés à l'éducation, à l'entraînement, au travail politique, à l'hygiène, à l'eau, à l'électricité, au chauffage et à l'entretien des casernes des troupes. Elle a aussi réévalué le critère de subvention pour des postes liés à la navigation aéronautique, maritime et spatiale, réajusté le critère d'allocation pour les postes d'officiers de base et de soldats, et augmenté l'assurance des militaires blessés ou décédés. L'alimentation des soldats a été améliorée progressivement. Un critère de subventions a été établi pour des unités petites, dispersées, éloignées ou rattachées. Depuis août 2007, les uniformes de toutes les armées ont été successivement renouvelés.

  Normaliser la gestion d'appui logistique. L'armée chinoise accélère l'établissement des normes, fait progresser énergiquement la normalisation des frais de maintien et de l'approvisionnement en équipements, réglementer la gestion de l'approvisionnement et de l'appui à caractère constructif afin d'établir progressivement un système d'appui logistique standardisé intégrant l'approvisionnement, la consommation et la gestion. Elle renforce la gestion financière, règle les affaires selon le budget, débloque de l'argent selon le critère et entreprend la construction selon les moyens financiers. Elle renforce le contrôle de qualité de l'eau, des aliments, des traitements médicaux, des produits pharmaceutiques, de l'essence, des transports et des produits dangereux, dans le but de garantir une consommation sûre. L'armée chinoise perfectionne aussi le mécanisme de prévention et de contrôle des incidents publics de santé au sein des troupes et standardise l'ordre de circulation des véhicules militaires. Elle organise une liquidation spéciale des logements des officiers en service du grade de commandant d'armée ou supérieur, contrôle sévèrement la gestion de logements et la location des biens immobiliers inoccupés et perfectionne le système de gestion d'engagement du personnel civil. En janvier 2007, la Commission militaire centrale a promulgué les nouveaux « Règlements de l'Armée populaire de Libération sur la vérification des comptes ». L'armée chinoise développe en profondeur les activités d'économie des ressources énergétiques, généralise activement les modes d'approvisionnement et de consommation économes, persiste dans la protection de l'environnement écologique dans les zones militaires et entreprend la protection des prairies, la prévention et le contrôle des vents de sable touchant les installations militaires côtières et la diminution de la pollution dans les régions de la mer Bohai où sont postées des troupes.

  Renforcer la capacité de garantie générale des équipements

  Répondant aux exigences de l'intégration des trois armées, de la mise en place du système de combats combinés et de l'intégration générale, l'armée chinoise perfectionne et optimise le système d'armements et élève sans cesse la capacité de garantie générale des équipements.

  Accélérer la mise en place d'un système d'armements moderne adapté à la Chine. L'armée chinoise s'en tient au principe de ne compter que sur ses propres forces et d'innover de manière autonome. Elle donne la priorité au développement d'armements informatisés et adaptés à l'exigence des combats combinés et intégrés, transforme et renouvelle de façon sélective les équipements en usage. Plusieurs systèmes d'armements ont préalablement été mis en place dans différents corps de l'armée. On peut citer : le système d'armements rapide, mobile et en relief de l'armée de terre, le système d'armements adapté à la défense côtière de la marine, le système d'armements de l'armée de l'air doté d'une force combattante à la fois offensive et défensive, le système d'armements de missiles sol-sol du Second corps d'artillerie doté de moyens conventionnels et nucléaires, d'une portée de tir reliée, et d'un système d'armements électronique et informatique, combiné et intégré.

  Elever le niveau de gestion des équipements et la capacité d'entretien et de garantie des nouveaux équipements. L'armée chinoise poursuit une gestion scientifique, régularisée et permanente des équipements et met en application un système de responsabilité visant à maintenir les armements en bon état et en bon fonctionnement. Les techniques et moyens d'entretien et de garantie des équipements ont évolué. Ils sont passés des équipements de première et deuxième générations aux équipements de deuxième et troisième générations. La plupart des équipements principaux bénéficient de grosses réparations et d'une capacité de soutien et de garantie d'urgence. L'édification des capacités de garantie des équipements a été renforcée, dotée d'un système basé principalement sur les forces en service actif, assisté par les réservistes et complété par les forces de réserve. Les unités chargées de fabrication des équipements ont été mobilisées pour effectuer des manœuvres d'appui technique, créant ainsi une voie de garantie intégrant le militaire et le civil.

  Réajuster et réformer le système d'achats des équipements. Ces deux dernières années, l'armée chinoise a élargi le champ d'achats concurrentiels groupés et intégrés d'armements. Selon l'exigence de la séparation et de la restriction mutuelle de la définition du plan, de l'exécution, du contrôle et de l'audit du contrat, elle réajuste et perfectionne le système organisationnel d'achats des équipements et réforme le système des représentants militaires siégeant dans les usines.

  Promouvoir la mise en place de l'informatisation

  Pour répondre activement aux défis récents de l'évolution militaire mondiale, l'armée chinoise s'appuie largement sur les techniques informatiques dans tous les domaines, exploite et utilise les ressources informatiques pour s'efforcer de déboucher sur l'informatisation des forces armées à la chinoise, qui prend l'informatisation comme facteur dominant et mise sur un développement simultané et une capacité autonome d'innovation.

  L'automatisation du système de commandement dans les années 1970 a débuté l'informatisation de l'armée chinoise. A l'heure actuelle, celle-ci en est encore aux prémices du développement généralisé de l'informatisation. Elle persévère dans son orientation d'intégration et la combinaison de la percée des points clés et de l'édification globale. Elle associe innovation technique et réorganisation structurelle, recherche et transformation pour renforcer l'intégration générale, le degré d'exploitation et d'utilisation des ressources informatiques ainsi que pour former progressivement et efficacement les capacités de combats systématiques basés sur le système informatique.

  Des succès remarquables ont été obtenus dans la mise en place du système informatique militaire constitué principalement par le système informatique du commandement. Le réseau informatique militaire a été mis en service en 2006. Les infrastructures informatiques se sont perfectionnées davantage, et la capacité de garantie informatique de base et le niveau de garantie sécuritaire informatique se sont améliorés. Des progrès ont été obtenus dans la mise en place du système de commandement et de contrôle du combat combiné et intégré. La capacité de soutien et de garantie informatiques sur le champ de bataille s'est considérablement élevée. La technique de l'entraînement informatisé s'est rapidement développée. Les systèmes de topographie, de navigation, de météorologie et d'hydrologie ainsi que le système de garantie de l'environnement spatial ont été optimalisés davantage. Un certain nombre de systèmes informatiques de garantie de l'intendance et de l'approvisionnement en équipements ont été mis en place et ont commencé à armer des troupes. L'édification de cybercampus dans des écoles militaires s'est totalement généralisée.

  Le niveau d'informatisation des armes de combat a progressivement été augmenté. Concernant le système des armes de combat, l'armée chinoise se concentre sur le développement de la capacité de reconnaissance rapide de localisation des objectifs, de discernement de l'ennemi et d'attaque précise, et a entrepris une transformation informatisée sur une partie de chars d'assaut, de canons, de navires et d'avions en service. Un certain nombre de plates-formes d'opérations de type nouveau, dotées d'un niveau d'informatisation relativement élevé, ont été mises en place. La proportion et l'envergure des munitions guidées avec précision ne cessent de s'accroître.

  L'environnement d'informatisation s'est amélioré. Un système de travail de la direction, de la gestion et de la consultation de l'informatisation a été préalablement établi, et la direction centralisée et unifiée de l'informatisation, renforcée. La recherche théorique et les études sur les problèmes réels importants de l'informatisation s'approfondissent sans cesse. L'armée chinoise a défini un plan d'informatisation à moyen et long terme, rédigé un avis indicatif, révisé et perfectionné les normes techniques. L'enseignement scolaire répondant aux besoins du développement informatique a été renforcé et un contingent d'hommes de talent créé.

  Accélérer la formation des hommes de talent

  L'armée chinoise continue à miser sur une stratégie d'hommes de talent, perfectionne le système de formation de ces derniers et met l'accent sur la formation des commandants de combat combiné et des hommes techniques et professionnels de haut niveau afin de s'efforcer de créer un contingent de militaires hautement qualifiés.

  En avril 2008, la Commission militaire centrale a publié l'« Avis concernant le renforcement et l'amélioration du travail de formation des cadres militaires », dans lequel elle a clairement indiqué qu'il faut perfectionner le système de formation du personnel en s'axant principalement sur une formation échelonnée, les stages complémentaires de formation, et harmoniser théorie et pratique afin de mettre en place une structure associant l'enseignement dans les écoles et l'entraînement dans les troupes, l'éducation militaire et l'éducation nationale, la formation intérieure et la formation extérieure.

  Renforcer la formation des commandants de combat combiné. L'armée chinoise a diversifié les formes de formation dans ce domaine : la formation scolaire, le stage de perfectionnement, l'alternance de formations et de postes, etc. L'enseignement du combat combiné est le fil conducteur de la formation d'hommes talentueux. L'armée chinoise distingue de façon rationnelle les tâches d'enseignement des différentes écoles aux divers échelons, met en application un enseignement et un entraînement combinés entre les écoles et les troupes, et mise sur un système de formation des commandants de combat combiné qui attache une même importance à la formation et à la pratique. Elle exécute le « Projet de création de disciplines clés dans les écoles militaires », remportant ainsi un certain nombre de succès.

  Mener à bien le travail de sélection et de formation des aspirants officiers. En octobre 2007, avec l'approbation de la Commission militaire centrale, les quatre départements généraux ont publié conjointement les « Règlements sur le travail d'admission des écoles de l'Armée populaire de Libération », dans lesquels ils ont normalisé de façon systématique la procédure d'admission des diplômés des écoles secondaires ordinaires du deuxième cycle et des soldats par les écoles militaires. Fin 2007, le ministère de l'Education et le Département politique général ont organisé conjointement une réunion pour étudier spécialement le problème de la formation des cadres militaires dans les universités non militaires. Actuellement, 117 universités de ce genre sont chargées de la formation des cadres militaires. Les troupes ont sélectionné dans l'ensemble du pays, au niveau provincial, 1 000 écoles clés du secondaire afin de former de futurs cadres militaires.

  Créer un environnement favorable à la formation d'hommes de talent. L'armée chinoise a établi et perfectionné un système de récompense et d'encouragement pour les hommes de talent et accordé une récompense conséquente aux commandants d'élite, aux officiers d'état-major, aux professionnels qualifiés et aux groupes d'innovation scientifique et technique. Depuis 2007, une subvention d'un montant de 700 millions de yuans est destinée à la formation des hommes faisant preuve d'un talent militaire. En juillet 2007, la Commission militaire centrale a promulgué les « Règlements sur l'attraction des professionnels hautement qualifiés dans les troupes » et adopté des mesures efficaces pour attirer spécialement les chefs de file en sciences et techniques, les chercheurs remarquables et les spécialistes. En mars 2008, ont été mis en application le « Programme sur l'évaluation des commandants de l'Armée populaire de Libération », la « Méthode sur la mise en application de l'évaluation des commandants de l'Armée populaire de Libération » et le « Critère d'évaluation des commandants de l'Armée populaire de Libération » (à titre d'essai). Cela signifie que le système d'évaluation des commandants a été préalablement défini afin de répondre aux exigences du développement scientifique.

  Diriger l'armée conformément à la loi

  La Chine a depuis toujours dirigé l'armée en vertu de la loi, condition fondamentale à la régularisation de l'armée. Elle attache de l'importance à la législation scientifique et applique strictement la loi dans une optique de normalisation suivie.

  Au cours des trente ans de réforme et d'ouverture, le système de législation militaire s'est perfectionné petit à petit. Des succès remarquables ont été obtenus par ce travail. En 1988, la Commission militaire centrale a mis en place un organe législatif militaire. Les différents départements généraux, les différentes armées et armes, et les différentes régions militaires ont désigné leur département chargé du travail de législation. La « Loi de la République populaire de Chine sur la défense nationale », promulguée en 1997, précise que la Commission militaire centrale élabore les règlements militaires conformément à la Constitution et à la loi. La « Loi de la République populaire de Chine sur la compétence législative » publiée en 2000 illustre de façon explicite la compétence législative de la Commission militaire centrale ainsi que celle des différents départements généraux de l'Armée populaire de Libération, des différentes armées et armes, et des régions militaires. Jusqu'en décembre 2008, l'Assemblée populaire nationale et son comité permanent ont élaboré 15 lois et décisions juridiques concernant la défense nationale et l'édification des forces armées. Le Conseil des Affaires d'Etat et la Commission militaire centrale ont élaboré conjointement 94 règles administratives militaires. La Commission militaire centrale a élaboré 215 règles militaires. Les différents départements généraux, les différentes armées et armes, les différentes régions militaires et la Police armée ont défini plus de 3 000 règles militaires (y compris les documents réglementaires). Le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale a approuvé, en juin 2007, l'« Accord entre la Chine et la Russie concernant la position des troupes stationnant temporairement sur le territoire de la partie adversaire durant les manœuvres militaires conjointes ». En décembre 2008, il a ratifié l'« Accord sur l'organisation des manœuvres militaires conjointes entre pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai ».

  L'armée chinoise poursuit, dans le respect de la loi, le renforcement de l'organisation militaire et le perfectionnement du mécanisme de prise de décisions et de direction afin de s'efforcer de réaliser la systématisation et la normalisation de l'édification militaire, politique, logistique et de l'équipement. Elle met en application une gestion scientifique et applique strictement les règlements. L'éducation permanente et la gestion sont constamment imprégnées du renforcement du style de travail et de la discipline. Grâce à un entraînement strict et un autoperfectionnement quotidien, l'armée chinoise est en bon ordre, avec une discipline sévère et un style de travail parfait.

  L'armée chinoise considère la popularisation de la loi à travers l'éducation comme une tâche importante afin de renforcer l'édification générale des troupes. Elle attache de l'importance à la popularisation des connaissances juridiques et s'efforce de rendre la sensibilisation à la loi active, ciblée et efficace. Les troupes chargées de maintenir la sécurité pendant les Jeux olympiques et paralympiques 2008 de Beijing avaient envoyé les officiers et soldats étudier les lois et règlements en la matière afin qu'ils en prennent conscience et qu'ils soient capables de régler les incidents en vertu de la loi. Les troupes chargées du maintien de la paix mondiale et les escadres chargées de visites officielles avaient initié les officiers et soldats aux questions judiciaires abordées dans la « Charte de l'Organisation des Nations unies » et la « Convention des Nations unies sur le droit maritime ». En novembre 2007, le gouvernement chinois a créé le Comité national sur le droit humanitaire international. Sous la direction de ce comité, les départements concernés de l'armée mènent à bien le travail de la propagation et de la mise en application du droit humanitaire international dans les troupes chinoises.

 

  IV. L'armée de terre

  En tant que base de l'Armée populaire de Libération, l'armée de terre, en charge des missions militaires terrestres, est composée de troupes d'infanterie, blindées, d'artillerie, antiaériennes, aériennes, de génie militaire, de transmission, de défense chimique, de brouillage électronique et de différentes troupes d'appui spécialisé.

  Son évolution

  Créée le 1er août 1927, l'Armée populaire de Libération ne comprenait que l'armée de terre, qui était elle-même majoritairement constituée des troupes d'infanterie. Pendant la Guerre de la révolution agraire, sont venues s'ajouter des troupes de cavalerie, d'artillerie, de génie militaire et de transmission. Au cours de la Guerre de libération, ont été créées des troupes de chars et de défense chimique. Dans les années 1950, les organes directeurs des troupes d'artillerie, blindées, de génie militaire et de défense chimique ont été mis en place. Depuis les années 1980, l'armée de terre chinoise a connu une grande restructuration : des troupes aériennes et de brouillage électronique ont été créées, ainsi que des groupes d'armées de forces terrestres en 1985. Après 81 ans de transformation, l'armée de terre est passée d'un corps d'armée unique à une armée moderne composée de plusieurs armes. Elle est devenue une armée puissante qui effectue non seulement des missions militaires seule, mais aussi des manœuvres combinées avec la marine, l'armée de l'air et le Second corps d'artillerie.

  Sa structure et ses effectifs

  L'armée de terre n'a pas mis en place d'organe directeur indépendant. Ce sont les quatre départements généraux qui en assument la direction. Chacune des sept régions militaires dirige directement les troupes de l'armée de terre placées sous son autorité. Les forces terrestres regroupent les unités combattantes mobiles, les troupes de garde et de garnison, les troupes de défense frontalière et côtière, et les troupes de réserve. Elles sont subdivisées en groupes d'armées, divisions (brigades), régiments, bataillons, compagnies, sections et escouades. Les groupes d'armées, rattachés à des régions militaires et composés de divisions et de brigades, constituent des forces militaires de combat fondamentales. Les divisions, composées de régiments et relevant des groupes d'armées, sont quant à elles des forces tactiques essentielles. Les brigades, regroupant différents bataillons et faisant partie des groupes d'armées, constituent des corps d'armée tactiques. Les régiments, composés de bataillons et relevant des divisions, sont des forces tactiques fondamentales. Les bataillons, généralement composés de compagnies et relevant des régiments ou des brigades, sont des détachements tactiques supérieurs. Les compagnies, détachements tactiques fondamentaux, sont composées de sections. Les unités combattantes mobiles se subdivisent en dix-huit groupes d'armées et certaines divisions (brigades) indépendantes de combat intégré.

  L'édification de ses troupes

  Depuis ces dernières années, selon la stratégie de combat mobile et multidimensionnel, l'armée de terre a promu la transformation progressive de la défense régionale en mobilité totale, tout en réduisant la taille des troupes, réformant le système et les effectifs, afin de promouvoir étape par étape la réduction, la mise en modules et la multivalorisation de l'armée. L'armée de terre a accéléré le développement de ses troupes aériennes, de ses troupes mécanisées et légères, de ses troupes de guerre informatisée, en mettant l'accent sur le développement des troupes de missiles tactiques, de combat, sol-air, et des troupes d'opération spéciale, pour augmenter ses capacités d'intégration aérienne et terrestre, de mobilité à grande distance, d'assaut rapide et d'opération spéciale.

  L'édification des armes a connu des progrès considérables. Les troupes blindées ont renforcé l'intégration du système informatique et de la plate-forme des armes, renouvelé progressivement les chars combattants, développé les troupes motorisées lourdes, amphibies et légères, augmenté la proportion des divisions et des brigades motorisées blindées parmi les troupes combattantes combinées. Les corps d'artillerie ont été équipés d'armes de pointe telles que les canons multitubes à fusée et à longue portée et les obusiers de gros calibre, ainsi que de munitions du type nouveau. Ils ont développé un système de commandement de combat à trois échelons, établi un système complet d'assaut de feu de précision. Les troupes antiaériennes ont été équipées d'une série de missiles antiaériens de campagne, et d'un nouveau type de système de radars, de renseignement et de commandement. Elles ont perfectionné le système de combat antiaérien regroupant la reconnaissance, la préalerte, le commandement, le contrôle, la lutte informatique et l'interception de feu. Le génie militaire a accéléré l'établissement d'un système de garantie combinant la spécialisation et la multivalorisation, en temps ordinaire comme en temps de guerre. Il a montré une forte capacité de garantie de suivi, d'élimination rapide des obstacles, de défense générale, de lutte antiterroriste, de destruction des explosifs et de secours. Les unités de défense chimique ont accéléré le développement des forces de protection de type nouveau en créant un système intégré de préalerte, de reconnaissance, de surveillance, de commandement et de protection, nucléaires, chimiques et biologiques.

  Les troupes aériennes de l'armée de terre, une des armes principales de celle-ci, appliquent un système de gestion à trois échelons : les départements généraux, le théâtre d'opération et le groupe d'armées. Depuis ces dernières années, les troupes aériennes de l'armée de terre ont accéléré la transformation des forces du transport et du soutien aux forces combinées et combattantes. Elles ont généralement renforcé l'entraînement sur l'attaque de feu, le parachutage, la mobilité aérienne et le soutien aérien. Elles ont participé aux activités d'antiterrorisme, de maintien de la stabilité, de blocage et de contrôle de frontière, de secours et de manœuvres militaires conjointes en s'efforçant d'établir des forces aériennes d'envergure modérée, raisonnablement structurées, parfaitement équipées et à fonctions complètes.

  Les troupes de défense frontalière et côtière de l'armée de terre constituent une force principale pour la sauvegarde de la souveraineté de l'Etat et de l'intégrité territoriale, le maintient de la sécurité et de la stabilité frontalières et côtières. Elles agissent sous les ordres des départements généraux, des régions militaires et des régions militaires provinciales. Au cours de ces dernières années, tout en s'efforçant d'attacher la même importance à la défense frontalière et côtière, de renforcer la défense frontalière grâce aux sciences et aux technologies, d'harmoniser le développement sans oublier les projets essentiels, les troupes de défense frontalière et côtière se sont principalement appuyées sur la patrouille dans leurs préparatifs de guerre, ont renforcé globalement l'édification dans les domaines de la reconnaissance, de la surveillance, du commandement, du contrôle, de la réaction rapide et du combat d'autodéfense, n'ont cessé de fortifier la défense et la précaution des directions clés, des sections, des cours d'eau et des espaces maritimes sensibles dans les régions frontalières et côtières, organisé en temps opportun des actions telles que le renforcement du contrôle frontalier, la gestion des crises, le secours aux sinistrés et la lutte contre les catastrophes naturelles. Des échanges et des coopérations de défense frontalière ont été effectués avec les pays voisins ; les affaires frontalières et côtières ont été traitées activement, apportant ainsi une grande contribution à la paix et à la stabilité des frontières, à la réforme, à l'ouverture et au développement économique et social des régions frontalières et côtières.

 

  V. L'armée de mer

  L'armée de mer, en tant qu'arme stratégique de l'Armée populaire de Libération de Chine et force principale des combats maritimes, se charge de sauvegarder la sécurité des approches maritimes, la souveraineté des eaux territoriales et les droits et intérêts maritimes. Elle est composée de flottes sous-marines, de flottes de navires, de troupes aériennes, de corps de fusiliers marins et de troupes de défense côtière.

  Son évolution

  L'armée de mer a été créée le 23 avril 1949. De 1949 à 1955, la Chine a mis successivement en place les flottes de navires, les troupes de défense côtière, les troupes aériennes, les flottes sous-marines et les corps de fusiliers marins dans le but d'établir une force combattante maritime légère. De 1955 à 1960, les trois flottes respectives de Beihai (Mer du Nord), Donghai (Mer de Chine orientale) et Nanhai (Mer de Chine méridionale) ont vu le jour. Des années 1950 aux années 1970, la mission principale de l'armée de mer était de défendre le littoral. Depuis les années 1980, l'armée de mer a réalisé une transformation stratégique qui lui permet de défendre les mers bordières. En ce XXIe siècle, l'armée de mer s'efforce de mettre l'accent sur les exigences et les lois de la guerre locale informatisée afin d'élever ses capacités d'opération côtière, de dissuasion et d'attaque stratégiques, de développer sa coopération pélagique et sa capacité à éliminer les menaces sécuritaires non traditionnelles, de promouvoir une transformation globale dans le cadre de l'édification des troupes. Après 60 ans d'édification, l'armée de mer est devenue une force combattante moderne composée de plusieurs armes et dotée de moyens conventionnels et nucléaires.

  Sa structure et ses effectifs

  L'armée de mer, qui a adopté un système directeur combinant le commandement combattant avec la gestion de l'édification en temps ordinaire, est composée d'organes administratifs, de flottes, de bases d'essai, d'écoles, et d'instituts de recherche en équipement. Elle a sous sa juridiction trois flottes, celles de Beihai, Donghai et Nanhai. L'organe administratif de la flotte de Beihai se trouve à Qingdao, dans la province du Shandong, celui de la flotte de Donghai, à Ningbo dans le Zhejiang et celui de la flotte de Nanhai, à Zhanjiang dans le Guangdong. Les flottes se subdivisent en troupes aériennes, bases d'appui, détachements, régions maritimes, divisions aériennes et brigades de fusiliers marins. L'armée de mer a fondé huit établissements d'enseignement, dont l'Ecole du commandement naval, l'Université du génie naval, l'Ecole du génie aérien de l'armée de mer, l'Ecole des flottes navales de Dalian, l'Ecole des flottes sous-marines, l'Ecole du commandement des armes navales, l'Ecole de l'aviation de l'armée de mer et l'Ecole des sous-officiers navals de Bengbu.

  Les flottes sous-marines sont équipées de sous-marins lanceurs de missiles stratégiques, de sous-marins d'attaque à propulsion nucléaire ou classique. Elles disposent des bases d'appui et des détachements. Les flottes de navires sont principalement équipées de contretorpilleurs, de navires d'escorte, de navires lance-engins, de dragueurs de mines, de navires de débarquement et de navires de services. Elles disposent des détachements de contre-torpilleurs, de vedettes rapides, de navires de débarquement et de navires d'appui de combat et se chargent de la surveillance des régions maritimes. Les troupes aériennes sont principalement équipées d'avions de chasse, d'avions chasseurs bombardiers, d'avions de bombardement, d'avions de reconnaissance, d'avions patrouilleurs et d'hélicoptères. Elles désignent des divisions aériennes. Les corps de fusiliers marins sont composés de troupes de terre, de troupes blindées amphibies, de troupes d'artillerie, de génie militaire et de troupes de patrouilleurs amphibies. Ils désignent des brigades de combats terrestres. Les troupes de défense côtière sont composées de missiles anti-navires, de canons antiaériens, d'artillerie côtière. Elles désignent des régiments de missiles anti-navires et des régiments de canons antiaériens.

  L'édification de ses troupes

  Conformément à la demande stratégique de la défense côtière, l'armée de mer s'en tient à considérer l'informatisation comme l'orientation de sa modernisation et l'une de ses stratégies majeures dans le but d'établir une puissante armée de mer. Elle continue à réformer et innover le contenu et le mode d'entraînement militaire, à mettre l'accent sur l'entraînement d'intégration des combats combinés maritimes et à renforcer ses capacités d'opération générale et de contre-attaque nucléaire en mer bordière. Elle a organisé des entraînements de batailles, de tactiques, de technologies, et de spécialités communes, donné de l'importance à l'entraînement intégré des éléments du combat combiné adapté à l'informatisation, fait des recherches sur les méthodes d'entraînement dans un environnement électromagnétique complexe. Elle a mis l'accent sur l'entraînement à des opérations civilomilitaires, participé à des manœuvres militaires conjointes bilatérales ou multilatérales.

  Développer des armements de type nouveau et optimiser la structure des équipements. L'armée de mer a construit des sous-marins, des destroyers, des navires d'escorte et des avions de type nouveau pour mettre en place un système d'armements principalement basé sur les armements de deuxième génération, et ayant pour ossature les armements de troisième génération. Les flottes sous-marines possèdent des capacités anti-navires, anti-sous-marines, de mouillage de mines et de contre-attaque nucléaire. Les flottes de navires ont mis en forme des forces d'attaque représentées par les contre-torpilleurs à missiles et les escorteurs de type nouveau, et ont les capacités de reconnaissance maritime, anti-navires, anti-sous-marines, antiaérienne et de mouillage de mines. Les troupes aériennes ont mis en place des forces d'attaque représentées par les avions d'attaque maritimes, et ont les capacités de reconnaissance, anti-navires, anti-sous-marines et antiaérienne. Les corps de fusiliers marins ont mis en place des forces d'attaque amphibie représentées par les chars blindés amphibies et ont la capacité d'attaque amphibie. Les troupes de défense côtière ont mis en place des forces de défense côtière représentées par les missiles anti-navires de type nouveau, et ont la capacité de défense côtière.

  Optimiser le système d'appui logistique et augmenter la capacité d'appui intégral en mer. L'armée de mer a adopté comme force motrice le renforcement de la capacité d'appui intégral logistique, dans l'optique d'établir un système d'appui logistique basé sur les bases d'appui, donnant l'importance à la mer et combinant la côte et la mer. Elle a renforcé l'édification des bases de navires, des points d'appui de relâche, des débarcadères et des aéroports, mis en place un système d'appui des bases côtières correspondant au développement des armements et s'adaptant aux missions d'appui en temps de guerre. Elle a été progressivement équipée de grands navires d'appui intégral de type nouveau, de navires sanitaires et d'hélicoptères de secours, fait des recherches et développé des équipements d'appui maritime de plusieurs types et des techniques clés pour augmenter le niveau de modernisation des forces d'appui.

  L'armée de mer a augmenté la capacité et la performance de ses officiers et soldats, formé des élites militaires qualifiées. Elle a mis en pratique un modèle de formation des futurs commandants consistant à combiner l'enseignement scolaire et l'éducation professionnelle, et perfectionné le système de stage des officiers. Elle accentue ses caractéristiques professionnelles et veille à la formation de sa capacité de pratiques. Conformément à l'augmentation de la capacité des officiers, elle a perfectionné le programme de formation universitaire, mis à exécution une pédagogie ciblée. Elle a élargi la formation des sous-officiers, en mettant l'accent sur la formation des sous-officiers supérieurs et moyens pour les postes de techniques compliquées.

 

  VI. L'armée de l'air

  L'armée de l'air, arme stratégique de l'Armée populaire de Libération de Chine et force principale pour les combats aériens, est en charge de sauvegarder la sécurité de l'espace aérien, la souveraineté territoriale nationale, et d'assurer la stabilité de la défense aérienne du pays. Elle est composée de troupes aériennes, de troupes terrestres de défense aérienne, de troupes parachutistes, de corps de transmission, de troupes de radar, de troupes de brouillage électronique, de troupes d'éclaireurs techniques, de troupes de défense chimique, etc.

  Son évolution

  L'armée de l'air a été fondée le 11 novembre 1949. Entre 1949 et 1953, la Chine a mis en place l'organe directif de l'armée de l'air à la Commission militaire centrale et dans les régions militaires, créé des troupes de chasse, de bombardement, de combat, de reconnaissance, de transport, de parachutistes ainsi que des écoles militaires. Elle a formé l'Armée de l'air des volontaires du peuple chinois pour participer à la Guerre de résistance à l'agression américaine et d'aide à la Corée. En 1957, l'armée de défense aérienne fut rattachée à l'armée de l'air pour la mise en pratique d'un système unifié. Des années 1960 aux années 1970, le principe directeur mettant l'accent sur le développement des forces de défense aérienne fut adopté dans le but de développer une armée de l'air de défense antiaérienne du territoire. Depuis les années 1990, l'armée de l'air est entrée dans une époque de développement rapide. Elle a été équipée des avions de combat de troisième génération, des missiles sol-air de troisième génération et d'une série d'armements informatisés de pointe. Elle a renforcé l'édification des théories militaires en s'axant principalement sur la théorie stratégique. Elle a aussi opté pour la stratégie combinant l'attaque et la défense, renonçant progressivement à la stratégie de défense antiaérienne du territoire. Après 60 ans d'édification, l'armée de l'air est devenue une armée stratégique composée de plusieurs armes, dotée d'une forte capacité de défense et d'attaque aériennes, de frappe de précision à distance et de transport stratégique.

  Sa structure et ses effectifs

  L'armée de l'air applique un système directif intégrant commandement de combat et gestion d'édification. Elle est composée d'organes administratifs, de régions militaires, de postes de commandement au niveau de l'armée (division), de divisions (brigades) et de régiments. Les forces de l'air sont réparties dans sept régions militaires qui sont : Shenyang, Beijing, Lanzhou, Jinan, Nanjing, Guangzhou et Chengdu. On compte aussi une armée de parachutistes, ainsi que des écoles et des établissements de recherche et d'essai. Les forces de l'air de chaque région militaire se subdivisent en divisions aériennes, en divisions (brigades, régiments) de missiles sol-air, en brigades (régiments) de l'artillerie antiaérienne, en brigades (régiments) de radar, en brigades (régiments, bataillons) de brouillage électronique et en autres troupes logistiques professionnelles. Des postes de commandement au niveau de l'armée ou de la division sont établis dans les directions et régions stratégiques importantes. L'armée de l'air possède des écoles telles que l'Ecole du commandement, l'Université du génie aérien, l'Université de navigation aérienne, l'Ecole du radar, l'Ecole de l'armée de l'air de Guilin, l'Ecole de l'armée de l'air de Xuzhou, l'Ecole des sous-officiers aériens de Dalian, ainsi que sept écoles d'aviation.

  Les divisions aériennes se subdivisent en régiments, en bataillons et en escadres, dont les armes principales sont la chasse, l'attaque, la chasse-bombardement, le bombardement, le transport, la reconnaissance, l'appui, etc. Les divisions aériennes disposent des corps d'armée aérienne et des bases. Les corps d'armée aérienne sont les unités tactiques fondamentales. Les troupes de missiles sol-air, prenant le bataillon pour unité d'assaut fondamentale, se subdivisent en général en divisions, en régiments et en bataillons ou en brigades (régiments) et en bataillons. Les troupes de canons antiaériens, ayant pour unité d'assaut fondamentale la compagnie, sont composées par les brigades (régiments), les bataillons et les compagnies. Les troupes de parachutistes sont composées de corps d'armée, de divisions, de régiments, de bataillons et de compagnies.

  L'édification de ses troupes

  Conformément aux exigences du combat informatisé, l'armée de l'air a accéléré sa transformation de défense antiaérienne du territoire en stratégie combinant l'attaque et la défense. Elle a augmenté ses capacités en reconnaissance, préalerte, attaque aérienne, défense aérienne, défense antimissile et transport stratégique pour établir une armée stratégique modernisée.

  Combiner strictement les préparatifs militaires au combat avec la transformation, l'édification et le développement de l'armée de l'air et rechercher des systèmes et des méthodes d'entraînement correspondant au développement des armes de nouvelle génération. L'armée de l'air a mis l'accent sur l'entraînement technique et tactique, l'entraînement intégré et combiné de différentes armes et de divers types d'avions dans un environnement compliqué, mis en place des entraînements spécialisés et opposant deux parties, et augmenté la proportion des entraînements simulés, par Internet et dans les bases militaires. Le système d'entraînement des pilotes à trois échelons : les écoles d'aviation, les bases d'entraînement et les troupes combattantes, a été optimisé ; les entraînements intégrant les combats aériens, les raids aériens et les combats combinés, renforcés. L'armée de l'air a approfondi la réforme et l'innovation de l'éducation universitaire, renforcé l'édification du système disciplinaire, l'innovation du contenu, des méthodes et des moyens de l'enseignement. La formation en poste a été renforcée avec la création, en juillet 2007, de l'Université professionnelle de l'armée de l'air. De nouvelles méthodes de formation pour les talents, prenant en compte l'éducation universitaire, l'entraînement militaire et l'éducation professionnelle militaire, ont été développées.

  Développer des équipements tels que les avions de combat de type nouveau, les armes antiaériennes et antimissiles et le système automatisé de commandement selon l'exigence stratégique de l'intégration de l'attaque et de la défense. L'armée de l'air a été progressivement équipée d'une série d'armements informatisés relativement avancés et des munitions de précision air-air et air-sol, a amélioré le système de l'information électronique des équipements actuels, perfectionné le réseau de renseignement, de préalerte, de commandement, de contrôle, et de communication. A été mis en forme un système d'armements de combat ayant pour ossature les avions de la troisième génération et les missiles sol-air, et pour compléments les avions perfectionnés de la deuxième génération et les missiles sol-air.

  S'en tenir à l'augmentation de la capacité et de la performance, à la voie de développement des talents caractérisée par le rôle exemplaire des hommes spécialisés dans les hautes technologies, la percée dans les domaines clés et l'augmentation générale. La planification d'ensemble de l'édification des talents en commandement, en conseil, en aviation et en appui technique a abouti à la formation de talents possédant des compétences informatiques relativement élevées, à la mise en place d'un groupe de talents qualifiés représentés par des officiers polyvalents en commandement, des pilotes d'élite, des chefs de file en recherche scientifique et technique, et des experts technologiques.

  Mettre l'accent sur l'édification du système logistique et de celui de l'appui des équipements pour augmenter la capacité d'appui intégral. L'armée de l'air a perfectionné les installations d'appui aux aéroports et aux positions, renforcé les forces logistiques dans la construction d'urgence des travaux de défense aérienne, dans le déminage et la réparation rapide des aéroports, et dans l'appui sanitaire aérien, développé et équipé les installations de deuxième génération destinées à l'appui logis- tique, établi un réseau d'approvisionnement en matériel et matériaux spéciaux, développé progressivement la construction de bases d'appui pour les avions de plusieurs types. Elle a approfondi la réforme des modèles d'appui des équipements, perfectionné la structure des réseaux d'appui concernant l'approvisionnement en munitions et en matériel, la réparation et le soutien technologique. Elle a favorisé le développement des équipements d'appui de petite taille, d'usage général et adaptés aux opérations de campagne.

 

  VII. Le Second corps d'artillerie

  Le Second corps d'artillerie est une armée stratégique relevant directement de la Commission militaire centrale. Il représente une force principale pour la Chine en matière d'exécution de sa dissuasion stratégique. Il est chargé d'empêcher l'utilisation des armes nucléaires contre la Chine, de mener une contre-attaque nucléaire et une attaque de précision à missiles conventionnels.

  Le Second corps d'artillerie s'en tient à sa politique de défense consistant à ne jamais utiliser le premier les armes nucléaires, exécute la stratégie nucléaire d'autodéfense, met strictement en application les ordres de la Commission militaire centrale, et se donne comme mission élémentaire de défendre le pays contre l'attaque nucléaire extérieure. Les missiles et les armes nucléaires possédés par le Second corps d'artillerie ne visent aucun pays en temps ordinaire ; lorsque la Chine se trouvera face à une menace nucléaire, les troupes de missiles nucléaires augmenteront leur état de vigilance en préparant des contre-attaques nucléaires pour empêcher l'utilisation d'armes nucléaires contre la Chine ; si la Chine subit une attaque nucléaire, les troupes de missiles nucléaires, seules ou de concert avec les forces nucléaires des autres armées, mèneront une contre-attaque résolue avec leurs missiles et armes nucléaires. Les troupes de missiles conventionnels se chargent d'exécuter des frappes précises à longue et moyenne distance sur les importants objectifs ennemis stratégiques et tactiques.

  Son évolution

  La création du Second corps d'artillerie est un choix de portée historique incontournable pour la Chine nouvelle afin de faire face à la menace nucléaire, de briser le monopole nucléaire et de sauvegarder la sécurité nationale. En 1956, la Chine a commencé à développer des missiles et des armes stratégiques. En 1957, elle a créé des établissements de recherche, d'entraînement et d'éducation sur les missiles stratégiques. En 1959, les premières troupes de missiles sol-sol ont été créées. Le 1er juillet 1966, le Second corps d'artillerie a été officiellement mis en place. Pendant la dernière période des années 1970, le Second corps d'artillerie a défini son objectif d'établir des troupes de missiles stratégiques peu nombreuses mais efficaces et adaptées à la Chine. Dans les années 1990, avec la création des troupes de missiles conventionnels, il est entré dans une nouvelle époque caractérisée par le développement coordonné des missiles nucléaires et conventionnels. Au XXIe siècle, il poursuit ses efforts pour promouvoir le développement en essor de l'informatisation. Après quarante ans d'évolution, le Second corps d'artillerie est devenu une force stratégique peu nombreuse mais efficace, dotée d'armes nucléaires et conventionnelles, possédant la capacité de contre-attaque stratégique nucléaire à partir des bases terrestres et celle d'attaque précise par les missiles conventionnels.

  Sa structure et ses effectifs

  Le pouvoir de commandement du Second corps d'artillerie est hautement concentré. Ses troupes dépendent principalement du commandement de la Commission militaire centrale, du Second corps d'artillerie, des bases de missiles et des brigades de missiles. Les opérations des troupes doivent respecter strictement et précisément les ordres de la Commission militaire centrale.

  Le Second corps d'artillerie se subdivise en troupes de missiles nucléaires, en troupes de missiles conventionnels, en troupes d'appui, en écoles, en établissements de recherche et en organes administratifs. Les troupes de missiles sont composées de bases de missiles, de brigades de missiles et de bataillons de lancement. Les troupes d'appui sont composées d'unités de reconnaissance, de renseignement, de communication, de topographie, de météorologie, de brouillage électronique, de génie militaire, de logistique et d'équipement. On compte des écoles de commandement, de génie militaire et de sous-officiers, ainsi que des établissements de recherche en équipement et en génie.

  L'édification de ses troupes

  Conformément au principe de « petite dimension mais grand rendement » ainsi qu'à l'orientation vers un développement scientifique et technologique militaire, le Second corps d'artillerie augmente le niveau d'informatisation des armements et des équipements pour assurer leur sûreté et leur fiabilité. Il renforce ses capacités en défense, en contre-attaque rapide, en percée, en destruction et en attaque précise. Après des dizaines d'années de construction, il a mis en place un système d'armements et d'équipements doté d'armes nucléaires et conventionnelles, de propulseurs solides et liquides, d'ogives complètes, et d'une couverture totale de la portée de tir. Il est équipé de différents types de missiles nucléaires et conventionnels.

  Le Second corps d'artillerie met l'accent sur une construction d'ensemble des équipements de combat, optimise la structure des forces de combat, perfectionne le système de combat avec des missiles, adapté à une lutte informatisée. Les troupes de missiles nucléaires et de missiles conventionnels gardent leur état d'alerte, tout en promouvant la construction du système de théâtre des opérations et en utilisant des installations mécaniques et des méthodes de travail modernisées. La qualité des travaux est totalement conforme aux normes. Le Second corps d'artillerie a réformé et innové la construction logistique, établi une banque de données générales pour l'appui des opérations de campagne et une plate-forme de gestion informatisée du matériel d'appui, perfectionné le système d'appui vital des personnes au front, augmentant ainsi la capacité d'appui général pour un combat réel. Il applique strictement les règlements de contrôle de la sécurité nucléaire, et de vérification de l'aptitude des personnes travaillant dans l'armement nucléaire. Il met en place des méthodes technologiques fiables, renforce la gestion sécuritaire des armes nucléaires au cours du stockage, du transport et de l'entraînement, perfectionne les mécanismes et les méthodes traitant des incidents nucléaires, met en opération des mesures sécuritaires spéciales pour interdire tout lancement non autorisé et accidentel et assurer la totale sûreté des armements nucléaires.

  Le Second corps d'artillerie s'en tient aux technologies professionnelles, avec comme points clés les cadres et les talents, pour centre l'intégration et l'assortiment, pour critère l'augmentation de la capacité combattante générale, tout en développant activement l'entraînement spécialisé, l'entraînement combiné et les manœuvres de combat. L'entraînement spécialisé comprend principalement l'étude des théories fondamentales des missiles et celle des théories spécialisées, l'entraînement à la manipulation d'armes et d'équipements. L'entraînement combiné désigne l'entraînement complet et coordonné de tous les éléments de la structure de combat. Les manœuvres de combat désignent l'entraînement général et les manœuvres à balles réelles pratiqués par les brigades de missiles et les troupes d'appui. L'entraînement des troupes est évalué selon un système de classement. Les personnes placées à des postes clés sont estimées par un système d'authentification de poste. Le Second corps d'artillerie approfondit l'entraînement simulé, par Internet, dans les bases militaires et à balles réelles, s'efforce de découvrir les règles de l'entraînement à un environnement électromagnétique complexe et celles de l'entraînement intégré dans les bases de missiles. Il développe le système d'entraînement simulé et informatisé de la nouvelle génération. L'édification des « troupes bleues » informatisées et des laboratoires de combat ont connu des progrès importants.

  Le Second corps d'artillerie accorde une place stratégique prioritaire au développement de la formation des talents. Il exécute le projet Shenjian sur la formation des talents, constitue un groupe d'élites technologiques à trois niveaux, mettant ainsi en place un groupe de talents constitué principalement des académiciens, des experts en missile, des commandants et des techniciens de talent.

  VIII. La Police armée populaire

  La Police armée fait partie des forces armées de la Chine ; elle relève de l'autorité du Conseil des Affaires d'Etat, et est placée sous la double direction de ce Conseil et de la Commission militaire centrale. La Police armée est constituée par les troupes de sécurité intérieure et les troupes spécialisées, dans lesquelles s'intègrent aussi les troupes de sécurité publique, les troupes de défense frontalière, les troupes de pompiers et les troupes de garde. La Police armée a pour mission fondamentale de sauvegarder la sécurité du pays, de défendre la stabilité sociale et d'assurer au peuple une vie sociale et professionnelle pacifique.

  Les missions régulières

  Les missions régulières sont celles remplies par la Police armée, notamment par les troupes de sécurité intérieure, en vue de la sauvegarde de la sécurité. Les missions essentielles des troupes de la Police armée consistent à prévenir toutes sortes de menaces sociales et activités de sabotage ; elles sont également chargées de la protection des personnes et des objets désignés et sont présentes lors des réunions d'importance nationale et internationale ainsi que sur les lieux accueillant des activités culturelles et sportives de grande importance. Elles sont aussi responsables de la protection des principaux aéroports, des stations de télévision, des organes ou des points sensibles liés à l'économie nationale et à la défense nationale. Elles se chargent encore de la protection des ponts et des tunnels stratégiques, assurent la sécurité des prisons et des maisons de détention, maintiennent l'ordre social dans les villes de grande ou moyenne taille ou dans des zones spécifiques. Les missions régulières consistent en des missions fixes ou provisoires. Les premières sont assignées par le ministère de la Sécurité publique, et les secondes par le comité local du Parti, le gouvernement local ou le service local de la sécurité publique.

  Chaque jour, quelque 260 000 militaires de la Police armée sont de service à tour de rôle. Ces dernières années, les troupes de la Police armée ont assuré leurs missions conformément aux normes, en les optimisant de manière scientifique, en renforçant l'élaboration et l'exécution des missions, en dissipant les dangers potentiels au cours des missions, et en mettant en place une visualisation de la gestion des missions, qui permet de suivre l'évolution globale des missions ainsi que le positionnement du personnel en mission. Elles ont intensifié l'organisation des missions, surveillé de près la disposition de leur évolution, appliqué rigoureusement les règlements, planifié soigneusement les missions provisoires d'importance et augmenté efficacement la qualité et le coefficient de sécurité. Chaque année, les troupes de la Police armée empêchent quelques dizaines d'attaques contre des objets gardés, quelques centaines d'évasions de criminels ou de suspects placés sous escorte, et assurent quelques milliers de missions improvisées importantes, visant à garantir, avec l'aide des départements concernés, la sécurité pendant de grands événements ou conférences nationales et internationales. En outre, les différentes troupes de cette armée prennent activement part à la gestion de l'ordre social et ont aidé les services de sécurité publique à capturer quelque 2 800 suspects.

  Faire face à des incidents

  Les troupes de la Police armée prennent des mesures pour gérer et empêcher des incidents qui menacent la sécurité publique. Ce sont surtout les troupes mobiles de la Police armée qui s'en chargent. Ces incidents concernent la sécurité sociale, les catastrophes naturelles, les accidents graves et les incidents de santé publique. Concrètement, les troupes de la Police armée ceinturent les lieux d'incidents, contrôlent les papiers des suspects, leurs véhicules et les objets en leur possession, protègent les objectifs d'importance, dispersent les rassemblements illégaux, portent secours aux sinistrés, aux otages et aux personnes bloquées par les émeutiers, capturent et arrêtent les criminels.

  Les troupes de la Police armée représentent une force de frappe importante du pays qui a pour rôle de gérer les incidents publics. Elles sont chargées de leurs missions par le Comité central du Parti communiste chinois, le Conseil des Affaires d'Etat, la Commission militaire centrale, ou le comité local du Parti, le gouvernement local et le service local de sécurité publique, sous la direction et le commandement communs de ceux-ci.

  Les troupes de la Police armée sont généralement bien préparées. Elles mettent en place des cellules d'urgence aux divers échelons pour la gestion d'incidents publics, tout en perfectionnant leur système d'information pour la gestion d'incidents. Elles assurent dans ce cadre une répartition rationnelle des forces et garantissent la télécommunication, le ravitaillement militaire et le transport. Lorsqu'elles sont appelées, les troupes s'empressent d'agir en mettant en place des dispositifs nécessaires, tels que la dissuasion militaire, la sensibilisation et l'attaque. Elles persistent dans le principe de prudence dans le recours à la force modérée, aux mesures coercitives, aux outils de police et aux armes ; elles combattent une poignée de criminels conformément à la loi, apportent en toute efficacité et selon la loi une solution aux émeutes, aux actes de violence, aux affaires collectives de sécurité publique, aux rixes et aux actes de violence et de terrorisme. Au cours des deux dernières années, les troupes de la Police armée sont intervenues dans l'« incident du 14 mars de Lhasa », ont capturé des terroristes partisans du « Turkestan oriental », porté secours lors de divers accidents, apporté une solution aux incidents de masse et à toutes sortes d'incidents publics. Leur intervention protège les intérêts fondamentaux de la population, maintient la stabilité de leur garnison et défend la dignité de la loi.

  La coopération internationale antiterroriste

  La Chine attache une grande importance à la coopération internationale antiterroriste. Elle a adhéré à onze traités internationaux en la matière et ses troupes de Police armée constituent une force antiterroriste importante.

  Renforcer la concertation et les échanges internationaux antiterroristes. En fonction des accords dans le cadre des traités internationaux antiterroristes, la Chine a envoyé des délégations entamer des échanges bilatéraux et multilatéraux dans plus de 30 pays tels que la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, l'Australie, Israël, le Brésil, Cuba, l'Afrique du Sud, la Russie et le Pakistan. Elle a reçu des délégations du même ordre en provenance de 17 pays dont la Russie, la Roumanie, la France, l'Italie, la Hongrie, l'Afrique du Sud, l'Egypte, l'Australie et le Bélarus.

  Envoyer du personnel à l'étranger pour à la fois recevoir et apporter une formation. La Chine a organisé des délégations ou envoyé du personnel dans plus de dix pays tels que la France, Israël, la Hongrie, Singapour, la Malaisie et la Thaïlande pour participer ou assister à toutes sortes de concours relatifs aux échanges des techniques professionnelles antiterroristes. Elle a envoyé successivement des groupes de formateurs en Roumanie et en Azerbaïdjan pour y enseigner ou apporter une formation.

  Organiser des manœuvres conjointes antiterroristes. En septembre 2007, les troupes de la Police armée chinoise et les troupes de garde intérieure russes ont organisé pour la première fois des manœuvres conjointes antiterroristes intitulées « Coopération-2007 ». Elles avaient pour thème le secours des otages et l'opposition aux actions des organisations terroristes.

  Maintenir l'ordre social des régions frontalières et côtières et l'ordre des entrées et des sorties de frontière

  Les troupes de sécurité publique et de défense frontalière de l'ordre de la Police armée constituent une force armée déployée par l'Etat dans les régions frontalières et côtières, afin d'y faire régner la loi. Elles ont pour missions principales : dans les régions frontalières et côtières, la gestion de l'ordre, la surveillance et le contrôle frontaliers aux ports et aux passages frontaliers, la patrouille et la garde des régions avoisinant Hong Kong et Macao, la prévention et la lutte contre toutes les infractions et la criminalité dans les régions frontalières et côtières, telles que le passage clandestin de la frontière, la contrebande et le trafic de stupéfiants.

  Les troupes de sécurité publique et de défense frontalière ont placé 30 brigades dans chaque province, région autonome et municipalité relevant de l'autorité centrale, sauf à Beijing, 110 régiments à la frontière et dans les régions côtières (municipalités, départements, ligues), et 20 régiments de police côtière dans les régions côtières. 207 postes de contrôle frontalier ont été mis en place dans les ports ouverts, 310 brigades de défense frontalière dans les districts (villes, bannières) des régions côtières, 1 691 commissariats de défense frontalière dans les cantons (bourgs) frontaliers et côtiers, 46 postes de contrôle frontalier sur les routes et passages importants à la frontière, et 113 brigades mobiles sur les sections importantes des régions frontalières.

  Ces dernières années, les troupes de sécurité publique et de défense frontalière ont opté pour une stratégie d'appel au soutien de la population et de consolidation des frontières. Elles ont renforcé les organisations de masse destinées à la prévention et à la gestion, instauré et perfectionné un mécanisme pour le contrôle et le règlement des litiges et des incidents collectifs, résolu les problèmes épineux de sécurité publique, organisé des activités dans les villages afin de se rapprocher du peuple et de consolider les frontières. Elles ont aussi mis en place des projets d'aide aux enfants en difficulté, et se sont efforcées de promouvoir l'harmonie et la stabilité dans les régions frontalières et côtières. Dans les postes de contrôle frontalier, l'accent a été mis sur l'élévation du niveau de service du personnel, créant ainsi un cadre permettant une meilleure circulation douanière.

  Les troupes de sécurité publique et de défense frontalière combattent sévèrement, de concert avec les autres départements concernés et dans les régions frontalières et côtières, les crimes tels que l'immigration clandestine, le trafic de drogue et la contrebande. Elles luttent contre les forces nuisibles et mènent d'autres actions spéciales. Depuis 2007, elles ont intercepté 4 400 immigrants clandestins, confisqué 3 806 kg de drogue, détecté des contrebandes d'une valeur de 620 millions de yuans, résolu 19 205 affaires criminelles, et réglé 60 063 dossiers d'ordre public.

  Les troupes de police maritime ont mis en place et perfectionné les institutions d'application des lois maritimes, comblé leurs effectifs, amélioré le système d'application de la loi, optimisé les installations des flottes, résolu 41 affaires criminelles, lutté contre 115 catastrophes en mer et sauvé 238 sinistrés.

 

  IX. L'édification des forces de réserve pour la défense nationale

  La Chine construit sa défense nationale en s'appuyant sur son peuple. En vue de parer à des situations d'urgence en temps de paix et de défense en temps de guerre, elle renforce ses forces de réserve et en améliore la qualité.

  L'édification des forces de réserve

  Les troupes de réserve représentent une force armée disposant d'un système et d'une structure organisationnelle similaires à ceux de l'armée. Elles ont pour ossature des militaires en service, reposent sur une base de soldats et officiers de réserve et sont placées sous la double direction de l'armée et du comité du Parti et du gouvernement locaux.

  Les troupes de réserve ont été fondées en 1983. En août 1986, elles ont été intégrées officiellement dans l'Armée populaire de Libération. En mai 1995, le comité permanent de l'Assemblée populaire nationale a examiné et adopté la « Loi de la République populaire de Chine sur les officiers militaires de réserve ». En avril 1996, la Commission militaire centrale a décerné après consultation des grades aux officiers de réserve. La « Loi de la République populaire de Chine sur la défense nationale » rendue publique en mars 1997 stipule clairement que les forces armées de la Chine sont composées de l'Armée populaire de Libération en service ou de réserve, de la Police armée populaire et de la milice.

  Après 25 ans de construction et de développement, les troupes de réserve sont devenues une force importante constituée des troupes de terre, aériennes, de mer, et du Second corps d'artillerie. Les troupes de terre de réserve se composent principalement de corps d'infanterie, d'artillerie, d'artillerie antiaérienne, d'artillerie antichar, de chars, de génie, antichimique, de communication et de défense maritime. Les troupes de la marine de réserve regroupent des corps de reconnaissance, de radar, de déminage et de minage. Les troupes de l'air de réserve sont composées, quant à elles, de corps de missiles sol-air, et de radaristes. Enfin, les troupes du Second corps d'artillerie de réserve regroupent des corps de militaires professionnels qui assurent les garanties spéciales des missiles et se chargent de l'entretien des installations spécialisées.

  En fonction du régime général des effectifs de l'armée, les troupes de réserve se divisent en divisions, brigades et régiments de réserve et jouissent de services de direction correspondants. En fonction de la division administrative, des divisions sont implantées dans les provinces, des brigades (ou régiments) dans les préfectures (départements ou villes) ; deux ou plusieurs préfectures (départements ou villes) peuvent établir une division (ou une brigade) ; deux ou plusieurs districts (villes ou arrondissements), un régiment.

  Ces dernières années, les troupes de réserve ont fait un nouveau pas sur le plan de l'élaboration de l'organisation et de l'entraînement militaire. L'échelle de choix des effectifs a été progressivement élargie, la méthode de division d'unités militaires améliorée, les modalités de division d'unités des troupes de réserve, telles que la division en réponse aux besoins sectoriels, la division transrégionale et la division permettant d'unir plusieurs zones, soigneusement étudiées. L'entraînement est dirigé en fonction d'un programme défini, selon la loi et d'une manière régulière. La mission d'entraînement annuel portant sur un tiers des effectifs est organisée en fonction du « Programme de l'entraînement militaire et du contrôle des troupes de réserve ». Les officiers et soldats des troupes de réserve participent à un entraînement de 30 jours par an dont le contenu doit être défini en fonction des capacités des militaires et de la mission éventuelle à assumer en temps de guerre. Les troupes de réserve se concentrent sur le passage d'une envergure de type quantitatif à celle d'un type efficace et qualitatif, d'un engagement direct dans la guerre à celui d'assistance et de garantie, et s'efforcent de réaliser une combinaison étroite avec les troupes en service afin que les avantages soient partagés des deux côtés et qu'il y ait coordination dans le développement des deux types de troupes.

  L'édification de la milice

  La milice est placée sous une double direction : celle du comité du Parti et du gouvernement locaux ainsi que celle de l'armée, tandis que ces derniers sont eux-mêmes soumis à la direction générale du Conseil des Affaires d'Etat et de la Commission militaire centrale. L'activité de la milice du pays est dirigée par l'Etat-major général. Les régions militaires gèrent l'activité de la milice de leur propre région en fonction des missions confiées par leur hiérarchie supérieure. Les directions des forces armées populaires de la région militaire provinciale, de la sous-région militaire, du district (de la municipalité ou de l'arrondissement) sont les organes de direction militaire, qui se chargent respectivement de l'activité de la milice de leur propre région. Les services des forces armées populaires de base s'occupent de l'organisation et de la mise en application de l'activité de la milice au niveau du canton (ou bourg), du quartier d'habitation, de l'établissement public ou de l'entreprise. Le comité local du Parti et les autorités locales procèdent à une planification et une disposition générales sur l'activité de la milice.

  Ces dernières années, la milice a axé son édification sur la réforme et l'innovation, le réajustement de son envergure et de sa structure, ainsi que l'amélioration de ses armements et de ses capacités. Elle a persisté dans l'optimisation de sa structure ainsi que dans le renforcement de la capacité à soutenir et garantir les combats militaires et de celle à intervenir rapidement dans les incidents publics. Pour améliorer l'échiquier organisationnel de la milice, le centre de l'activité de la milice est transféré progressivement des campagnes aux villes, aux voies de transport et aux régions clés. L'accent est mis sur la création de l'organisation de la milice dans de nouvelles entreprises et des entreprises de technologies de pointe ; le gouvernement augmente le financement d'armements, et, dans un principe d'équipement systématique, fournit à des régions clés et domaines d'orientation importants un lot d'équipements de défense antiaérienne tels que ceux de l'artillerie antiaérienne de type nouveau et des missiles antiaériens portables. L'édification de la milice consiste aussi à accélérer la construction d'équipements en réponse à l'état d'urgence et au maintien de la stabilité, ainsi qu'à apporter une innovation technique dans le domaine des armes. Durant le XIe plan quinquennal, le nombre de la milice de base du pays a été réduit de dix millions à huit millions.

  En mai 2007, l'Etat-major général a publié le nouveau « Programme de l'entraînement militaire et du contrôle de la milice ». Le nouveau Programme a ajouté une centaine d'entraînements professionnels de la milice regroupant une dizaine de catégories relevant du corps de la marine, de l'air et du Second corps d'artillerie, et marquant le passage de l'entraînement professionnel de la milice, autrefois associé à une seule armée, à un entraînement généralisé aux multiples armées. L'entraînement militaire de la milice se fait dans le principe de la combinaison des ressources et des avantages, de l'organisation de l'entraînement à des niveaux très divers et de l'entraînement conjoint transrégional ; un système d'entraînement organisé aux quatre échelons de région militaire provinciale, de sous-région militaire, de direction des forces armées populaires du district (municipalité ou arrondissement) et de service des forces armées populaires de base a été mis en application. On s'oriente vers l'amélioration des méthodes d'entraînement, l'approfondissement de l'entraînement scientifique, la réalisation des entraînements simulés, par Internet et dans les bases. L'accent est mis sur la rapidité de la mobilisation des troupes spécialisées, la coordination avec les troupes en service et l'entraînement adapté au combat dans un cadre compliqué d'ondes électromagnétiques. Des entraînements en réponse au secours d'urgence sont organisés pour améliorer les capacités de la milice afin qu'elle puisse combattre, secourir, résoudre des incidents et maintenir la stabilité sociale à tout moment.

 

  X. Les forces armées et le peuple

  Les forces armées chinoises appartiennent au peuple. Participer à la construction du pays et porter secours aux régions sinistrées sont les missions importantes que la Constitution et la loi confient aux forces armées. Le soutien du peuple à l'armée et aux familles des militaires, et le soutien de l'armée au gouvernement ainsi que son affection pour le peuple constituent la base politique du renforcement de la défense nationale et de l'armée.

  Porter secours aux régions sinistrées

  L'Armée populaire de Libération (APL), la Police armée populaire et la milice constituent une force vitale dans le secours des régions sinistrées. Leurs missions essentielles consistent à : sauver, transférer et évacuer les sinistrés ; assurer la sécurité aux points stratégiques importants ; récupérer et déplacer les matériels importants ; prendre part en urgence à la réparation des voies (ponts, tunnels), au sauvetage en mer, au secours contre les attaques nucléaires et chimiques, à la maîtrise d'épidémies et au secours médical ainsi qu'à dissiper ou maîtriser tout autre danger. En cas de besoin, elles aident l'autorité locale concernée dans la reconstruction de la région sinistrée après les catastrophes. Ces dernières années, l'APL a créé 19 troupes professionnelles pour parer aux inondations et à diverses menaces.

  En juin 2005, le Conseil des Affaires d'Etat et la Commission militaire centrale ont rendu publiques les « Stipulations sur la participation de l'armée au secours des régions sinistrées ». Selon ces Stipulations, lorsque les actions de secours ont besoin de l'intervention de l'armée, le service concerné du Conseil des Affaires d'Etat doit soumettre sa demande à l'Etat-major général, et le gouvernement du peuple à l'échelon du district ou à un échelon supérieur doit soumettre sa demande au service local de l'armée du même échelon. En cas d'urgence, le gouvernement local peut demander directement secours aux troupes de garnison locale, et les troupes de garnison locale s'y rendront immédiatement pour porter secours et soumettront un rapport à la hiérarchie supérieure ; lorsque les troupes de garnison détectent des situations de danger ou des catastrophes, elles doivent aller porter secours sur-le-champ et soumettre un rapport à la hiérarchie supérieure. Sous la direction générale du gouvernement local, les troupes portent secours dans la région sinistrée locale ; leurs missions concrètes sont définies par le service de direction des secours ; les actions des troupes sont dirigées par l'armée. En novembre 2006, la Commission militaire centrale a ratifié et publié le « Plan d'urgence général de l'armée en cas d'incidents ».

  Ces deux dernières années, l'APL et la Police armée ont mobilisé 600 000 militaires, 630 000 véhicules (mécaniques), 6 500 avions et hélicoptères, et 1,39 million de miliciens et réservistes pour s'engager dans plus de 130 actions de lutte contre des inondations, des séismes, des tempêtes de neige, des typhons et des incendies, et pour réaliser le sauvetage et le déplacement de 10 millions de sinistrés.

  En janvier 2008, certaines régions du sud de la Chine ont subi de graves catastrophes dues au gel et à des tombées de neige. L'APL et la Police armée ont mobilisé 224 000 militaires, 1,036 million de miliciens et réservistes, et 226 avions-cargos et hélicoptères pour remplir des missions extrêmement dures et dangereuses telles que la canalisation des voies stratégiques de transport, le secours des sinistrés et la remise en état de câbles à haute tension.

  Le 12 mai 2008, un séisme de magnitude 8 a eu lieu dans le district de Wenchuan, province du Sichuan. L'APL et la Police armée y ont envoyé 146 000 militaires et 75 000 miliciens et réservistes, mobilisé 4 700 avions et hélicoptères de toutes sortes, et 533 000 véhicules, sauvé 3 338 survivants, évacué 1,4 million de sinistrés, transporté par avion et largué 1,574 million de tonnes de matériels de secours. 210 équipes médicales, de soutien psychologique et de prévention sanitaire ont été envoyées pour consulter et soigner 1,367 million de blessés. En respectant strictement la discipline, les troupes de secours ont inventorié et remis aux propriétaires ou aux services concernés du gouvernement local une somme de plusieurs centaines de millions de yuans et une grande quantité d'objets de valeur déterrés dans les ruines.

  Maintenir la sécurité des JO et soutenir leur préparation

  Sur demande du Comité d'organisation pour les XXIXe Jeux olympiques de Beijing, l'APL et la Police armée ont participé activement au maintien de la sécurité des JO, soutenu ses préparatifs, et contribué à l'organisation avec succès des JO et des JP de Beijing.

  Dans le cadre du maintien de la sécurité des JO, l'armée assurait la sécurité aérienne dans les zones de compétition à Beijing et dans les autres villes, et la sécurité en mer, dans les zones de compétition côtières et avoisinantes. Elle avait pour rôle : dissiper les attaques nucléaires et biochimiques éventuelles, fournir des informations, organiser des sauvetages, des secours médicaux, des transports par hélicoptère ainsi que renforcer la gestion et le contrôle de la frontière lors de la tenue des JO. L'armée a mobilisé 46 000 personnes, 98 avions, 60 hélicoptères, 63 vaisseaux ainsi que certains missiles sol-air, radars et équipements antichimiques. La Police armée a assumé principalement la protection du relais de la Torche olympique, des stades et palais de compétition, des résidences des personnages importants, des aéroports consacrés aux JO, et du stade des cérémonies d'ouverture et de clôture. Elle a également assuré des services de garde pour les invités de marque étrangers lors de leur déplacement en Chine, et lors d'importantes compétitions, la protection des objectifs civils en lien étroit avec les JO portant sur l'eau, l'électricité, le gaz, le pétrole, et les nœuds de télécommunication, la protection des sites de lancement des fusées en vue de la réduction artificielle des pluies dans les régions Beijing-Tianjin-Hebei. En collaboration avec les services de sécurité publique, l'armée a installé des barrières de sécurité autour des zones de compétition et sur les routes importantes autour de Beijing, exercé une patrouille armée dans les zones de compétition et veillé à la sécurité sur les sites de compétition. Elle s'est exercée à des missions de lutte contre le terrorisme et le détournement d'avions, et de gestion d'incidents. La Police armée a envoyé 85 000 officiers et soldats pour assurer la sécurité des JO, résolu avec succès 300 cas menaçant le bon déroulement des objectifs, et confisqué 9 000 pièces prohibées et 140 000 articles restreints.

  Dans le soutien de la préparation des JO, l'APL et la Police armée ont mobilisé 14 000 acteurs professionnels et amateurs pour participer aux spectacles d'envergure lors des cérémonies d'ouverture et de clôture des JO et des JP. 6 900 volontaires ont été mobilisés pour assumer 84 tâches d'assistance : assurer la circulation, aider à décerner les médailles, faire hisser les drapeaux, apporter une assistance médicale et offrir des services dans des stades et des palais. Les troupes de garnison de Beijing ont envoyé 670 000 militaires pour participer à 36 projets olympiques importants tels que le corridor aérien de l'aéroport de la Capitale de Beijing et le Parc forestier olympique national.

  Participer et aider à la construction du pays

  Selon la disposition générale du gouvernement central et des autorités locales à divers échelons, l'APL et la Police armée prennent activement part à la construction des œuvres du pays. Depuis deux ans, elles ont consacré 14 millions de journées de travail et réalisé un million de sorties de véhicules.

  Aider à la construction des infrastructures et des projets écologiques. L'APL et la Police armée ont apporté leur aide à l'élaboration de plus de 200 projets importants portant sur les énergies, les transports, l'hydroélectricité, et la télécommunication, participé à plus de 170 projets écologiques dont l'aménagement des cours supérieur et moyen du Huanghe ainsi que la gestion des sources de sable en amont de Beijing et Tianjin, planté 200 000 ha de bois dans les montagnes dénudées, les terres en friche et les plages abandonnées, et protégé par avion 1,6 million de ha de bois.

  Prendre part à l'édification de la nouvelle campagne. L'APL et la Police armée ont aidé à la construction de projets hydrauliques et d'infrastructures rurales, à l'aménagement et à la construction de 2 100 routes dans les campagnes pauvres, à 90 000 projets de petite taille portant sur l'hydroélectricité, l'eau potable pour l'homme et les animaux, et la gestion des petites rivières. Elles ont créé et consolidé 25 000 services d'aide aux pauvres et aidé 80 000 personnes à sortir de la pauvreté.

  Soutenir le développement des œuvres d'éducation, de culture et de santé. L'APL et la Police armée ont formé presque 10 000 talents dans différents domaines et créé 240 pôles scientifiques et techniques. Elles ont fondé plus de 200 écoles primaires et secondaires et aidé 240 000 élèves pauvres à achever leurs études. Elles ont établi une relation d'aide et de coopération à long terme avec 470 hôpitaux de district et de canton dans des régions pauvres, envoyé 13 000 équipes médicales et réalisé gratuitement 41 millions de consultations pour la population.

  Soutenir le développement économique et social dans les régions des ethnies minoritaires. L'APL et la Police armée ont aidé à construire et reconstruire 3 aéroports, 5 centrales, et 12 installations hydrauliques. Elles ont restauré 900 km de routes, creusé plus de 300 puits et mis en place plus de 6 000 équipements couvrant des bassins d'eau, de petites centrales, des installations d'énergie solaire et de diffusion de télévision.

  Soutenir la défense nationale et la modernisation de l'armée

  Les autorités à divers échelons accordent un soutien à la modernisation de l'armée sur les plans scientifiques et techniques, de l'information, des talents, de l'éducation et de la culture. L'autorité locale et les troupes de garnison ont mis en place des mécanismes tels que la réunion de consultation militaire, la réunion conjointe de « double soutien » et l'entretien militaire et administratif. Ces mécanismes ont aidé à résoudre les difficultés concernant l'entraînement militaire des troupes, la construction des infrastructures et la protection des droits et des intérêts des militaires. Lorsque les troupes remplissent des missions importantes d'entraînement, de manœuvres et de secours, l'autorité locale et la population vont, en surmontant toutes les difficultés possibles, fournir des garanties facilitant le rassemblement, le déplacement et l'opération des troupes. Toutes les régions ont organisé des activités de soutien à l'armée par les sciences et techniques, l'intelligence et la culture ; elles ont créé plus de 2 000 bases scientifiques à vocation de soutien à l'armée, aidé à former 100 000 militaires dans différents domaines et fait des dons de 20 millions de livres et périodiques. Les autorités à divers échelons ont fait des efforts d'insertion sociale pour les militaires démobilisés, leur famille, les cadres militaires retraités, les employés sans statut militaire ainsi que pour ceux bénéficiant de soins particuliers. Au cours de ces deux dernières années, plus de 500 politiques d'orientation et décrets nationaux et locaux ciblant les militaires ont été mis en place ; plus de 100 000 cadres militaires, plus de 500 000 soldats démobilisés et plus de 60 000 cadres militaires retraités et employés sans statut militaire ont été bien insérés.

 

  XI. La science et l'industrie de la défense nationale

  La Chine accélère la réforme et l'innovation dans les domaines scientifique et industriel de défense nationale afin de promouvoir la restructuration stratégique et la réorganisation professionnalisée des entreprises à usage militaire, d'élever la capacité d'innovation indépendante en recherche d'armements, et de créer un nouveau système pour la science et l'industrie de la défense nationale, qui permet de combiner le militaire et le civil, et d'intégrer le militaire au civil.

  Promouvoir l'innovation des systèmes et des mécanismes

  En fonction des besoins de construction des armements et du développement de l'économie de marché socialiste, la Chine ne cesse de réformer le système de gestion de la science et de l'industrie de la défense nationale. Aux termes du « Projet de la réforme institutionnelle du Conseil des Affaires d'Etat » adopté par la première session de la XIe Assemblée populaire nationale, le Bureau national de la Science et de l'Industrie de la défense nationale a été créé pour remplacer la Commission de la Science et de l'Industrie de la défense nationale de la République populaire de Chine.

  En 2007, le Conseil des Affaires d'Etat a ratifié « Quelques avis sur l'approfondissement de la réforme sur le système d'investissement de la science et de l'industrie de la défense nationale », précisant la mise en place d'un nouveau système d'investissement qui associe le rôle de réajustement et de contrôle efficaces du gouvernement, la participation du capital de la société, la normalisation des services des agences, la surveillance et la gestion efficaces, et l'interaction entre le militaire et le civil, en souhaitant qu'un échiquier ouvert du développement de la science et de l'industrie de la défense nationale se concrétise progressivement. La sphère d'investissement de la science et de l'industrie de la défense nationale a été étendue de façon approfondie, tandis que la structure d'investissement a été optimisée en profondeur. Le versement du capital et la subvention se sont ajoutés à l'investissement direct pour diversifier les modes d'investissement.

  La Chine a accéléré le changement du système et du mécanisme des entreprises à usage militaire et a créé dans un premier temps un nouveau système de la science et de l'industrie de la défense nationale qui intègre les entreprises à usage militaire dans celles à usage civil, en mettant l'accent sur le centre d'activité et la synergie interprofessionnelle. Elle s'efforce de promouvoir le réajustement structurel stratégique et de renforcer le corps principal de l'industrie militaire ; les problèmes structurels de la science et de l'industrie de la défense nationale ont été fondamentalement résolus. Elle encourage régulièrement la reconversion d'entreprises militaires en sociétés par actions, explore la pluralisation de la structure de la propriété intellectuelle, aide les entreprises remplissant les conditions à s'introduire en Bourse et encourage la restructuration professionnelle et l'association entre la production, l'enseignement et la recherche. La normalisation et le contrôle de l'introduction en Bourse des entreprises à usage militaire ont été renforcés et les lois et décrets correspondants ont été améliorés.

  Perfectionner le système de recherche et de production des armements

  Le système de licence de la recherche et de la production des armements a été créé et perfectionné. En fonction de la « Méthode d'application de la licence de la recherche et de la production des armements » publiée en mai 2005, la science et l'industrie de la défense nationale se sont mises à appliquer le système de licence portant sur la recherche et la production des armements gérée par classification ; à condition que l'Etat exerce une maîtrise sur la recherche et la production des armements, les acteurs de l'économie non publique ont l'autorisation de rentrer dans le domaine de la recherche et de la production d'armements en tant que concurrents. En mars 2008, le Conseil des Affaires d'Etat et la Commission militaire centrale ont rendu publiques les « Stipulations sur la gestion de la licence concernant la recherche et la production des armements », qui apportent une amélioration à ce système.

  Renforcer l'élaboration des performances minimales des armements. Pour élever le niveau d'informatisation concernant la conception et le développement des armements et accroître la numérisation, la répartition, la généralisation et la fiabilité de la conception des produits, on a mis en place la simulation numérique, la simulation en condition semi-réelle et un lot d'installations importantes favorables aux expériences et tests de haut niveau pour élever le niveau de conception et le taux de succès de recherche et de développement. Pour accroître la capacité de l'assemblage global et celle de l'intégration, de nombreuses grandes entreprises ont réalisé l'intégration de l'assemblage, des expériences et des essais, ainsi que l'intégration des systèmes. La capacité essentielle de fabrication a été élevée ; les problèmes de procédés portant sur la fabrication de pièces compliquées, la fabrication de précision et les soudures spécialisées ont été résolus. Un grand nombre de laboratoires spécialisés dans tous les domaines de ce secteur ont été mis en place ; de nombreux centres d'essais professionnels ont été créés, au service du contrôle de la qualité et du criblage des pièces usées, améliorant ainsi les critères de mesures des techniques militaires. A travers l'amélioration des capacités de base, la capacité d'approvisionnement en armements a connu un développement extrêmement rapide.

  Intensifier la construction du système d'innovation de la science et de l'industrie de la défense nationale. Dans la direction des activités d'innovation, le gouvernement joue un rôle dominant, et les moyens de politiques d'orientation et d'investissement créent un nouveau cadre d'innovation. Dans le renforcement de la capacité d'innovation indépendante de l'industrie de la défense nationale, les instituts de recherche et les entreprises militaires jouent un rôle de pilier ; les institutions de recherche de base et les établissements d'enseignement supérieur constituent quant à eux une grande force ; les avantages issus de l'association des trois facteurs – production, enseignement et recherche – ont été mis en valeur. En travaillant autour des projets spéciaux importants pour le pays, la recherche de défense nationale et le développement des armements, des talents ont été désormais formés, utilisés et rassemblés, ce qui renforce davantage la base humaine essentielle à l'innovation et au développement de la science et de l'industrie de la défense nationale.

  Intensifier la coopération avec l'extérieur

  Concernant la science et l'industrie de la défense nationale, la Chine coopère avec l'extérieur sur un principe de gains mutuels et de développement commun. Elle s'attache aux échanges de technologies de l'industrie militaire avec les pays développés, empruntant leurs technologies avancées et leurs expériences de gestion. Elle renforce la coopération de gains mutuels avec les pays en développement, et encourage la recherche et la production conjointes dans de nombreux projets de coopération importants, en fonction de la réalité et des besoins des pays de coopération. L'exportation des produits militaires se fait conformément aux principes d'accroissement de la capacité d'autodéfense des pays d'importation, de non-ingérence dans leurs affaires internes, de respect de la paix, de la sécurité et de la stabilité du monde et des régions concernées.

  La Chine prend l'initiative de coopérer avec l'extérieur dans le domaine de l'industrie des technologies de pointe, associant l'usage militaire et l'usage civil, afin de développer des technologies de pointe et des produits civils à forte valeur ajoutée. Les produits aérospatiaux ont fait une percée sur le marché international. Une évolution a été enregistrée dans l'exportation des satellites entiers. On peut citer sur ce sujet le projet du satellite d'observation des ressources terrestres qui fait l'objet d'une coopération avec le Brésil et qui joue un rôle important dans la construction de l'économie nationale des deux pays. Le niveau et la qualité de la coopération aérospatiale avec l'extérieur se sont considérablement améliorés ; le marketing de lancement d'avions civils sur le marché international a connu un nouveau développement. Les vaisseaux à usage civil sont exportés en série et en lot, et leur part sur le marché international est en augmentation.

 

  XII. Les dépenses de la défense nationale

  En respectant le principe selon lequel la croissance des dépenses de la défense nationale doit s'adapter aux besoins de celle-ci et au niveau de développement de l'économie nationale, le gouvernement chinois détermine de façon adéquate le budget de la défense nationale, afin de réaliser la modernisation de la défense nationale et de l'armée, avec moins d'investissements mais un grand rendement.

  En trente ans de réforme et d'ouverture, la Chine a persisté dans l'édification de la défense nationale afin qu'elle serve et se soumette à l'édification économique. Elle s'en tient au développement harmonieux de la défense nationale et de l'économie nationale, ce qui permet de dégager des investissements appropriés en matière de défense nationale. De 1978 à 1987, en raison des activités de l'Etat dans le cadre de l'édification économique, la défense nationale faisait l'objet de faibles dotations, destinées à maintenir un fonctionnement minimum. Les dépenses pour la défense nationale ont augmenté de 3,5% chaque année en moyenne, tandis que dans la même période, le produit intérieur brut (PIB) et les dépenses financières nationales ont connu une hausse moyenne annuelle respective de 14,1% et de 10,4%. La proportion des dépenses de la défense nationale dans le PIB et dans les dépenses financières nationales a été respectivement réduite de 4,6% et 14,96% en 1978 à 1,74% et 9,27% en 1987. De 1988 à 1997, pour remédier à l'insuffisance des infrastructures de la défense nationale et en raison de la nécessité de sauvegarder la sécurité et l'unité du pays, la Chine a progressivement augmenté, sur la base d'une croissance économique continue, les dépenses de la défense nationale. Celles-ci ont connu une augmentation moyenne annuelle de 14,5%. Par rapport à la hausse moyenne annuelle du PIB de 20,7% et à celle des dépenses financières nationales de 15,1% dans la même période, les dépenses de la défense nationale représentaient une proportion encore moins importante. De 1998 à 2007, afin de sauvegarder la sécurité et le développement du pays, et de répondre aux besoins de l'évolution militaire adaptée à la Chine, celle-ci grâce au développement rapide de son économie, a maintenu une augmentation régulière des dépenses de la défense nationale, soit 15,9% chaque année en moyenne. Dans la même période, la croissance annuelle du PIB a été de 12,5% en moyenne et celle des dépenses financières nationales de 18,4%. Les dépenses pour la défense nationale, malgré une hausse de leur proportion dans le PIB, occupaient une place toujours moins importante dans les dépenses financières nationales.

  En 2006 et en 2007, le PIB de la Chine a été respectivement de 21 192,3 milliards et 25 730,6 milliards de yuans, et les dépenses financières nationales ont été de 4 042,273 milliards et 4 978,135 milliards de yuans, avec une augmentation annuelle de 19,1% et 23,2%. En 2006 et en 2007, les dépenses pour la défense nationale de la Chine ont été respectivement de 297,938 milliards et 355,491 milliards de yuans, soit une croissance annuelle de 20,4% et 19,3%. Au cours de ces deux années, la proportion des dépenses pour la défense nationale dans le PIB et dans les dépenses financières nationales n'avait pratiquement pas changé : elle était respectivement de 1,41% et de 7,37% en 2006, et de 1,38% et 7,14% en 2007. Regroupant les frais pour les besoins fondamentaux des effectifs, les frais d'entraînement et d'entretien, et ceux de l'approvisionnement en équipements, les dépenses de la défense nationale ont servi pour les deux tiers à l'entretien quotidien et à l'entraînement des troupes. En 2007, les dépenses de la défense nationale pour les troupes en service, les troupes de réserve et la milice étaient respectivement de 343,439 milliards, 3,693 milliards et 8,359 milliards de yuans. En 2008, le budget de la défense nationale de la Chine s'élevait à 417,769 milliards de yuans.

  La hausse des dépenses de la défense nationale de ces deux dernières années a été répartie dans les domaines suivants : 1. augmentation du traitement des militaires. Avec l'augmentation du salaire des fonctionnaires et l'amélioration progressive du niveau de vie du peuple, les soldes des militaires ont été revues à la hausse afin de garantir une amélioration simultanée de leur niveau de vie. 2. réaction à la hausse des prix. Pour faire face à la hausse des prix des aliments, des matériaux de construction et du pétrole, le seuil de dépense alimentaire et celui des dépenses liées à la vie quotidienne ont été élevés ; les dépenses pour l'éducation et l'entraînement des militaires, ainsi que pour l'achat de combustible à usage militaire ont été augmentées ; des fonds ont été débloqués pour améliorer la situation des forces de défense frontalière et côtière, ainsi que celle des troupes de base et des forces installées dans les régions pauvres et éloignées. 3. promotion de l'évolution militaire. Les frais destinés à l'informatisation de l'armée ont été augmentés ; les investissements pour l'achat d'équipements et la construction d'installations et services complémentaires ont connu une augmentation appropriée, afin de renforcer la capacité de défense dans le contexte d'informatisation.

  La totalité des dépenses de la Chine pour la défense nationale et la répartition moyenne par militaire restent toujours inférieures à celles des grandes puissances. En 2007, les dépenses de la défense nationale de la Chine équivalaient à 7,51% de celles des Etats-Unis, et 62,43% de celles du Royaume-Uni. La répartition moyenne par militaire équivalait à 4,49% de celle des Etats-Unis, 11,3% de celle du Japon, 5,31% de celle du Royaume-Uni, 15,76% de celle de la France et 14,33% de celle de l'Allemagne. Les dépenses de la défense nationale de la Chine représentaient 1,38% de son PIB, tandis que ce pourcentage était de 4,5% aux Etats-Unis, de 2,7% au Royaume-Uni et de 1,92% en France.

  

  Graphique 1 : Comparaison des dépenses de la défense nationale

  de plusieurs pays en 2007 (en milliard de USD)

  

  

  Graphique 2 : Proportion des dépenses de la défense nationale

  dans le PIB de plusieurs pays en 2007 (%)

  

  

Graphique 3 : Répartition moyenne par militaire des dépenses de la défense nationale de plusieurs pays en 2007 (en millier de USD)

  

  Le gouvernement chinois a établi un régime de rapport et de publication des dépenses de défense nationale. Depuis 1978, chaque année, le gouvernement chinois présente un rapport budgétaire à l'Assemblée populaire nationale et publie son budget attribué à la défense nationale. Respectivement à partir de 1981 et de 1992, l'« Annuaire économique de Chine » et l'« Annuaire financier de Chine » publient les données des dépenses de la défense nationale. Dès 1995, la constitution et la répartition des dépenses de la défense nationale de la Chine ont été publiées dans le livre blanc du gouvernement.

 

  XIII. La coopération internationale dans le domaine sécuritaire

  La Chine persiste, sur la base des Cinq principes de coexistence pacifique, à développer les relations d'amitié avec tous les autres pays, à renforcer la confiance politique mutuelle, à coopérer dans le domaine de la sécurité, et à œuvrer pour la sauvegarde de la sécurité commune.

  La coopération régionale dans le domaine sécuritaire

  Le gouvernement chinois participe activement à la coopération multilatérale dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Au sommet de Bichkek en août 2007, les pays membres de l'OCS ont conclu le « Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération à long terme ». Ce Traité a jeté une base solide sur les plans politique et juridique pour la coopération sécuritaire et marque l'entrée dans une nouvelle phase de confiance politique mutuelle entre pays membres. Une première manœuvre militaire conjointe antiterroriste a eu lieu, montrant ainsi les nouveaux résultats de la coopération de défense et de sécurité entre les pays membres et exerçant des effets dissuasifs sur les mouvements terroristes, séparatistes et extrémistes. Les pays membres ont signé l'« Accord sur l'organisation des manœuvres militaires conjointes », l'« Accord sur la coopération des ministères de la Défense », ainsi que l'« Accord sur la lutte conjointe intergouvernementale contre le trafic illicite d'armes, de munitions et d'explosifs ». Ils ont rédigé l'« Accord sur la formation de spécialistes antiterroristes » et le « Plan d'action pour la garantie de la sécurité informatique internationale », ce dernier marquant une coopération dans un nouveau domaine. Des entretiens réguliers ont eu lieu entre procureurs généraux, présidents de la cour suprême, ministres de la Défense, dirigeants des départements d'application de la loi et de sécurité des pays membres. Ils ont ainsi approfondi la coopération dans les domaines de la justice, de la défense nationale, du respect de la loi, et de la sécurité.

  La Chine accorde une haute importance au rôle du Forum régional de l'ASEAN (ARF). Lors de la conférence ministérielle des Affaires étrangères du 14e Forum tenue en août 2007, la Chine a souligné que la conception nouvelle de la sécurité est basée sur la diversité et les intérêts communs de la région Asie-Pacifique et qu'elle s'accorde avec la loi et l'exigence intrinsèques pour la paix, le développement, le progrès et la prospérité de la région. Ces deux dernières années, la Chine a organisé une table ronde sur la sécurité maritime avec l'Indonésie et un séminaire sur la lutte antidrogue avec la Thaïlande. Le « Principe directeur pour la lutte commune contre les catastrophes de l'ARF », préconisé et élaboré par la Chine, a été adopté lors de la conférence ministérielle des Affaires étrangères du 14e Forum. Il s'agit du premier document cadre du Forum pour guider la lutte solidaire en cas de catastrophes.

  La coopération sécuritaire de la Chine avec l'ASEAN ainsi que de l'ASEAN avec la Chine, le Japon et la République de Corée face à des phénomènes inhabituels, a enregistré un net développement. Lors de la conférence réunissant la Chine et l'ASEAN en janvier 2007 et lors de la conférence réunissant l'ASEAN, la Chine, le Japon et la République de Corée en novembre 2007, la Chine a avancé une série de propositions pour renforcer la coopération dans le domaine sécuritaire face à des phénomènes inhabituels, tout en insistant sur l'importance de l'établissement des mécanismes dans la coopération de défense et les échanges militaires. Elle a ouvert un premier dialogue avec les savants de défense supérieurs de l'ASEAN en mars 2008, et a tenu en juin le deuxième séminaire sur les secours par les forces armées suite à des catastrophes, lequel a réuni l'ASEAN, la Chine, le Japon et la République de Corée.

  La participation au maintien de la paix de l'ONU

  En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Chine soutient continuellement et participe activement aux missions de maintien de la paix fidèle à l'esprit de la « Charte de l'Organisation des Nations unies ». Depuis 1990, l'armée chinoise a participé à 18 missions de maintien de la paix de l'ONU, en expédiant au total 11 063 militaires, dont 8 ont perdu la vie. Fin novembre 2008, la Chine comptait 1 949 militaires chargés du maintien de la paix dans 9 zones de mission ou dans le Département des opérations de maintien de la paix, dont 88 observateurs militaires et officiers d'état-major ; 175 personnes dans l'équipe du génie et 43 personnes dans l'équipe médicale en République démocratique du Congo ; 275 personnes dans l'équipe du génie, 240 personnes dans l'équipe du transport et 43 personnes dans l'équipe médicale au Liberia ; 275 personnes dans l'équipe du génie, 100 personnes dans l'équipe du transport et 60 personnes dans l'équipe médicale au Soudan ; 275 personnes dans l'équipe du génie et 60 personnes dans l'équipe médicale au Liban ; 315 personnes dans l'équipe du génie à la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour. Depuis l'an 2000, la Chine a envoyé, dans le cadre de sept missions de maintien de la paix, 1 379 agents de police dont 208 sont toujours en service au Liberia, au Kosovo, à Haïti, au Soudan et au Timor oriental.

  La coopération et les échanges militaires avec l'étranger

  L'armée chinoise, en appliquant la politique extérieure du pays, développe une coopération militaire caractérisée par le non-alignement, le non-antagonisme et la non-direction contre aucun Etat tiers, entreprend la coopération et les échanges militaires de diverses formes, et s'efforce d'établir un environnement de sécurité militaire caractérisé par la confiance mutuelle et la coordination.

  La formation d'une nouvelle situation de diplomatie militaire, ouverte, réaliste et active. La Chine a établi des relations militaires avec plus de 150 pays. Elle dispose d'un service d'attaché militaire dans 109 pays, et 98 pays étrangers ont un service d'attaché militaire en Chine. Depuis deux ans, la délégation militaire supérieure de l'armée chinoise a rendu visite à plus de 40 pays. Les délégations militaires supérieures de plus de 60 pays étrangers, comprenant le ministre de la Défense ou le chef d'état-major général, se sont rendues en Chine. Les armées chinoise et russe ont renforcé leur confiance stratégique mutuelle, et les visites de militaires haut placés ont été fréquentes ; les ministres chinois et russe de la Défense ont entamé une communication directe par voie téléphonique ; une réelle coopération à tous les niveaux et sur tous les plans a été approfondie. Les relations militaires sino-américaines se sont développées progressivement : une ligne téléphonique directe entre les ministères de la Défense de ces deux pays a été officiellement ouverte ; les échanges entre officiers militaires des deux pays ont eu lieu ; une coopération en archives militaires a été mise en place afin d'obtenir des informations sur les militaires américains disparus lors de la Guerre coréenne. Les relations sino-japonaises en matière de défense ont obtenu des avancées : les 7e et 8e consultations ont été tenues sur les thèmes de la défense et de la sécurité ; les escadres des deux pays ont réalisé une première visite mutuelle ; la première consultation d'experts a eu lieu pour établir un mécanisme de liaison maritime. Les échanges sur la défense ont été davantage développés entre la Chine et ses pays voisins, y compris les pays membres de l'ASEAN, l'Inde et le Pakistan. Une première consultation sur la défense et la sécurité a été entamée avec l'Inde. La Chine maintient toujours une libre voie de communication avec les départements de la défense et les armées des pays européens. La coopération militaire avec les autres pays en voie de développement a été renforcée.

  L'organisation des manœuvres et entraînements militaires conjoints multilatéraux ou bilatéraux. Depuis 2007, la Chine a organisé, avec une vingtaine de pays, plus de 20 manœuvres ou entraînements conjoints. En août 2007, dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai, six pays, qui sont la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, ont organisé dans les régions du Xinjiang en Chine et du Chelyabinsk en Russie une manœuvre conjointe visant à lutter contre le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme. C'est la première manœuvre conjointe aéro-terrestre d'envergure à laquelle l'armée chinoise participe à l'étranger. En juillet 2007 et juillet 2008, la Chine et la Thaïlande ont organisé, respectivement à Guangzhou en Chine et à Chiang Mai en Thaïlande, un entraînement conjoint antiterroriste d'opération spéciale des forces terrestres. En décembre 2007 et 2008, la Chine et l'Inde ont organisé, respectivement à Kunming en Chine et au Belgaum en Inde, un entraînement conjoint antiterroriste des forces terrestres. La Chine a organisé, avec 14 pays dont la Russie, le Royaume-Uni, la France, les Etats-Unis, le Pakistan, l'Inde et l'Afrique du Sud, des manœuvres maritimes bilatérales. En outre, la Chine a organisé des manœuvres maritimes multilatérales pour différents programmes et sous formes diverses. La Chine a organisé, en mars 2007, avec huit pays dont le Pakistan, une manœuvre maritime en mer d'Arabie appelée « Paix-07 » ; en mai 2007, avec huit pays dont Singapour, une manœuvre maritime multilatérale dans les parages de Singapour dans le cadre du Séminaire des armées de mer dans l'océan Pacifique ouest ; en octobre 2007, avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, une manœuvre conjointe de sauvetage maritime en mer de Tasman.

  Le développement de la coopération et des échanges dans le cadre de la formation des talents. Le nombre des étudiants militaires envoyés à l'étranger a augmenté. Ces deux dernières années, la Chine a envoyé plus de 900 étudiants militaires dans une trentaine de pays. 20 écoles militaires ont établi ou maintenu, respectivement avec des écoles dans plus de 20 pays, dont les Etats-Unis, la Russie, le Japon et le Pakistan, des relations d'échanges sectoriels. Plus de 4 000 militaires de 130 pays sont venus étudier dans les écoles militaires en Chine.

  Pour promouvoir la coopération et les échanges militaires et renforcer la confiance militaire mutuelle, le ministère chinois de la Défense a établi en mai 2008 un système de porte-parole. Le Bureau d'information du ministère de la Défense, nouvellement créé, publie d'importantes nouvelles à propos de l'armée chinoise par l'intermédiaire de conférences de presse ou de publications, régulières ou occasionnelles.

 

  XIV. Le contrôle des armements et le désarmement

  Le gouvernement chinois soutient et fait grand cas des efforts internationaux pour le contrôle des armements, le désarmement et la non-prolifération. Il prend des mesures effectives pour remplir ses devoirs internationaux, et s'applique à consolider et renforcer, conjointement avec la communauté internationale, le système existant régissant le contrôle des armements, le désarmement et la non-prolifération. Ceci tout en respectant l'objectif et le principe de la « Charte de l'Organisation des Nations unies » ainsi que d'autres normes de relations internationales reconnues de tous, et en agissant sur les bases de la sauvegarde de la stabilité stratégique internationale et de la promotion de la sécurité commune de tous les pays.

    Le désarmement nucléaire

  La Chine estime que tous les pays nucléaires doivent s'engager à détruire complètement et totalement les armes nucléaires, à cesser la recherche et l'invention de nouvelles armes nucléaires, et à réduire le rôle des armes nucléaires dans la politique de sécurité d'Etat. Les deux puissances possédant les arsenaux nucléaires les plus importants au monde doivent assumer à cet égard une responsabilité majeure et particulière. Elles doivent appliquer consciencieusement les traités conclus et poursuivre de façon visible et irrévocable la réduction de leurs arsenaux nucléaires de manière à établir les conditions nécessaires à la participation des autres pays nucléaires au processus de désarmement nucléaire.

  La Chine souhaite que le « Traité d'interdiction complète des essais nucléaires » (TICE) entre en vigueur dans le meilleur délai et continue à tenir son engagement de moratoire sur les essais nucléaires. La Chine soutient le travail du Comité préparatoire de l'Organisation du TICE et participe activement à l'édification du système d'observation international.

  La Chine a promis de n'utiliser, à aucun moment ni en aucune circonstance, l'arme nucléaire en premier, et s'est engagée sans aucune condition à ne pas utiliser ni menacer d'utiliser les armes nucléaires contre un pays ou une zone qui n'en possède pas. Elle appelle aussi les autres pays nucléaires à respecter les mêmes engagements et à mettre en place des instruments juridiques internationaux. La Chine a signé tous les protocoles des traités instituant des zones exemptes d'armes nucléaires. Elle est parvenue, avec l'ASEAN, à un point de vue unanime sur le protocole du « Traité de Bangkok instituant une zone exempte d'armes nucléaires en Asie du Sud-Est », et accueille favorablement la signature par les cinq pays de l'Asie centrale du « Traité de Semipalatinsk instituant une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale ».

  La Chine attache une grande importance au rôle de la Conférence de Genève sur le désarmement, soutient l'établissement d'un plan de travail global et équilibré pour entreprendre dans les meilleurs délais un travail substantiel sur le « Traité d'interdiction de la production de matières fissiles pour les armes nucléaires ou d'autres dispositifs nucléaires explosifs », sur la prévention de la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique, sur le désarmement nucléaire et sur la garantie de sécurité pour les Etats non dotés d'armes nucléaires.

  La Chine estime que le projet de défense antimissile globale nuira à l'équilibre et à la stabilité stratégiques, à la sécurité internationale et régionale, et jouera un rôle négatif dans le processus de désarmement nucléaire. La Chine suit ce projet avec une attention vive.

  L'interdiction des armes biologiques et chimiques

  La Chine remplit strictement ses obligations fixées par la « Convention sur l'interdiction des armes biologiques » (CIAB), soutient les efforts multilatéraux visant à renforcer son efficacité, et participe activement aux réunions annuelles des Etats parties et aux réunions du groupe d'experts. La Chine a instauré un système d'application juridique plutôt complet et créé des organismes d'application au niveau national. Elle présente régulièrement aux organismes qui soutiennent l'application de la Convention, des documents de publication concernant l'établissement des mesures de confiance, contribue au travail sur la sécurité biologique et sur le contrôle des épidémies, et développe activement la coopération et les échanges internationaux.

  La Chine remplit scrupuleusement les obligations stipulées dans la « Convention sur l'interdiction des armes chimiques » (CIAC). Elle a mis en place des organismes d'application aux niveaux national et local. Elle a soumis ponctuellement et dans leur intégralité les déclarations annuelles, la publication traitant de nouvelles découvertes d'armes chimiques abandonnées en Chine par le Japon, et les programmes nationaux annuels contre les armes biologiques et chimiques. Par ailleurs, elle a été contrôlée plus de 170 fois par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. En 1998, le laboratoire de chimie analytique de l'Institut chinois de recherche antichimique a été reconnu par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, suivi par le laboratoire de matière toxique de l'Académie chinoise de médecine militaire en 2007. En mai 2008, la Chine et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ont conjointement organisé à Beijing un stage de protection et d'aide. Pour promouvoir le traitement des armements chimiques abandonnés en Chine par le Japon, la Chine a aidé le Japon à faire une centaine d'enquêtes sur place et à récupérer plus de 40 000 armes chimiques abandonnées par ce dernier. La Chine presse celui-ci de remplir ses obligations et de démarrer au plus tôt le travail substantiel de destruction.

  La non-prolifération

  La Chine s'oppose fermement à la prolifération des armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs, et participe activement aux efforts internationaux contre la prolifération. Elle estime qu'il faut, concernant la non- prolifération, s'attaquer à ses manifestations comme à ses origines et procéder à un traitement intégral. La communauté internationale doit s'attacher à construire un environnement sécuritaire global et régional, caractérisé par la stabilité, la coopération et la confiance mutuelle. Elle doit aussi sauvegarder et renforcer l'autorité et l'efficacité du système international de non-prolifération et abandonner l'attitude à double critère. Il faut traiter les divergences grâce au dialogue et à la négociation, et harmoniser le rapport entre la non-prolifération et l'utilisation pacifique de la science et de la technologie. C'est-à-dire, garantir à la fois le droit d'une utilisation à caractère pacifique par tous les pays et prévenir efficacement la prolifération.

  La Chine a participé à tous les traités internationaux dans le domaine de non-prolifération et a rejoint toutes les organisations internationales concernées. Elle accorde une haute importance au rôle du « Traité sur la non- prolifération des armes nucléaires » (TNP), de la CIAB et de la CIAC dans la non-prolifération des ADM. La Chine encourage l'ONU à jouer son rôle comme il se doit dans la non-prolifération et exécute scrupuleusement les résolutions concernées du Conseil de sécurité.

  La Chine mise sur la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et encourage les pourparlers à six sur le dossier nucléaire de la Péninsule coréenne. Grâce à ses efforts, les six pays présents aux pourparlers ont adopté, respectivement en février et en octobre 2007, les « Actions de la phrase initiale pour l'application de la déclaration conjointe » et les « Actions de la seconde phase pour l'application de la déclaration conjointe ».

  La Chine se prononce pour une résolution pacifique de la question nucléaire de l'Iran par voies politique et diplomatique. Elle a participé plusieurs fois aux conférences des directeurs généraux politiques et des ministres des Affaires étrangères des six pays sur la question nucléaire de l'Iran. En avril 2008, elle a réuni à Shanghai les directeurs généraux politiques des six pays pour discuter du problème nucléaire iranien. D'ailleurs, elle participe activement au processus de l'Agence internationale de l'Energie atomique et à celui du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question nucléaire de l'Iran, tout en occupant un rôle constructif.

  La Chine attache une grande importance au contrôle des exportations en vue de la non-prolifération. Elle a mis en place un ensemble de lois et règlements sur l'exportation des produits nucléaires, biologiques et chimiques, des missiles, et des articles et technologies à double usage civil et militaire, et ne cesse de renouveler les lois concernées selon ses obligations internationales et le besoin du contrôle des exportations. La Chine a révisé le « Règlement sur le contrôle de l'exportation des produits nucléaires » en novembre 2006, le « Règlement sur le contrôle de l'exportation des produits et des technologies nucléaires à double usage civil et militaire » en janvier 2007, et la « Liste de contrôle de l'exportation des produits et des technologies nucléaires à double usage civil et militaire » en juillet 2007. Elle ne cesse de prendre des mesures afin de consolider l'application des lois dans le contrôle de l'exportation en vue de la non-prolifération.

  La Chine concentre tous ses efforts et son attention sur la coopération et les échanges internationaux en matière de non-prolifération et de contrôle des exportations. Elle a établi des mécanismes de consultations pour le contrôle des armements et la non-prolifération avec l'Union européenne et une dizaine d'autres pays, établit un dialogue de non-prolifération avec l'Organisme du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), et maintenu des dialogues et des échanges avec les mécanismes multilatéraux de contrôle d'exportation, tels que le Groupe d'Australie et l'Arrangement de Wassenaar.

  La Chine soutient les objectifs et les principes de l'Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire. En tant que pays fondateur de l'Initiative, elle a participé à toutes les réunions des pays membres. En décembre 2007, la Chine et les Etats-Unis ont conjointement organisé à Beijing, dans le cadre de l'Initiative, le Colloque sur la recherche de matériaux radioactifs.

  La prévention de la militarisation et de la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique

  La Chine préconise une utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique et s'oppose à sa militarisation et à la course aux armements dans cet espace. Les instruments juridiques internationaux déjà existants en la matière ne suffisent pas à prévenir efficacement la militarisation de l'espace extra-atmosphérique. La communauté internationale doit négocier un nouvel instrument juridique international, afin de remédier aux failles du système juridique existant.

  En février 2008, la Chine et la Russie ont conjointement soumis à la Conférence de Genève sur le désarmement, un projet de traité d'interdiction du déploiement des armes dans l'espace extra-atmosphérique, du recours à la force ou de la menace de recourir à la force contre des objets spatiaux. Elle espère une prompte discussion sur cette proposition et la négociation d'un traité le plus tôt possible.

  Le contrôle des armes conventionnelles

  La Chine remplit scrupuleusement ses obligations vis-à-vis de la « Convention sur certaines armes classiques » et des protocoles qui en dépendent, prend des mesures effectives pour que ses mines antipersonnel actives conforment aux normes techniques du protocole concernant les mines, pièges et autres dispositifs. Elle participe aussi activement aux négociations du Groupe d'experts gouvernementaux des Nations unies sur les bombes à sous-munitions et continue à promouvoir le travail préparatoire de la ratification du « Protocole sur les débris de guerre explosifs ». Elle ne cesse de participer au secours international en matière de déminage. Au cours de ces deux dernières années, elle a formé dans ce but, des techniciens de déminage pour l'Angola, le Mozambique, le Tchad, le Burundi, la Guinée-Bissau, le Nord et le Sud du Soudan. Elle a offert des équipements de déminage aux pays précédemment mentionnés ainsi qu'à l'Egypte et fourni des fonds d'action au Pérou, à l'Equateur et à l'Ethiopie.

  La Chine participe activement à la lutte internationale contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC) tout en appliquant consciencieusement le « Programme d'action sur les armes légères » et l'« Instrument juridique international de l'ONU sur l'identification et le traçage des ALPC illicites ». Elle a élaboré le règlement détaillé sur le marquage des ALPC. Elle a envoyé des experts se joindre au Groupe d'experts gouvernementaux des Nations unies sur le traité du commerce des armes.

  La transparence des dépenses militaires et l'enregistrement de transfert des armes conventionnelles

  La Chine attache depuis toujours une importance à la transparence des dépenses militaires, et consacre des efforts incessants pour augmenter la transparence militaire et la confiance militaire mutuelle entre tous les pays. Ayant participé depuis 2007 au système de l'ONU sur la transparence des dépenses militaires, elle présente chaque année à celle-ci les données fondamentales de ses dépenses militaires de la dernière année financière.

  La Chine a apporté une contribution considérable à l'établissement et au développement du Registre des armes conventionnelles de l'ONU. Depuis la mise en place de ce Registre, la Chine avait annuellement soumis ses rapports d'import-export des sept grandes catégories d'armes conventionnelles. Mais, elle a dû de suspendre son enregistrement de 1996 à 2007, car un certain pays enregistrait lui-même dès 1996 sa vente d'armes à Taiwan, ce qui représentait une violation de l'esprit de la résolution concernée de l'Assemblée générale des Nations unies, et allait à l'encontre de l'objectif et du principe de l'enregistrement. Ce pays ayant maintenant arrêté ses agissements, la Chine a recommencé en 2007 son enregistrement sur l'exportation et l'importation des sept catégories d'armes conventionnelles.