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Ouverture d'une exposition de documents sur les crimes de guerre de l'Unité 731 de l'armée d'invasion japonaise

Publié le:2015-08-28 | Source:le Quotidien du Peuple en ligne | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Le 15 août matin, au son de l'hymne national de la République populaire de Chine, joué et chanté à pleine voix, a eu lieu à Harbin la cérémonie d'ouverture d'une exposition révélant toutes les preuves relatives aux crimes de l'Unité 731 de l'armée d'invasion japonaise. Puis, appelé par une sirène d'alerte aux raids aériens à faire silence, tout le personnel a rendu hommage aux martyrs de la guerre, aux victimes de l'Unité de guerre bactériologique 731 et aux compatriotes tués pendant la guerre, suivis par des centaines de jeunes qui ont lu à l'unisson une « Déclaration de paix ». Les représentants des familles des victimes de l'Unité 731 et des représentants de tous horizons ont ensuite libéré des colombes de la paix, marquant l'inauguration de la nouvelle exposition sur les crimes commis par cette unité de sinistre réputation.

La nouvelle exposition du musée est divisée en six parties, à savoir la guerre bactériologique menée par le Japon, le quartier général de l'Unité 731 et la guerre bactériologique japonaise, les expériences humaines, le développement des armes bactériennes, la mise en œuvre de la guerre bactériologique, les preuves des destructions et le procès des coupables. Selon les informations, le nombre de vestiges présentés dans le nouveau hall d'exposition est 20 fois plus important que ce que l'on pouvait y voir avant.

La veille, au même endroit, a eu lieu, grâce au Musée sur les crimes de l'Unité 731, une cérémonie de donation du Fonds de secours aux victimes de la guerre bactériologique et chimique japonaise. Le fonds est utilisé pour fournir une assistance médicale aux personnes blessées ou infectées par des armes chimiques laissées pendant l'invasion de la Chine par les troupes japonaises.

C'est le premier fonds spécial d'aide aux victimes de la guerre bactériologique et chimique. Selon Wang Xinyue, Directeur de la Société chinoise de promotion du Programme Guangcai, « Bien que la guerre soit finie depuis 70 ans, toute une vie aura bien du mal à réparer les dégâts dont ont été victimes les personnes touchées par les armes chimiques japonaises. J'espère que cela permettra d'attirer une plus grande attention de la part de la collectivité, à davantage d'attention envers ces personnes, et à faire passer de la compassion, afin que les victimes puissent vivre avec plus de dignité et plus d'espoir ».

Ces derniers jours, alors que s'annonce le 70e anniversaire de la victoire dans la guerre contre le fascisme et de la guerre de résistance du peuple chinois contre l'invasion japonaise, la publication d'informations, d'ouvrages et autres moyens témoignant des crimes de l'Unité 731 de l'armée d'invasion japonaise diffusés dans le monde permet d'inciter les gens à ne pas oublier l'humiliation qu'a subie leur pays et à chérir la paix.

Le 11 août, les archives provinciales du Heilongjiang ont dévoilé au public un certain nombre d'archives issues de leurs collections témoignant de l'invasion japonaise, comme 96 documents sur les « groupes pionniers » de l'immigration d'invasion japonaise dans le Heilongjiang, 20 documents relatifs aux « livraisons spéciales » des forces de gendarmerie japonaises du Kanto à l'Unité 731, et 7 sur le recrutement forcé des « femmes de réconfort » par les Japonais.

La publication des documents concernant l'immigration japonaise couvre une période de temps allant de mars 1932 à février 1946, et certains sont montrés pour la première fois. Ils constituent des preuves irréfutables des actes criminels des « groupes pionniers » de l'immigration d'invasion japonaise dans le Heilongjiang. Ces 20 documents jettent un nouvel éclairage sur les atrocités commises par les envahisseurs japonais dans le cadre des « livraisons spéciales » des forces de gendarmerie japonaises du Kanto à l'Unité 731.

Selon Qi Xiujuan, archiviste de la Province de Heilongjiang, le développement d'armes bactériologiques par les envahisseurs japonais a toujours été « top-secret » et, en 1945, à la veille de la capitulation du Japon, le quartier général de la gendarmerie du Kanto en a détruit les preuves en toute impunité et sans le moindre remord. Les documents sur les « livraisons spéciales » de la gendarmerie du Kanto n'en sont qu'une très petite partie, mais les archives conservées constituent néanmoins les preuves irréfutables les plus originales et les plus authentiques sur les expériences bactériennes sur des êtres humains menées par l'Unité 731 des troupes d'invasion japonaises.

En outre, le Musée sur les crimes de l'Unité 731 des troupes d'invasion japonaise et l'Académie des sciences sociales de Harbin ont lancé conjointement sur une grande échelle une série thématique en 60 volumes intitulée « Archives sur les crimes de l'Unité 731 des troupes d'invasion de l'armée japonaise ». Cette série contient un grand nombre de textes précieux et de recherches universitaires. Comprenant près d'un million de caractères, certains documents sont publiés pour la première fois en Chine. Elle expose, sous tous ses aspects, les crimes de guerre bactériologique et les expériences humaines menées par l'Unité 731 en tant que représentant des envahisseurs japonais en Chine au cours de la Seconde Guerre mondiale ; c'est une référence importante pour l'étude de l'histoire des crimes de guerre bactériologique et des expériences humaines conduites par les Japonais.