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Chine: les bourses cherchent à attirer des investisseurs étrangers

Publié le:2012-09-25 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par: | Source:french.peopledaily.com.cn

  Les bourses de la partie continentale de la Chine ont envoyé des émissaires dans quelques pays étrangers, apparemment pour essayer d'attirer des investisseurs étrangers, un des plus récents efforts pour stimuler le marché national faible, ont déclaré hier des sources au Global Times.
Des responsables des bourses de Shanghai et de Shenzhen sont “en train de rencontrer des établissements d'investissement” aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, pour essayer de les convaincre d'investir sur le marché chinois des valeurs boursières, a annoncé mardi le Financial Times, citant trois personnes auxquelles on avait posé des questions à ce sujet.
“Nous ne disposons pas d'informations susceptibles d'être données à ce sujet”, a déclaré jeudi au Global Times Zhang Wei, chargé des relations publiques de la Bourse de Shanghai, sans pour cela démentir la réalité de cette “tournée”, menée rapporte-t-on, par des responsables de la Bourse de Shanghai.
Un employé de haut niveau de la Bourse de Shenzhen nommé Lin a confirmé au Global Times que de hauts responsables de la bourse “étaient actuellement en voyage d'affaires”, mais a refusé de donner plus de détails à ce sujet.
Depuis le début de l'année, les marchés boursiers de la partie continentale de Chine ont eu la pire performance du monde, avec un déclin de 7,94% de l'indice de Shenzhen et de plus de 6% pour l'indice de Shanghai entre janvier et août.
“Les investisseurs étrangers investissent généralement pour le profit. Etant donné que les marchés boursiers chinois sont à leur plus bas, cela a du sens pour les autorités d'encourager les investisseurs à investir sur ce marché”, a déclaré au Global Times Li Daxiao, directeur de l'Institut de recherche de Yingda Securities, faisant remarquer que la seconde économie mondiale avait encore enregistré une croissance de 7,6% au second trimestre de l'année, en dépit de la récession mondiale.
Cependant, M.Li a également dit que les précédents efforts des autorités pour stimuler le marché boursier en faisant appel à des investisseurs chinois, qui investissent dans le cadre des politiques et non pour le profit, s'étaient révélés inefficaces.
La Commission chinoise de régulation des valeurs boursières a annoncé au début d'août une réduction de 20% des frais de transaction pour les actions A à compter de ce mois, la troisième réduction de l'année.
Selon cette Commission, sur la base du volume des transactions de 2011, ces trois réductions pourraient économiser aux investisseurs 15,5 milliards de yuans ( 2,46 milliards $US) en frais de courtage cette année.
Et le plus gros fabricant d'acier du pays Baoshan Iron & Steel Co a fait savoir mercredi qu'il était prêt à racheter pour 5 milliards de yuans de ses actions, ce que l'on pense être de nature à stimuler le marché, après l'appel lancé le mois dernier par la Commission aux entreprises dont le cours des actions est plus bas que leur valeur nominale à racheter leurs propres actions.
Mais le prix de référence de l'indice composite de Shanghai était tombé jeudi à 2 024, 84 points (-2,08 %) et celui de Shenzhen avait chuté de 2,72 %.
Selon M.Li, un niveau aussi bas offre de bonnes possibilités aux investisseurs, mais comme les investisseurs chinois ne sont pas tentés par l'achat d'actions à un cours inférieur à leur valeur, “cela ne laisse aux autorités d'autre choix que de rechercher des investisseurs étrangers”.
En juillet, la Commission a promulgué un règlement selon lequel les QFII qualifiés peuvent dorénavant détenir jusqu'à 30 %, et non plus seulement 20 % comme actuellement, de parts combinées dans une compagnie citée sur le marché des actions A, décision visant à faciliter les investissements des QFII dans le marché des capitaux du pays.