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Répartition des revenus en Chine: une tâche finie et infinie

Publié le:2014-07-03 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Cai Fang | Source:, No2, 2014

  Dans la discution sur l’amélioration de la politique de répartition des revenus, le débat le plus vif est centré sur la relation entre équité et efficacité et la question de l’ordre des deux. Ce débat s’intéresse aussi aux politiques concernées, à la solution du grand écart entre les revenus, à l’attention accordée à la première répartition ou à la deuxième. Derrière ce débat, il réside le jugement sur la réalité de la répartition des revenus de Chine, la situation de la disparité entre les revenus. Le consensus là-dessus serait la base de prendre une décision importante pour réduire cette différence.

  1.Revoir la relation entre équité et efficacité

  “On ne se soucie pas du manque mais de l’inégalité.”a dit le Confuccius qui insiste sur l’inégalité. Ce qui n’est pas contradictoire avec notre proposition de bien faire le gâteau et de le partager bien. En effet, autrefois comme aujourd’hui, un gâteau bien fait est toujours la base indispensable du partage. Par exemple, dans les dix premières années du 21e siècle, Brésil et des pays latin-américains ont eu de grands progrès économiques, parallèlement, leur Gini Coefficient a considérablemement dimimnué. Après les années 70 du siècle dernier, la croissance économique des Etats-Unis se ralentit, en plus d’une politique préférentielle, le taux de l’appauvrissement s’est élevé, l’écart entre les revenus des habitants s’agrandit, de sorte que les Etats-Unis sont devenus, parmi les pays avancés, le pays qui ait la plus grande disparité des revenus et le Gini Coefficient le plus haut.

  Dans la Chine actuelle, on a constaté la relation étroite entre la répartition des revenus et l’orientation politique du gouvernement. Donc, le débat sur la relation entre équité et efficacité dure depuis des années. Avec l’évolution du temps et de la répartition des revenus, les avis sont très partagés et les débats plus vifs.

  La question équité et efficacité a été posée à l’époque de l’éonomie planifiée où règnaient l’égalitarisme et le manque d’incitation. Le phénomène qu’on appelle “manger à la même marmite” se voyait partout, le chemin vers la prospérité était bouchée théoriquement et pratiquement. Au début des années 80 du 20e siècle, Deng Xiaoping a lancé son opinion de permettre de s’enrichir à une partie de la population pour arriver enfin à la co-prospérité. En même temps, a vu le jour la théorie officielle “Efficacité d’abord, sans négliger l’équité”. Depuis 1993, la 3e Session du 14e Congrès du PCC a lancé cette théorie, elle est largement bien reconnue et vise à éliminer les défauts de l’ancien régime, à encourager l’efficacité et l’initiative des travailleurs.

  A mesure que le mécanisme du marché devient la forme basique de la répartition des ressources et des revenus, l’écart entre régions, villes-campagnes, départements et membres de la société devient plus grand, on commence à faire attention à la répartition équitable des revenus. En particulier, la disparité des revenus et l’appauvrissement sont dus à des problèmes du système. Aussi beaucoup ont-ils proposé de donner le privilège à la répartition équitable. Le gouvernement a aussi réagi en se prononçant pour son attention à la relation entre l’équité et l’efficacité.

  D’habitude, beaucoup considèrent l’efficacité et l’équité cmme une contradiction incompatible. En fait, cette idée vient du livre connu de Arthur M. Okun, <Equality and efficiency- The Big Tradeoff >(1987). Mais la traduction en chinois du sous-titre a été mal faite parce qu’elle implique un détour du sens original. Dans la plupart des traductions en chinois, « The Big Tradeoff» est traduit en « un grand choix», tandis que le sens original implique « l’incompatibilité».

  La contradiction et l’incompabilité dans cette relation conduisent facilement à un malentendu, une oscillation politique, une tendance extrême dans la répartition des revenus. Ce qui n’est pas favorable pour mettre en valeur le mécanisme de la première répartition des revenus et le rôle de la politique de la deuxième répartition des revenus, ou bien ce qui risquerait de remplacer la politique de la répartition des revenus par le populisme. Dans certains pays, l’incompabilité entre l’intention politique et le résultat politique a provoqué des conséquences misérables.

  Cette idée fausse a désorienté la politique de la répartition des revenus. Il y a deux écarts, l’un dans la première répartition des revenus, l’autre dans la seconde répartition des revenus, ni l’un ni l’autre ne doivent pas être négligés. Mais, si on considère l’équité et l’efficacité comme contradictoires, soit la seconde répartition des revenus est négligée sous prétexte de l’efficacité, soit la seconde répartition des revenus est exagérée pour ne pas prendre en compte l’écart grandissant entre les revenus dans la première répartition des revenus. Ce n’est pas une solution efficace.

  L’efficacité et l’équité sont toutes nos objectifs. Assurer l’ecfficacité est la condition clé pour encourager les travailleurs à participer aux activités économiques, c’est aussi le noyau d’un mécanisme d’encouragement. En même temps, l’équité est aussi notre objectif, c’est aussi le critère pour mesurer l’efficacité. L’efficacité et l’équité ne sont pas contradictoires. Pour avoir l’efficacité, on doit faire un grand gâteau pour avoir la base matérielle de la répartition équitable et permettre un partage des fruits du développement économique. Et seule la répartition des revenus équitable pourra assurer l’efficacité, c’est aussi la finalité de l’efficacité. Mais l’efficacité et l’équité ont chacune son privilège, l’équilibre ne peut pas se réaliser toute seule.

  Pour tenir compte à la fois l’efficacité et l’équité, il faut savoir choisir l’ordre du privilège et une politique préférentielle, conformément au concept de développement scientifique et selon les contradictions principales de différentes étapes de développement. Quels sont les problèmes les plus saillants dans la répartition des revenus en Chine ? Quelles sont les difficultés de la réforme de la répartition des revenus? Quelle serait la percée de la réforme pour avoir l’efficacité réelle? Nous allons mener une discution sur ces problèmes en tenant compte des règles et des contradictions dans la répartition des revenus en Chine.

  2.Facteurs contradictoires qui influencent la répartition des revenus

  Kuznets, lauréat du Prix Nobel de l’économie, a constaté que l’écart entre les revenus tend à se réduire après le tournant, malgré sa croissance due au développement économique. Cette découverte s’appelle « inverted U curve de Kuznets»(1955). Jusqu’auhourd’hui, sont contradictoires les expériences pour et contre cette observation, ce n’est tout au plus qu’une hypothèse. Il faut avouer qu’il existe de divers facteurs qui influencent la répartition des revenus, et cette diversité est due à la différence du système économique de l’Etat, aux étapes du développement et à l’orientation politique. Malgré le constat de Kuznets, ces facteurs se manifestent forcément de façon diverse.

  Avec le changement du développement économique de la Chine, la disposition de la répartition des revenus a connu aussi son évolution. Dans l’ensemble, il y a 3 facteurs qui influencent la répartition des revenus, ces facteurs ont un effet d’agrandir ou de réduire l’écart entre les revenus. Leur rôle varie d’une étape à l’autre, et le résultat de leurs efforts conjoints tracera la trajectoire spécifique de changement dans la répartition des revenus.

  Premièrement, avec le développement du marché de main-d’oeuvre, l’écart entre les revenus s’agrandit à cause de la différence des ressources humaines entre les individus. Dans certaines mesure, cet effet incite l’initiative des travailleurs et les encourage à recevoir l’éducation. La réforme et la croissance économique en Chine ne se passent pas dans la même région ni à la même heure. Donc, les chances du développement économique ne sont pas égalitaires dans toutes les régions et pour tout le monde. Il est certain que les niveaux de revenus ne sont pas à la même hauteur. Même s’il y avait une même occasion, la situation de famille, l’âge, le sexe et l’éducation reçue ne sont pas les mêmes, cela entraîne naturellement un écart sur le chemin vers la prospérité.

  La rentabilié de l’éducation est le sujet fréquent dans la discution des économistes, elle est l’écart entre les revenus causé par la différence de qualité, elle est le pourcentage rapporté par chaque année rajoutée au nombre d’années d’éducation. Cette rentabilité comprend deux parties : rapport individuel et rapport social. Lorsque le salaire n’est pas déterminé par le marché de main-d’oeuvre, la capacité individuelle peut aussi créer des valeurs supplémentaires. Mais la plupart de ce rapport indviduel est prise par la société et non par le travailleur. Il existe un manque d’encouragement de récompense pour le travailleur, un manque d’encouragement de travail créatif et un manque d’éducation.

  La figure 1 montre que, à mesure de la réforme et de l’ouverture, avec le perfectionnement du mécanisme d’encouragement à l’intérieur de l’entreprise et celui du marché de main-d’oeuvre, la capacité individuelle est récompensée et, pour tous les revenus de l’éducation (addition de récompenses sociale et individuelle), la récompense individuelle prend une proportion de plus en plus grande. Par exemple, un savant chinois (Wang Zhong) a prouvé que, d’après leur micro-calcul, le taux de récompense individuelle s’élève de 1,2% en 1989 à 2,2% en 1993, de 3,8% en 2000 à 8,9% en 2006. Cela ne veut pas dire que la récompense de la capacité individuelle s’augmente d’année en année. En effet, au total des récompemses de capapcité individuelle, la partie prise par le travailleur s’augmente graduellement. Ce changement est sans aucun doute le résultat du développement du marché de main-d’oeuvre. Bien que l’écart entre les revenus soit agrandi, ce changement est une incitation positive.

  Cependant, l’augmentation de récompense individuelle a son effet négatif d’agrandir la disparité entre les revenus. Certains savants ont découvert que le rapport de l’éducation pour les couches les mieux rémunérées est largement supérieur à celui des couches moins bien payées. Et le système social permet aux couches les mieux rémunérées d’avoir davantage de chances de l’éducation. Par exemple, à cause de la disparité de répartition des ressources éducatives publiques, les grandes villes ont plus de chances que les moyennes et petites villes pour l’éducation et la qualité de l’éducation. Les couches les mieux rénumérées ont plus de relations sociales et même de privilèges pour permettre à leurs enfants d’accéder à l’éducation. Ainsi, l’écart entre les revenus n’est pas juste, il provoque une inefficacité des investissements éducatifs et aussi laisserait la pauvreté de génération en génération.

  Deuxièmement, à mesure que se multiplient les occasions d’emploi des citadins, surtout celles pour les mains-d’oeuvre de la campagne, on voit une réduction des écarts des revenus entre les villes et campagnes et une amélioration de la répartition des revenus. Bien que les premiers emplois sont souvent pris par les personnes plus compétentes, l’augmentation des emplois pourront satisfaire graduellement les besoins des autres travailleurs.

  Au cours de la réforme et de l’ouverture, la Chine se situe dans une époque de l’économie duale, les mains-d’oeuvre se reconvertissent vers l’économie non-agricole, les emplois se multiplient de sorte que les familles et travailleurs ordinaires peuvent partager le fruit de la croissance économique. Les travailleurs migrants sont mieux payés que lorsqu’ils étaient à la campagne, cela a réduit plus ou moins la pauvreté de la campagne et l’écart entre villes et campagnes. La répartition égalitaire des terres est la base du système d’exploitation forfaitaire à base familiale, qui permet aux agriculteurs de choisir librement leur lieu de travail et une meilleure rémunération. Donc, les revenus des familles paysannes peuvent s’augmenter même si le taux de salaire ne change pas. On peut voir l’augmentation des revenus et la réduction de l’écart entre villes et campagnes à travers les trois points suivants :

  D’abord, la circulation des mains-d’oeuvre a réduit la pauvreté. Sauf les familles qui n’ont pas assez de mains-d’oeuvre et qui sont moins capables, leur pauvreté est due à l’insuffisance d’emploi. De plus, d’après les études passées, les postes non-agricoles sont souvent pris par les personnes qualifiées ou celles qui ont des relations sociales importantes. La plupart des familles pauvres n’ont pas accès à ces postes. Donc, aller travailler en ville signifie une chance d’avoir une rémunération plus haute. Les enquêtes ont montré que, pour les familles pauvres, le travail en ville leur a augmenté le revenu familial de 8,5% à 13,1%( Du et al.,2005).

  Ensuite, le salaire des travailleurs migrants a contribué à l’augmentation des revenus des familles paysannes. D’après le Bureau national des statistiques, le revenu net des familles paysannes est divisé en 4 parties : revenu du salaire, revenu de l’exploitation familiale, revenu des capitaux et revenu de transfert. La multiplication du travail hors de la campagne a remarquablement augmenté le revenu du salaire des familles paysannes, ce revenu constitue la source principale. Selon les statistiques officielles, la proportion du revenu du salaire a augmenté de 20,2% en 1990 à 42,5% en 2011. Dans l’augmentation du revenu net d’une année, le revenu du salaire représente 50,3%.

  En fait, les statistiques ont négligé une grande partie du revenu de salaire. Car le recensement officiel se déroule séparément en ville et à la campagne. Les familles paysannes qui ont totalement déménagé en ville et les membres de familles qui travaillent en ville ne sont pas inclus dans le recensement dans les villes, mais ils ne sont pas inclus non plus dans le recensement à la campagne. Donc, le revenu de leur travail est largement sousestimé. D’après des enquêtes régionales, le revenu disponible par habitant dans les villes est surestimé de 13,6%, le revenu net des paysans est sousestimé de 31,2%(Gao Wenshu, 2011).

  Le transfert de main-d’oeuvre pourra enfin éliminer l’offre infinie de main-d’oeuvre à l’étape de l’économie duale. Lewisian Turning Point est le tournant symbolique. Ce point tournant signifie la pénurie de main-d’oeuvre due à l’absence de l’augmentation de rémunération. Après ce tournant, le revenu des travailleurs migrants et des familles paysannes s’est considérablement augmenté, l’écart entre ville et campagne se réduit en même temps. Comme l’écart de revenu entre ville et campagne est le facteur important qui influence la disparité de la répartition de revenu en Chine, la réduction de l’écart de revenu entre ville et campagne permettra de faire disparaître dans l’ensemble la disparité de rémunération.

  Troisièmement, les phénomènes nés au cours de la réforme ou avant la perfection de la réforme agrandissent l’écart entre revenus ou l’empêchent de se réduire. La seule solution est d’approfondir la réforme du système économique et des politiques sociales. Pour élever l’utilité des ressources naturelles et des biens, une partie des biens nationaux sont privatisés, des ressources minières sont passées dans la main des individus ou groupes, les intérêts provenant de la terre parviennent à des individus ou entreprises. Le résultat: les ressources et biens sont divisés ou partagés, le systès de la propriété de l’Etat est en réalité sans propriétaire, il appartient à des individus ou groupes, et pour ainsi dire, devient le revenu individuel.

  Cette répartition des resources et biens est hors de contrôle, l’opération en est anormale et opaque, même illégale. Les intérêts qui s’en résultent deviennent des revenus obscures dont la répartition se fait d’une façon extrêmement inégale. Cela constitue une cause importante de la disparité dans la répartition des revenus. Selon les experts, si on met ces revenus obscures de l’année 2008 dans les stastitiques actuels des revenus, le revenu disponible par habitant re-évalué sera 3,19 fois de plus, dont 80% se trouvent dans les couches les plus rémunérées.

  2. Origines systématiques de la disparité des revenus

  Il est important de juger si le tournant de Kuznets a apparu en Chine. Mais les avis sont très partagés, car il existe vraiment des facteurs si indéterminés qu’on ne peut pas répondre par un simple oui ou non. D’après les statistiques officielles, nous prenons l’écart entre les villes et campagnes et le Gini Coefficient pour faire la description de l’évolution de la répartition des revenus. Dans l’ensemble, l’écart entre les revenus a connu une augmentation, le Gini Coefficient économique a apparu en Chine, c-à-d, avec la pénurie de main-d’oeuvre et l’augmentation de salaire, l’écart entre les revenus est réprimé et même réduit (V. Figure 2).

  Cependant, dans la situation indiquée dans les statistiques, la Chine attache encore une grande importance à la répartition des revenus, le peuple n’en a pas vu l’amélioration. Pour bien décrire et connaître le changement de la répartition des revenus, nous pouvons diviser l’écart entre les revenus en deux parties : l’une est l’écart des revenus du marché de main-d’oeuvre, l’autre est l’écart des revenus sociaux. Les statistiques ci-dessus montrent que l’écart des revenus du marché de main-d’oeuvre tend à se réduire, cela correspond à la prévision de Gini Coefficient. Cependant, l’écart des revenus sociaux reste invariable.

  Le problème réside dans la différence entre les leux écarts, la cause principale est la disparité de la répartition des revenus hors des éléments de travail. Les savants croient que la disparité de la répartition des revenus est une des origines des risques sociaux latents. En réalité, selon la figure 2,nous pouvons poser deux questions concernant la répartition des revenus.

   Premièrement, la Figure 2 n’a pas tenu compte des revenus obscures hors des statistiques. Si on prend en considération cet élément, on peut dire que le changement radical de la répartition des revenus n’est pas arrivé. L’origine de cet écart implique le domaine important de la réforme. D’après l’enquête par prélèvement d’échantillons des familles, les familles recensées ont donné dans le formulaire leur revenu principal : revenu du travail et revenu légal du transfert des capitaux. Mais les revenus obscures ne sont pas dans ce recensement. Donc, nous pouvons rajouter ce revenu obscure dans les revenus des familles recensées(Wang Xiaolu, 2011), pour voir quel changement cela pourra donner. Sous une hypothèse nécessaire et raisonnable, on pourra avoir une réponse symbolique et possible.

  Deuxièmement: nos statistiques se basent sur le revenu moyen par habitant, les revenus obscures se répartissent dans les différents groupes de chaque année (ici principalement deux groupes : 10% qui sont les moins bien payés, 10% qui sont les mieux payés). En 2008, la proportion des revenus obscures de chaque groupe est pareille au chiffre de Wang Xiaolu, le même calcul se fait jusqu’en 2010. De la même façon, nous avons revu le revenu disponible par habitant selon le prix invariable. Notre objectif est de voir le changement de la répartition des revenus après le rajout des revenus obscures, le niveau réel des revenus de chaque groupe n’est pas pris en compte. C’est pourquoi cette hypothèse est rationnelle. Et puis, nous calculons la différence entre les 10% des moins bien payés et les 10% des mieux payés pour en faire une comparaison selon les statistiques des revenus.

  Il faut noter que cela ne signifie pas la négation de l’exactitude des statistiques des revenus moyens par habitant, nous n’avons pas besoin d’évaluer le volume réel des revenus obscures. L’important c’est d’expliquer les deux questions suivantes : Premièrement, au cas où la répartition des ressources et des biens serait opaque, anormale et inégale, il existe ces immenses revenus obscures qui influencent la réelle répartition des revenus. Deuxièmement, si on rajoute les revenus obscures aux statistiques des revenus, théoriquement, la disparité dans la répartition des revenus, au lieu de se réduire, sera plus grave.

  4. Finir la tâche de la réforme auxiliaire

  Théoriquement, si on croit que le tournant de Kuznets est déjà arrivé et qu’on néglige les conséquences sociales et économiques résultant de l’inégalité dans la réalité, cela nuirait au ciblage des politiques. Si on ne voit que l’existence de l’écart entre les revenus sans toucher l’origine de ces problèmes, cela désorienterait les politiques. Si, par exemple, on ne peut pas prouver que la disparité dans la répartition des ressources et des biens est à l’origine de l’écart entre les revenus, il risquerait de conduire à la parité des salaires, à la redistribution sur la base de la dépendance des revenus du travail. Au lieu de toucher les groupes possédant des ressources de façon irrationnelle, cela nuirait à la classe moyenne, et de plus, n’ égligerait les abus et risques latents causés par la disparité de la redistribution des ressources.

  Etant donné que l’origine principale de l’empirement de la répartition des revenus est la disparité des revenus de capitaux et de propriété, la solution doit se trouver dans l’augmentation, le stock et le flot des revenus. Pour résoudre le problème de l’inégalité causée par l’augmentation, il faut appliquer la loi dans un esprit de justice pour l’exploitation du terrain et des ressources minières, réglémenter l’ordre afin d’empêcher l’intervention des pouvoirs. Pour éviter la privation des intérêts des paysans au cours du changement de statut rural en statut citadin, il faut accélérer la détermination de droit des terres prises en charge forfaitaire et du terrain d’habitation. Tout cela pour éviter de nuire aux droits réels des paysans, quelle qu’en soit la façon. Pour éviter que les biens nationaux deviennent individuels ou ceux des groupes, il faut préciser et délimiter la propriété, réglémenter son changement. Eliminer le plus possible le pouvoir des dirigeants de distribution des biens, renforcer le contrôle, intensifier la vigueur de l’anti-corruption, ce sont des solutions radicales. Pour résoudre les problèmes existant dans la distribution irrationnelle, on peut utiliser les moyens fiscaux pour régler la répartition des revenus. Les droits de succession et la taxe d’habitation doivent sortir le plus vite possible. Encourager et pousser les employers à posséder des actions, cela pourra avoir la parité dans la possession des capitaux. Pour résoudre le problème du flot des revenus causé par la disparité dans la possession des capitaux, il faut prendre en compte la haute proportion des impôts indirects et la basse proportion des impôts directs dans la structure fiscale de Chine, pour augmenter la progression fiscale et régler efficacement les revenus trop hauts.

  D’ailleurs, il faut aussi avoir des effets de longue durée dans les domaines suivants. D’abord, le changement du marché de main-d’oeuvre est très important pour améliorer la répartition des revenus. L’arrivée du Lewisian Turning Point donne une base essentielle de la réduction de l’écart entre les revenus de salaire. Multiplier les emplois, assurer l’égalité dans les chances d’emploi, augmenter la participation du travail, ce sont toujours des moyens importants pour améliorer la répartition des revenus. Cependant, la réelle réduction de l’écart des revenus de salaire dépend du système du marché de main-d’oeuvre, y compris les lois et règlements de l’Etat, tels que les systèmes de SMIC, de syndicats, de négociation collective de salaire, et leurs construction et perfectionnement.

  Ensuite, la politique gouvernementale de redistribution des revenus et celle de l’amélioration des conditions de vie favorisera la réduction de l’écart entre les revenus. Le gouvernement attache une grande importance à la vie du peuple et a eu de bons résultats. Mais ces résultats sont partiellement contrebalancés par la disparité dans la distribution des resources. Donc, il faut réglémenter effectivement la politique de la répartition des revenus, c-à-d, tout en gardant l’égalité de résultat dans toutes les politiques, éliminer davantage l’influence des groupes d’intérêts acquis sur la politique de la répartition des revenus, pour que la distribution, la possession et l’utilisation des ressources soient hors de perturbation et enfin, arriver à l’égalité des chances.

  Troisièment, avoir plus de tolérance et d’égalité d’éducation est la solution radicale de réduire l’écart entre les revenus et d’empêcher l’appauvrissement de père en fils. Pour élever la qualification et la compétence de travail du peuple, il faut donner plus de poids à la justice et à l’égalité, pour résoudre la disparité dans l’éducation entre villes et campagnes, entre les régions et les groupes d’intérêt. La mondialisation et le progrès technologique ont une tendance latente de mettre en marge les travailleurs moins qualifiés. Élever globalement le niveau d’éducation, assurer l’augmentation continue des capitaux humains pour tous les travailleurs, c’est le moyen le plus efficace pour éviter ces phénomènes.

  Enfin, pour améliorer la répartition des revenus, le gouvernement doit chercher à garder l’équilibre entre croissance économique et politique de redistribution. En Chine, l’écart entre les revenus est trop grand, les services publiques ont trop de dettes, tout cela demande au gouvernement de renforcer, pendant un certain temps, la puissance de redistribution dans les services publiques. En particulier, le gouvernement doit jouer un rôle plus actif et dominant pour réaliser l’égalité dans les services publiques. Mais garder la croissance économique convenable est toujours une tâche inévitable. Dans l’application de la politique de redistribution, il faut réglémenter efficacement les hauts revenus dans un esprit de justice, cultiver la classe moyenne et améliorer les conditions de vie des gens de faible revenu. En même temps, il faut aussi éviter l’arbitraire des politiques, pour ne pas blesser l’enthousiasme de l’emploi, de la consommation rationnelle, de l’accumulation des capitaux et de l’invertissement.