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DISCOURS PRONONCÉ À LA RÉUNION DE CONCLUSION CONCERNANT LA CAMPAGNE D’ÉDUCATION ET DE MISE EN PRATIQUE DE LA LIGNE DE MASSE DU PARTI

Publié le:2015-03-20 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Xi Jinping | Source:Publié dans le Quotidien du Peuple du 9 octobre 2014

Camarades,

  Nous tenons cette réunion pour faire le bilan de la campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse du Parti, et prendre les dispositions nécessaires pour consolider et étendre les acquis de cette campagne, renforcer l’édification du style de travail du Parti et faire progresser intégralement la lutte visant à faire régner la discipline dans les rangs du Parti.

  Mener dans tout le Parti une campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse du Parti axée sur les valeurs de dévouement au peuple, de pragmatisme et d’intégrité est une décision stratégique prise par le XVIIIe Congrès du Parti. Le Comité central du Parti y a attaché une haute importance, et en vue de son plein succès, a mené au préalable des enquêtes approfondies et fait tous les préparatifs nécessaires en montrant une détermination inébranlable.

  La campagne a démarré en juin 2013, en deux étapes, et a été menée méthodiquement et du haut vers le bas. Elle est maintenant pratiquement terminée. Les organisations du Parti à tous les échelons, ainsi que les membres et cadres du Parti, répondant chaleureusement à l’appel du CC du Parti et convaincus de sa grande importance, y ont pris part avec enthousiasme. La campagne qui a trouvé un écho et un soutien chaleureux de la part des larges masses populaires, s’est déroulée de façon ordonnée du début à la fin. C’était donc une campagne approfondie et très fructueuse, qui a entièrement atteint ses objectifs.

  Premièrement, les membres et cadres du Parti ayant reçu une éducation approfondie en matière de point de vue marxiste sur les masses, ont acquis une plus haute conscience et une plus grande détermination à appliquer la ligne de masse du Parti. Cette campagne leur a donné le « calcium spirituel » nécessaire et leur a fait mieux comprendre que le peuple est le créateur de l’histoire, que notre Parti est venu du peuple et y prend racine, et que tous les cadres, quel que soit leur rang, sont les serviteurs du peuple et doivent servir celui-ci de tout cœur. Les membres et cadres du Parti se sont rapprochés davantage des masses sur le plan des sentiments, prêts maintenant à partager leur vie, leurs joies et peines, et à travailler à leurs côtés. Ayant acquis une meilleure méthode pour appliquer la ligne de masse, ils voient plus clairement leurs insuffisances dans leurs relations avec les masses, ainsi que dans les services offerts à celles-ci, et ils sont, de ce fait, plus aptes à les servir. Ils ont souligné qu’ils avaient maintenant retrouvé le point de vue sur les masses, adopté une juste position, celle des masses, et renforcé leur conscience sur l’objectif fondamental du Parti. Un grand nombre de membres et cadres du Parti ont reçu un coup fort qui leur a fait comprendre leurs erreurs du passé : leur unique but était de soigner leur image personnelle, sans jamais tenir compte des réactions des masses, craignant seulement que leur « contribution » ne soit ignorée de leurs supérieurs. Ils avaient fait trop de calculs pour leur intérêt personnel en s’estimant trop et en sous-estimant les masses. Maintenant, les masses populaires sont contentes : les cadres sont plus accessibles, les problèmes se règlent plus facilement, les mesures politiques sont mieux appliquées et plus nombreux sont les membres et cadres du Parti avec qui on peut s’épancher.

  Deuxièmement, les « quatre vices » que sont le formalisme, l’esprit bureaucratique, l’hédonisme et le goût du luxe ont été efficacement combattus, tandis que les problèmes qui préoccupaient le plus la population ont reçu des solutions efficaces. À la Conférence nationale sur la campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse du Parti, tenue le 18 juin 2013, j’ai évoqué les diverses manifestations de ces « quatre vices ». La campagne a donc commencé par s’attaquer à ces problèmes, c’est-à-dire, faire des recherches pour déceler l’origine des problèmes afin d’exercer un contrôle radical sur les « quatre vices » et d’endiguer leur tendance à l’expansion ; elle a attiré l’attention de l’opinion publique en déclarant qu’elle visait à améliorer le style de travail et à faire régner une stricte discipline au sein du Parti, et elle a réussi des percées par des opérations ciblées ; tous ces efforts ont permis de donner un coup d’arrêt à la propagation des « quatre vices ». C’est ainsi que du sommet à la base et dans tous les secteurs d’activité, le nombre des réunions, des documents officiels, des activités de concours et d’évaluation des résultats du travail, et des cérémonies ou banquets de bienvenue a été fortement réduit. Les voitures de fonction, les bureaux et les logements qui étaient utilisés ou occupés en violation des règlements ont fait l’objet d’un réexamen général ; les « trois frais publics courants » [missions à l’étranger (ou à Hong Kong, Macao et Taiwan), acquisition et utilisation de voitures de fonction et réceptions officielles] ont été réduits à tous les échelons ; la construction de bâtiments de bureaux, de salles de conférence et de résidences a été interdite. Nous avons aussi rigoureusement interdit les offres de gâteaux de lune, de cadeaux pour les fêtes et le Nouvel An, ainsi que l’envoi de cartes de vœux, payés par la caisse d’État. Nous avons énergiquement combattu les « pratiques malsaines dans les clubs » et la corruption dans les centres de formation. Des phénomènes néfastes, tels que « fonctionnaires nus » (fonctionnaires qui envoient toute leur famille à l’étranger), « fonctionnaires externes » (fonctionnaires qui font négligemment leur travail), perception d’une rémunération pour un emploi fictif, acceptation d’ « enveloppes rouges » et de cartes d’achat, organisation coûteuse de stages de formation et cumuls de postes dans des entreprises industrielles par des cadres dirigeants du Parti et de l’État, ont fait l’objet de critiques et de sanctions sévères. La poursuite égoïste de l’intérêt personnel par divers moyens vulgaires, ainsi que la paresse et le laxisme dans le travail, ont été largement sanctionnés. On a constaté une nette amélioration quant aux phénomènes malsains comme la séparation d’avec la réalité et les masses, la dilapidation et le gaspillage. Le style de travail du Parti et du gouvernement, ainsi que les mœurs sociales, a beaucoup changé. Et nombreux sont des membres et cadres du Parti qui ont déclaré que la lutte contre les « quatre vices » a amélioré leur « état de sous-santé » et les a affranchis des activités de cérémonie de tout genre, et qu’ils avaient maintenant davantage d’énergie pour travailler et servir les masses populaires. Des camarades ont souligné que cette campagne a éduqué les cadres tout en protégeant et sauvant certains d’entre eux.

  Troisièmement, l’excellente tradition de la critique et de l’autocritique a été remise à l’honneur et développée, et des moyens efficaces ont été explorés pour une vie politique plus sévère au sein du Parti dans le nouveau contexte. Les membres et cadres du Parti ont tout fait pour découvrir les problèmes et en trouver les causes, et leur auto-examen a vraiment touché là où se trouvaient les maux. Les dirigeants et les dirigés ont procédé à la critique ouvertement, sans dissimuler leurs points de vue et sans tenir compte de leur rang. Les membres d’une équipe dirigeante ont procédé à la critique en dehors de toute considération de personne, sans vouloir se cacher derrière un rideau ou une certaine protection. Au cours des réunions démocratiques thématiques et des séances de critique et d’autocritique, on a fait preuve de sincérité et de franchise, chacun a exposé ses opinions et ses critiques ouvertement, en allant droit au but, sans détour, pour toucher au fond du problème ; ce qui a fait rougir ceux qui étaient fautifs, leur a permis de se soigner et les a encouragés à aller de l’avant. Les membres et cadres du Parti sont unanimement d’avis qu’ils se sont aguerris en vivant une vie politique sévère au sein du Parti, se disant avoir été purifiés par un baptême idéologique et touchés jusqu’au fond de leur âme. Beaucoup de camarades ont indiqué qu’ils ont réécrit à plusieurs reprises leurs rapports sur l’examen de leurs comportements, et que chaque correction constituait pour eux une autocritique et un  nouveau réveil. Et beaucoup de jeunes membres et cadres du Parti ont déclaré avec émotion que cette campagne représentait pour eux un « rattrapage de cours » et qu’elle leur a fait comprendre ce que c’est que la vie politique au sein du Parti et comment vivre cette vie.

  Quatrièmement, les règlements contribuant au changement et à l’amélioration du style de travail sont devenus plus perfectionnés et se sont dotés, de ce fait, des capacités d’application et d’une force contraignante plus grandes. Dans cette campagne, nous avons fait attention aussi bien à rejeter ce qui est périmé qu’à encourager ce qui est nouveau, l’accent étant mis sur l’adoption de nouveaux règlements indispensables. C’est ainsi que les autorités centrales ont promulgué une série de règlements dont notamment le Règlement sur la pratique du régime de stricte économie et la lutte contre le gaspillage dans les organismes du Parti et de l’État, le Règlement sur la gestion des réceptions officielles sur le territoire chinois et le Règlement sur la réforme de l’utilisation des voitures de fonction. Conformément aux « huit recommandations » du CC du Parti, les divers échelons administratifs et des organismes du Parti ont élaboré ou révisé des dispositions et règlements concernant l’obligation de rester en étroit contact avec la population et de la servir, ainsi que le contrôle du fonctionnement du pouvoir, renforçant ainsi la « cage institutionnelle » et la contrainte sur le mauvais style de travail. Ce qui a contribué à renforcer la conscience du respect des règlements et de l’exercice du pouvoir en conformité avec les règlements, réduisant ainsi les cas de violation des règlements établis. Beaucoup de cadres dirigeants ont dit qu’ils n’osaient plus minimiser les problèmes des « quatre vices » qui leur étaient plutôt habitués dans le passé. Il n’est plus maintenant possible qu’une seule personne prenne une décision, à elle seule, sans consulter les intéressés ; on est maintenant plus prudent quant aux invitations à accepter, aux relations à établir ou aux actions à adopter ; on resserre soi-même dans sa tête ses « étaux idéologiques ».

  Cinquièmement, des percées ont été réalisées au sujet des problèmes touchant aux intérêts directs de la population, les assises de l’administration du Parti s’en sont trouvées consolidées. Le style de travail est, dans son essence, une question de relations entre le Parti et les masses populaires, c’est-à-dire qu’il faut absolument maintenir entre eux des liens de chair et de sang. Répondant aux préoccupations de la population, cette campagne a essayé de résoudre la question du « dernier kilomètre » existant dans les relations avec la population pour mieux servir celle-ci. Une bonne tendance s’est donc produite : les ressources humaines, les fonds et les mesures politiques, tout favorise les échelons de base, et l’amélioration du style de travail donne ainsi satisfaction à la population. Un grand nombre de contradictions et de problèmes accumulés depuis des années ont reçu une solution, de même que des doléances de la population. Les départements chargés de l’application de la loi et de la surveillance, et les guichets de services administratifs ont amélioré efficacement leurs services en devenant plus accessibles et plus accueillants. Les cas de violation de la loi, tels que l’application de la loi selon son bon vouloir, les demandes ou acceptations de pots-de-vin, ont été réduits dans de grandes proportions. Une remise en ordre a été effectuée dans les organisations de base du Parti entachées de faiblesse et gagnées par le laisser-aller. Les membres et cadres du Parti se sont montrés plus conscients de leur responsabilité de servir le peuple. Ils ont ressenti la sévérité dans les dispositions prises, constaté l’attitude consciencieuse dans les actions résolues pour surmonter les difficultés et vu l’espoir à travers l’amélioration effective du style de travail. L’esprit de justice a été mis à l’honneur au sein du Parti et dans toute la société.

  L’année passée, en lançant cette campagne, le Comité central du Parti s’est engagé devant tout le Parti à l’organiser soigneusement pour en garantir l’efficacité et la mener à bonne fin. Cette promesse a été tenue grâce aux efforts conjugués de tout le Parti.

  « Avec les bonnes mœurs, l’intégrité règne ; de l’intégrité naît l’unité ; et grâce à l’unité, on réussit dans toute entreprise. » Cette campagne a permis d’améliorer l’autorité et l’image du Parti dans l’opinion, de renforcer l’unité du Parti et du peuple, et de former ainsi une puissante force positive pour promouvoir la réforme et le développement. Tous ces résultats sont pleinement reconnus par les masses populaires et appréciés, au sein comme en dehors du Parti. L’expérience a prouvé la totale justesse de la décision stratégique prise par le XVIIIe Congrès du Parti de mener en profondeur dans tout le Parti une campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse du Parti, ainsi que celle d’une série de dispositions prises par le CC du Parti pour assurer sa réussite. Cette campagne a fait de gros préparatifs sur les plans idéologique, organisationnel et du style de travail, pour la grande lutte ultérieure que nous allons mener, lutte qui revêtira beaucoup de nouvelles caractéristiques historiques. Et sa grande signification se révélera sans cesse au fil du temps.

  Camarades,

  Nous nous sommes appuyés sur les expériences réussies acquises dans les précédentes campagnes du même genre pour mener cette campagne d’éducation. Celle-ci a permis d’enrichir notre connaissance et notre expérience quant à la manière de mener une campagne d’éducation au sein du Parti lorsque nous faisons face à une situation nouvelle.

  ——L’important est de préciser l’accent de la campagne en s’attaquant aux problèmes les plus graves. « Il vaut mieux couper un doigt à l’adversaire que de lui en blesser dix. » En planifiant cette campagne, le CC du PCC pensait que son objectif final étant

  d’améliorer l’application de la ligne de masse par tout le Parti, l’accent de cette campagne devait être mis sur l’amélioration du style de travail, puisque c’était celui-ci

  qui nuisait surtout à son application. Puis, étant donné que le style de travail comporte

  plusieurs aspects, il était nécessaire de mieux préciser ce que nous avions à faire ; aussi, avons-nous décidé de concentrer nos efforts sur la lutte contre les « quatre vices » que sont le formalisme, l’esprit bureaucratique, l’hédonisme et le goût du luxe et auxquels les masses populaires réagissent vivement. En décidant de s’attaquer avant tout aux « quatre vices », le CC a visé juste ; ce qui a évité la dispersion des efforts par l’effet d’entraînement d’une partie sur l’ensemble. En saisissant l’essentiel, nous avons concentré nos efforts, et sans aucun relâchement, pour résoudre les problèmes qui étaient au centre des préoccupations de la population, notamment par des opérations ciblées ; à l’égard des problèmes qui étaient en fait des manifestations des « quatre vices » sous d’autres formes, nous avons maintenu une haute vigilance et les avons combattus dès qu’ils surgissaient ; et nous avons poursuivi et sanctionné sévèrement les auteurs de violations des règles disciplinaires, commises durant la campagne d’éducation. Les faits nous apprennent ceci : on réussit quand on vise juste, et on échoue sans viser son objectif. Une campagne d’éducation ne peut obtenir les résultats attendus qu’en visant bien la cible.

  ——Les cadres dirigeants doivent se donner en exemple pour jouer un rôle moteur. Pour être capable de corriger les autres, il faut savoir d’abord se laisser corriger. Tout le Parti observe les comportements du Comité central, des échelons supérieurs et des cadres dirigeants. Les succès de cette campagne sont dus en premier lieu aux faits que le Comité central a donné en premier l’exemple, et que les principaux dirigeants aux différents échelons se sont engagés personnellement dans l’action pour se montrer exemplaires. Le Comité central a défini une série de règlements à observer par les hauts responsables du Parti dans leur travail. Les membres du Bureau politique du CC du Parti ont pratiqué la critique et l’autocritique en faisant l’examen de leurs comportements conformément aux huit recommandations du CC du PCC. Et les membres du Comité permanent du BP du CC ont établi chacun des relations permanentes avec une province pour y guider le déroulement de la campagne du début à la fin et s’entretenir à cœur ouvert avec ses responsables en leur donnant des conseils. Les membres des équipes dirigeantes des divers échelons, en particulier leurs principaux responsables, ont joué le rôle d’exemple en recueillant avec modestie des critiques pour trouver les causes des problèmes, se corriger et renforcer en même temps la surveillance. Les faits ont apporté la preuve que les problèmes peuvent être résolus facilement et le travail tout de suite amélioré lorsque les cadres dirigeants à tous les échelons n’hésitent pas à s’attaquer à leurs propres problèmes.

  ——Il faut réaliser une interaction bénéfique entre la connaissance et l’action. Pour mener à bien la campagne d’éducation, il est important de mieux comprendre sa nécessité, mais il est surtout important de passer à l’action. Une meilleure compréhension contribue à promouvoir la pratique, et de nouvelles pratiques contribuent à leur tour à approfondir notre compréhension des choses. Nous avons souligné que l’étude et l’éducation devaient être présentes tout au long de la campagne, et que la résolution des problèmes devait aller du début à la fin de la campagne, afin que l’éducation et la mise en pratique soient étroitement associées, et que l’étude accompagnât les efforts pour découvrir et résoudre les problèmes. L’arme théorique qui se faisait toujours plus puissante a permis d’élever notre niveau de conscience et de renforcer l’esprit du Parti, donnant ainsi une force motrice spirituelle pour résoudre les problèmes réels et briser les obstacles idéologiques. Les enquêtes, recherches et analyses approfondies, et puis, la mise en application des mesures de remise en ordre, ont fourni des matériaux réalistes et des exemples vivants pour l’élévation du niveau de conscience et le renforcement de l’esprit du Parti. Les faits ont montré une fois de plus que seule l’unité parfaite de la connaissance et de l’action pourra amener une interaction vertueuse entre la conscience et l’action consciente, et assurer ainsi des résultats réels, substantiels et durables à la campagne d’éducation.

  ——Il faut s’imposer des exigences élevées. « En se fixant des objectifs élevés, on obtiendra peut-être des résultats moyens ; et en se fixant des objectifs moyens, on ne pourra que s’attendre à des résultats médiocres. » Dès le début, nous avons souligné l’importance de suivre, tout au long de la campagne, l’esprit du mouvement de rectification du style de travail en nous imposant des critères rigoureux ; nous avons recommandé de déployer des efforts réels pour « se regarder dans le miroir, rectifier sa tenue, prendre sa douche et se soigner », tout en nous opposant aux mauvais styles de travail tels que le formalisme et la recherche du faux brillant. Les critères sévères, accompagnés en plus de mesures sévères, ont été observés à chaque étape et chaque maillon clé. Des enquêtes officielles ou secrètes ont été menées pour faciliter la solution des problèmes existants, et des cas de violations de règles disciplinaires ont été traités et sanctionnés à temps, puis, exposés publiquement. Nous avons formulé des exigences précises concernant l’auto-examen des comportements des membres et cadres du Parti, en particulier, des cadres dirigeants : chacun devait exposer le fond de sa pensée, dire ce qu’il pensait vraiment pour donner une image vraie de lui-même. Des exigences claires et précises ont été aussi formulées envers les séances de critique et d’autocritique et les activités régulières de l’organisation au sein du Parti, afin d’éviter de faire des critiques et autocritiques superficielles, en s’attardant sur des banalités sans toucher au fond des problèmes dans le seul but d’entretenir une bonne entente contre tout principe. Pour les problèmes nécessitant une remise en ordre, nous avons pratiqué la gestion dite « listée ». Un problème une fois résolu sera supprimé de la liste. Les équipes d’inspection envoyées par les autorités centrales et locales ont bien joué le rôle de « magistrat sévère », et exercé une surveillance attentive et constante sur chaque maillon, chaque poste et chaque travail clé. Les faits ont prouvé qu’on ne peut atteindre les objectifs prévus que lorsqu’on s’imposait des exigences sévères et déployait réellement des efforts durs et intenses.

  ——Il faut compter sur un bon travail et une synergie bénéfique des différents échelons. Le succès de la campagne dépendait de ce qui se faisait à chaque étape, chaque niveau et chaque secteur. Il fallait trouver la réponse à l’échelon inférieur lorsque le problème de l’échelon supérieur nécessitait une contribution de celui-là. Et il fallait trouver la réponse à l’échelon supérieur quand c’était là que se trouvait l’origine du problème de l’échelon inférieur. Quand un problème nécessitait une collaboration entre régions, départements ou une région et un département, on essayait d’y donner une réponse commune grâce à une coopération parfaite des différents secteurs, départements et régions. L’expérience nous a appris que seul un travail minutieux et solide à chaque échelon et chaque étape en visant bien la cible permet d’accumuler de petites victoires, pour remporter finalement une grande victoire.

  ——Il faut avoir confiance dans les masses et leur laisser la porte grande ouverte. « Pour connaître l’état d’une maison, il faut vivre sous son toit. Et pour connaître le succès et l’échec des politiques, il faut connaître l’état d’esprit du peuple. » Tout le travail du Parti a pour point de départ et le critère fondamental la satisfaction des masses populaires, et les opinions de celles-ci constituent le critère de mesure le plus approprié de la qualité de notre travail. Tout en comptant sur l’auto-éducation pour assurer le succès de cette campagne, nous avons veillé à renforcer la force de propulsion extérieure. Nous avons donc ouvert largement la porte pour que les masses populaires puissent y participer, exercer leur surveillance et émettre leur jugement. Nous avons aussi renforcé le contrôle exercé par l’opinion publique en déployant une campagne d’information pour faire jouer le rôle de guide des bons exemples et le rôle d’avertissement et de dissuasion des exemples négatifs. Les faits nous ont enseigné ce qui suit : il faut ouvrir la porte, s’appuyer sur les masses populaires et donner la possibilité à celles-ci d’exercer le contrôle et de juger pour que la campagne d’éducation suive la bonne voie et aboutisse à des résultats positifs.

  Tout en appréciant pleinement les succès de cette campagne, nous devons être conscients des problèmes et insuffisances qui existent. L’amélioration du style de travail n’est qu’un bon début, les résultats obtenus ne marquent qu’une première étape de nos efforts et restent à consolider. Les « quatre vices » ont certainement reculé, mais la racine des maux n’a pas été déterrée. Certains progrès ont été obtenus sous une haute pression qui dissuade les gens de se livrer aux « quatre vices ». En d’autres termes, nous ne sommes pas encore arrivés à créer une situation où les gens n’ont pas le souhait de le faire. La remise en ordre attend d’être achevée dans certains cas, des problèmes profondément enracinés n’ont pas été réellement résolus, et la formation d’une synergie laisse à désirer pour apporter une réponse aux problèmes par les efforts conjugués de l’échelon supérieur et de l’échelon inférieur. Dans certaines régions, la situation marquée par la faiblesse des échelons de base n’a pas changé, et il reste à améliorer le mécanisme de liaison avec la population pour mieux appliquer la ligne de masse. Certains cadres gardent la nostalgie des « jours tranquilles où l’on reste dans le bureau à lire le journal et à fumer », et souhaitent que la campagne d’éducation passe comme un coup de vente, pour continuer à vivre comme dans le passé. Et je m’arrête là pour les exemples.

  Maintenant, ce qui préoccupe le plus les cadres et les masses, c’est la recrudescence des problèmes et la brièveté de l’opération. Ils souhaitent vivement que l’opération ait lieu régulièrement et se situe dans la durée pour produire des effets pérennes. C’est pourquoi, je dois souligner que la fin de la campagne ne signifie pas la fin des efforts pour l’amélioration du style de travail. Au contraire, nous devons faire preuve d’une grande fermeté et d’une persévérance opiniâtre pour poursuivre en profondeur l’édification du style de travail et maintenir la bonne dynamique de l’amélioration du style de travail, afin d’en assurer une réelle amélioration durable.

  Camarades,

  Notre Parti compte plus de 86 millions de membres, et il est un parti au pouvoir depuis longtemps dans un pays fort de 1,3 milliard d’habitants. Son image et son prestige, ainsi que sa créativité, sa cohésion et sa combativité décident directement de son destin, mais aussi de celui du pays, du peuple et de la nation. Pour préserver et développer le socialisme à la chinoise alors que nous nous trouvons sur un nouveau point de départ historique, notre Parti est confronté à une épreuve longue, complexe et sévère, – épreuve de l’exercice du pouvoir, de la réforme et de l’ouverture, de l’économie du marché et du milieu extérieur. Et il est placé devant de sérieux risques – risques venus du relâchement de la volonté, de l’incompétence, de la séparation d’avec les masses populaires et de la corruption.

  Nous devons d’autant plus aiguiser notre vigilance face aux risques éventuels et adminsitrer le Parti en s’imposant une stricte discipline que nous sommes chargés d’une mission historique glorieuse, poursuivons un objectif grandiose et exerçons le pouvoir dans un milieu complexe. Nous devons réussir à « arrêter le mal avant qu’il n’existe et calmer le désordre avant qu’il n’éclate », pour que notre Parti reste toujours invincible. Tous les camarades du Parti doivent comprendre clairement cette vérité : l’on n’arrive pas à conserver naturellement le pouvoir et sa position de direction ; sans gérer strictement le Parti et sans imposer une stricte discipline en son sein, le Parti pourra faire face à des problèmes, voire à de gros problèmes, et il verra l’échec de sa cause, et même sa ruine et celle du pays.

  Il n’est pas difficile de comprendre cette logique, mais difficile de traduire ces idées par des actions. J’ai cité les paroles du camarade Deng Xiaoping au début de la mise en application de la politique de réforme et d’ouverture : « Le renforcement de la direction du Parti et la rectification du style de travail revêtent une importance capitale au moment où nous nous trouvons à un tournant historique et nous avons à régler un tas de problèmes et à nous attaquer à d’innombrables tâches. » Les trois équipes dirigeantes centrales, unies respectivement autour des camarades Mao Zedong, Deng Xiaoping et Jiang Zemin, ainsi que le Comité central du Parti avec le camarade Hu Jintao comme secrétaire général, ont tous déployé beaucoup d’efforts pour faire régner une discipline rigoureuse au sein du Parti. Depuis le XVIIIe Congrès du Parti, le CC du PCC a fait de nouveaux essais dans ce domaine. Et nous avons accumulé, à travers de longues pratiques et expérimentations, d’importantes expériences et obtenu de grands succès à cet égard. D’une manière générale, nous avons bien fait notre travail sur ce point.

  Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue que depuis des années, dans certains département et localités, les problèmes liés aux « quatre vices » tendent à s’aggraver, les règles implicites gagnent du terrain au sein du Parti et dans la société, le paysage politique et le milieu social sont pollués. Tout cela résulte d’une administration relâchée du Parti. Des localités et départements font semblant de diriger sévèrement le Parti, mais, ils n’ont pas fait ce qu’il faut faire, ils ne se sont pas montrés suffisamment sévères. Si cette campagne a produit des effets évidents, la raison en est que nous avons fait preuve de fidélité à l’engagement et de détermination dans l’action. Cela montre que tout problème peut être résolu si l’on est vraiment sévère et qu’on agit efficacement et durablement, au lieu de relâcher les efforts quelque temps après. Dans le cas contraire, les petits problèmes s’entasseront pour devenir de gros problèmes difficiles à résoudre.

  Dans le monde, chaque entreprise commence par des choses menues et aboutit grâce à une grande rigueur. La rigueur est la garantie importante du succès de tout travail. Nous autres communistes, nous considérons l’attitude consciencieuse comme la chose la plus importante. Et pour être consciencieux, il faut accorder la primauté à la rigueur. Il faut être rigoureux vis-à-vis de chaque chose qu’on fait et aussi vis-à-vis de soi-même ; la rigueur doit s’imposer dans tout notre travail, dans le travail pour l’amélioration du style de travail comme dans l’édification du Parti, de même que dans l’ensemble du travail du Parti et de l’État. Tout manque de sérieux, tout refus d’effort, toute idée préconisant de vivre au jour le jour, est nuisible à la cause du Parti et du peuple, et est à rejeter absolument.

  Cette campagne a joué un important rôle de guide dans nos recherches pour comprendre les caractéristiques et les lois régissant la gestion stricte du Parti dans le nouveau contexte. Celle-ci doit se concrétiser concrètement, et non d’une façon abstraite, sérieusement et non du bout des lèvres, tel est le profond enseignement que nous donne cette campagne. Tout le Parti doit, à partir de ces acquis, poursuivre les recherches à ce sujet pour aller toujours de l’avant. À cette occasion, je tiens à souligner les points suivants concernant le renforcement de l’administration du Parti dans la nouvelle conjoncture :

  Premièrement, pour administrer strictement le Parti, il faut une prise en charge effective de la responsabilité. La gestion stricte du Parti exige en effet une meilleure prise de conscience pour assumer entièrement ses responsabilités. L’histoire, les réalités, et surtout cette campagne nous ont appris que l’administration stricte du Parti restera un vain mot si l’on ne dit pas clairement qui en est responsable, ou si l’on refuse d’assumer ses responsabilités, et qu’on ne poursuit pas ceux qui manquent à leur devoir. Après des années d’efforts, un système de responsabilité pour l’édification du Parti a été mis en place aux différents échelons, et une structure s’est formée où le Comité du Parti, son secrétaire et chaque département concerné remplit chacun sa responsabilité tout en conjuguant leurs efforts pour faire progresser l’édification du Parti d’échelon en échelon. Mais, est-ce que c’est le cas pour tous les comités du Parti et pour tous les groupes dirigeants du Parti ? Est-ce que les secrétaires des comités et des groupes dirigeants du Parti à chaque échelon remplissent tous leur devoir d’administrer strictement le Parti ? Est-ce que tous les membres des comités et des groupes dirigeants du Parti assument comme il faut leur responsabilité dans l’administration stricte du Parti ? Certains départements et régions n’arrivent pas à donner une réponse satisfaisante à cette question.

  Aux yeux de certains cadres, comme l’édification du Parti est quelque chose de moins concret que le développement économique, il est difficile d’y obtenir des résultats probants ; par conséquent, il ne faut pas y attacher trop d’importance, et il suffit de tenir quelques réunions chaque année à son propos. D’autres pensent que dans les conditions du développement de l’économie de marché, l’administration stricte du Parti fait face à une difficile alternative : une exigence moins forte n’est pas dissuasive et aura pour conséquence qu’un nombre croissant de personnes tenteront de brûler le « feu rouge » et que finalement personne ne sera puni ; une exigence trop sévère pourra lier les mains et les pieds aux gens, priver le travail de vitalité, réduire ainsi à néant les efforts, voire même faire perdre des voix à eux-mêmes. Toutes ces opinions sont erronées.

  Les comités et les groupes dirigeants du Parti à tous les échelons doivent avoir une idée correcte de ce qu’est le mérite d’un cadre, envisager tout problème à partir de l’intérêt général, en particulier, de la nécessité de la consolidation de la position du Parti en tant que parti au pouvoir et considérer ainsi le succès obtenu dans l’édification du Parti comme le plus grand mérite. Si notre Parti s’affaiblit, se disloque et disparaît, à quoi serviront les autres mérites ? Les comités du Parti aux divers échelons doivent prendre et assumer correctement leur responsabilité vis-à-vis de l’administration stricte du Parti, et planifier et mener celle-ci, et procéder à l’évaluation des mérites des cadres en même temps que la tâche centrale ; ils doivent accomplir un travail minutieux et approfondi dans le cadre de l’édification du Parti sur chaque front, dans chaque secteur et à chaque maillon, en prenant en main l’une et l’autre tâche. Quant à l’évaluation des mérites des responsables des groupes dirigeants du Parti aux divers échelons, en particulier, de leurs secrétaires, il faut prendre en considération en premier lieu les résultats qu’ils ont obtenus dans l’édification du Parti ; et ceux-ci doivent également peser davantage pour l’évaluation des mérites des autres cadres dirigeants du Parti.

  Deuxièmement, il faut associer étroitement l’édification du Parti sur le plan idéologique et la gestion du Parti par le renforcement des institutions. La gestion stricte du Parti dépend non seulement de l’éducation mais aussi des institutions mêmes. Ces deux facteurs, l’un de nature persuasive et l’autre de nature contraignante, doivent converger et agir en synergie. Maintenant, l’un des problèmes évidents est la négligence du travail politico-idéologique. On croit que tout est réglé avec les institutions et les règlements établis. Certains ne savent pas faire ou ne sont plus habitués à faire un minutieux travail politico-idéologique ; d’aucuns estiment inutile l’entretien que l’organisation du Parti arrange avec eux. C’étaient ces points de vue simplistes et unilatéraux qui ont empêché la mise en application des règlements et fait sans cesse apparaître des problèmes qu’on aurait pu éviter.

  « Pour qu’un arbre s’épanouisse, il faut qu’il soit solidement enraciné. Pour qu’un cours d’eau jamais ne tarisse, il faut que sa source ne soit pas obstruée. » Pour un membre ou cadre du Parti, le dérapage idéologique est la plus grave maladie. Si le « robinet général » est mal fermé, si l’on n’arrive pas à bien traiter les rapports entre l’intérêt général et l’intérêt particulier, et si l’on n’a pas une juste conception du juste et de l’injuste, des valeurs de justice, du pouvoir et de l’œuvre commune, les dérapages et les « fuites » de toutes sortes sont inévitables. Un petit recul moral entraînera un grand recul en action. Un problème idéologique résolu pour le moment ne signifie pas qu’il l’est définitivement. Tout comme l’on doit nettoyer constamment sa chambre, il faut dépoussiérer régulièrement nos idées. On doit constamment se regarder dans le miroir, rectifier sa tenue, prendre sa douche pour se débarrasser des saletés et se soigner lorsqu’on tombe malade.

  L’éducation idéologique doit mettre l’accent sur le renforcement de l’esprit du Parti et la formation morale. Elle doit guider les membres et cadres du Parti à raffermir leurs convictions et à poursuivre les aspirations spirituelles des communistes. Les membres et cadres du Parti doivent étudier consciencieusement le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong et surtout le système théorique du socialisme à la chinoise, et adopter la position, les points de vue et les méthodes qui caractérisent ces théories, pour qu’ils orientent leurs actions et les aident à mieux faire leur travail. Ils doivent ainsi lutter inlassablement pour l’idéal commun qu’est le socialisme à la chinoise. Il faut aussi renforcer l’éducation par les exemples négatifs pour que ceux-ci servent d’avertissement aux membres et cadres du Parti et que ces derniers comprennent conscience des seuils à respecter et à ne pas dépasser. Aussi, les membres et cadres du Parti tracent-ils dans leur pensée des seuils-limites et les respectent dans leurs actions pour se conformer toujours et véritablement aux lois et règlements disciplinaires. L’éducation idéologique doit être menée parallèlement à l’application des réglementations pour contribuer à la solution des principaux problèmes et donner vraiment des résultats positifs. L’administration du Parti par le renforcement des règlements doit accompagner tout le parcours de l’édification du Parti sur le plan idéologique et vice versa.

  Les règlements comptent non pas par leur nombre, mais par leur efficacité. Ils doivent être vraiment utiles, avoir des cibles bien précises et jouent le rôle de guide. Aussi nombreux soient-ils, ils ne serviront à rien et n’auront que le nom s’ils sont rédigés en des termes vagues et ne jouent pas le rôle qui leur revient. On n’enferme pas des chats dans les étables ! Il faut par ailleurs adopter des mesures d’accompagnement pour que celles-ci et les règlements se fassent écho et qu’ensemble, ils produisent une synergie. Il faut assurer une meilleure application des règlements, une application à chaque cas et à chaque personne, et faire en sorte qu’on surveille le pouvoir, les affaires et les personnes par les règlements. Il convient de recueillir largement les avis des membres et cadres du Parti pour l’élaboration des règlements, afin qu’ils y adhèrent volontairement. L’égalité de tous devant les règlements doit être un fait, et aucune exception n’est permise dans leur application. Il est d’importance capitale de défendre fermement la rigueur et l’autorité des règlements sans se permettre aucune défaillance, aucune dérogation. Il faut mettre résolument fin au non-respect des règlements pour que ceux-ci soient vraiment une force contraignante et non flexibles comme du caoutchouc.

  Troisièmement, adopter une attitude sérieuse envers la vie politique au sein du Parti. Celle-ci constitue la principale plate-forme dont se sert l’organisation du Parti pour éduquer et gérer ses membres, et mener à bien la sensibilisation pour réaffirmer l’identité communiste. Pour une gestion stricte du Parti, il faut commencer à agir par prendre au sérieux la vie politique au sein du Parti. C’est la qualité de celle-ci qui décide du style de travail des membres et cadres du Parti ; qu’une équipe dirigeante est forte ou pas, qu’elle possède ou pas une nécessaire combativité, cela est étroitement lié à la qualité de la vie politique au sein du Parti. De même, pour savoir si un cadre dirigeant est compétent et jouit de prestige, il faut savoir s’il est aguerri ou non par une vie politique sévère au sein du Parti. La gestion stricte du Parti exige, en dernière analyse, que les organisations du Parti aux divers échelons et tous les membres et cadres du Parti se conforment aux principes directeurs régissant la vie politique au sein du Parti et à tous ses règlements. Ces dernières années, le libéralisme, le particularisme, l’individualisme et l’attitude laxiste se sont répandus dans certains départements et régions ; certains ont adopté une attitude patriarcale et se sont conduits en dictateurs. Ils ne savent même pas ce qu’est la vie politique au sein du Parti ni distinguer le vrai du faux. Grâce à cette campagne, ce genre de problème a été résolu dans une certaine mesure. Il faut donc étendre les résultats et développer une vie politique active dans tout le Parti.

  Rendre la vie politique au sein du Parti plus sérieuse exige d’œuvrer dans plusieurs directions, et le plus important est de faire comprendre profondément à tout le Parti les caractéristiques propres à un parti marxiste, caractéristiques qui le distinguent des autres partis politiques, le grand rôle que joue une vie plus sérieuse au sein du Parti et les graves conséquences que peut avoir une vie politique anormale au sein du Parti. Il importe aussi de faire rayonner les excellentes traditions de notre Parti que sont la recherche de la vérité dans les faits, l’union de la théorie et de la pratique, le lien étroit avec les masses populaires, la pratique de critique et d’autocritique et le centralisme démocratique ; et de grands efforts s’imposent pour résoudre les divers problèmes qui affectent la vie politique au sein du Parti et conférer ainsi à celle-ci un caractère plus politique, plus combatif et plus conforme au principe, notre but étant de lui faire jouer un rôle réel dans l’éducation et le perfectionnement des membres et cadres du Parti.

  Il faut déployer des efforts constants et sérieux en veillant à tous les détails pour réactiver la vie politique au sein du Parti. Tout le Parti doit préserver consciencieusement l’autorité du Comité central du Parti et y contribuer réellement par le travail quotidien ; il n’est pas permis d’affirmer son intention de s’aligner sur le Comité central du Parti du bout des lèvres, sans le faire dans ses actes ; et il est encore moins permis d’agir à sa guise en allant à l’encontre des principes définis par le Comité central du Parti. Les relations entre les organisations au sein du Parti, entre l’organisation et le particulier, entre les camarades, ainsi que les rapports entre la direction collective et le partage des responsabilités, doivent être pris en compte et traités conformément au centralisme démocratique, et tout abus de pouvoir ou manquement aux responsabilités doit être mis fin. Il faut se conformer à l’orientation politique, aux principes et aux règlements dans la vie politique et les activités régulières de l’organisation au sein du Parti, et bannir de nos rangs toute falsification de faits, tout verbiage creux et toute tendance à agir selon ses propres désirs et à minimiser la vie politique, et surtout celle à la banaliser ou à la considérer comme des activités de plaisir. Il faut faire régner l’unité et l’harmonie ainsi qu’une atmosphère saine, et développer la vertu de justice dans les rapports entre les hommes d’une part, et entre les échelons supérieurs et les échelons inférieurs d’autre part. Il est absolument interdit de former des coteries, clans ou groupes d’intérêt pour des transactions intéressées.

  La critique et l’autocritique sont une puissante arme pour résoudre les contradictions au sein du Parti et préserver sa bonne santé. « En se regardant souvent dans le miroir, on fait disparaître les saletés du corps ; en écoutant les critiques franches, on arrive à se débarrasser de ses erreurs. » La qualité de la vie politique au sein du Parti dépend sur une large mesure de la manière dont est utilisée cette arme. Nous devons recourir à cette arme fréquemment, courageusement et suffisamment, de telle sorte que cela devienne une habitude, un acte conscient et une responsabilité, et que cette arme devienne plus tranchante et efficace. Il faut développer une lutte idéologique active et saine au sein du Parti pour aider les membres et cadres du Parti à distinguer le bien du mal et le vrai du faux, à persévérer dans la vérité et à corriger les erreurs, à unifier les volontés et à renforcer l’unité. Qu’on adopte une attitude sérieuse envers la vie politique au sein du Parti, c’est l’affaire de chaque membre et de chaque cadre du Parti. Chacun doit donc être conscient de son rôle et prendre sa responsabilité politique ; en tant que membre du Parti, on doit penser à lui et se préoccuper de lui ; on doit aimer le Parti, se préoccuper de son sort, contribuer à sa prospérité à tout moment de la vie et du travail, et oser lutter contre toute manifestation contraire aux principes et règlements régissant la vie politique au sein du Parti

  Quatrièmement, insister sur la stricte administration des cadres. Cela revêt une grande importance pour la vie politique au sein du Parti. Une ligne politique juste doit être garantie par une ligne organisationnelle juste. Détenteurs de divers pouvoirs, les cadres sont les exécuteurs de la théorie, de la ligne, des principes et des mesures politiques du Parti. Il est impossible de mener à bien l’édification du Parti, si les cadres ne sont pas à la hauteur de leur tâche et ne sont pas dotés d’un bon style de travail. Le très grand nombre de membres et cadres du Parti rend très difficile leur administration. Cependant, il faut bien les diriger, sinon, il se produira des troubles. Si une crise se produit dans notre pays, elle doit surtout avoir lieu dans le Parti ; si une crise se produit dans notre Parti, elle doit surtout avoir lieu chez des cadres. Ce n’est pas une chose facile pour le Parti de former un cadre, en particulier un cadre supérieur. Ces dernières années, des cadres, y compris des cadres haut placés ont été sanctionnés pour avoir enfreint la loi et les disciplines du Parti, ce qui nous afflige beaucoup. Nous autres responsables des autorités centrales sommes très affligés en évoquant ces affaires, et c’est une affliction mêlée de regrets.

  La gestion stricte des cadres consiste notamment à raffermir leurs convictions, à renforcer leur formation morale, à réglementer leur exercice du pouvoir et leur cultiver un bon style de travail, afin qu’ils remplissent consciencieusement leurs devoirs et fonctions que leur confèrent les statuts du Parti et agissent strictement en conformité avec les principes et règlements du Parti. Il faut définir des critères sévères à l’adresse des cadres, les administrer avec des mesures sévères et les contraindre avec des disciplines strictes, afin qu’ils prennent conscience de ce qu’il faut respecter et s’imposent des interdits dans leurs actions comme dans leurs paroles. Nous devons, compte tenu des nouveaux changements de la situation, parfaire les règlements sur la gestion des cadres, en accordant la même importance aux mesures d’incitation et à celles de contrainte pour faire comprendre clairement aux cadres ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils ne doivent pas faire. D’autre part, nous devons appliquer strictement les règlements sur l’administration des cadres, en stricte conformité avec les principes, et, lorsqu’un problème se fait remarquer, adopter des mesures qui s’imposent – rappel à l’ordre, éducation ou sanction – afin que les cadres se sentent constamment surveillés et contrôlés par les règles de discipline. L’accent doit être mis en particulier sur la surveillance et la gestion du premier responsable. La sélection des cadres doit suivre des règles rigoureuses, et la promotion des cadres ne répondant pas aux critères ne doit plus avoir lieu. Il est arrivé que des cadres qui avaient beaucoup de défauts ont été promus à des postes de direction, malgré les critiques des masses, alors que les comités du Parti et les départements organisationnels ne le savaient même pas, ou ne les prenaient pas au sérieux. Que de telles promotions se produisent à répétition, n’est-ce pas là le comble de l’absurdité ! Il appartient aux comités du Parti et aux départements organisationnels d’aller du particulier au général pour en tirer une profonde leçon.

  Actuellement, les discussions autour des thèmes « être un bon fonctionnaire, ce n’est pas une tâche facile » et « ne pas remplir ses obligations de fonctionnaire » attirent l’attention générale. Il convient de bien analyser ce phénomène, d’orienter comme il faut ces discussions et poursuivre les fautifs. Les cadres du Parti sont les serviteurs du peuple, ils doivent naturellement remplir leurs fonctions à leurs postes, en faisant preuve d’intégrité, de diligence et d’ardeur au travail. S’ils pensent que « ce n’est pas une tâche facile d’être un bon fonctionnaire », dès lors que l’organisation du Parti se montre exigeante envers eux et que les masses populaires les surveillent de près, cela prouve qu’ils n’ont pas une haute moralité et qu’ils manquent du sens des responsabilités. Il faut donc faire comprendre aux cadres cette logique. Nous devons, comme homme ou fonctionnaire, faire preuve de courage et oser assumer nos responsabilités. Ceux qui ne remplissent pas ses obligations de fonctionnaire doivent se sentir honteux et être sévèrement critiqués. J’ai souligné à maintes reprises que les cadres dirigeants doivent développer avec sérieux leur personnalité, exercer avec rigueur leur pouvoir et respecter avec fermeté un code de conduite. Mais ils doivent aussi être réalistes pour développer des projets et accomplir des choses, en étant pragmatiques et honnêtes (exigences en six points). Voilà les qualités politiques essentielles d’un communiste et ses règles de conduite en tant qu’homme, de même que les principes majeurs à suivre par les membres et cadres du Parti pour leur perfectionnement personnel, leur carrière professionnelle et leur réussite dans la vie. Est-ce que nous sommes maintenant trop sévères envers les membres et cadres du Parti ? La réponse est négative. Beaucoup de ces exigences sont fondamentales et existent depuis longtemps. Le problème qui se pose actuellement, ce n’est pas la sévérité, mais plutôt l’indulgence excessive.

  Les cadres aux divers échelons, en particulier, les cadres dirigeants, doivent, conformément aux exigences en six points ci-dessus mentionnées, s’inspirer de l’esprit de Jiao Yulu et le mettre en pratique pour devenir de bons cadres comme lui. Les organisations du Parti aux divers échelons doivent prendre une position ferme et nette pour encourager et glorifier les cadres qui ont fait preuve d’esprit d’entreprise et aider ceux qui ont manqué à leurs obligations ; elles doivent encourager les cadres à travailler avec dévouement pour l’intérêt général et à assumer leur responsabilité, et sanctionner sévèrement les cadres prévaricateurs qui ont causé des pertes à la cause du Parti et du peuple.

  Cinquièmement, poursuivre continuellement l’amélioration du style de travail. « L’hédonisme et l’extravagance sont le début du péril du pays. » Plus les mauvaises tendances nous éloignent, plus les masses populaires nous rapprochent. Notre Parti a souligné de tout temps que du style de travail dépend la vie ou la mort du Parti. En Chine comme à l’étranger, hier comme aujourd’hui, les exemples de chute du pouvoir à cause d’un mauvais style de conduite de la clique dominante ne manquent pas. Que cela nous serve d’avertissement ! Nous devons chercher à améliorer notre style de travail en établissant des critères plus stricts et en adoptant des mesures plus rigoureuses. Il est indéniable que dans les conditions de l’économie de marché socialiste, les principes d’échange des marchandises s’infiltrent dans la vie du Parti, c’est une loi indépendante de la volonté de l’homme. Dans leur vie, les membres et cadres du Parti doivent faire face à des tentations de toutes sortes. Certains pourraient connaître le sort de la « grenouille bouillie » en se jetant de leur propre gré dans la jarre. L’édification du style de travail est un combat ardu et de longue haleine. Depuis de nombreuses années, nous n’avons pas cessé de travailler dans ce sens, mais beaucoup de problèmes se sont aggravés au lieu d’être résolus ; les mauvais comportements resurgissent aussitôt après leur élimination. Le nœud du problème réside dans le fait que nous n’avons pas une idée suffisamment claire du caractère tenace et persistant des mauvaises tendances du style de travail. Par ailleurs, nous n’avons pas la ténacité et la patience nécessaires pour améliorer constamment et durablement le style de travail, ni les règlements qui jouent un rôle fondamental et à long terme à cet égard. La lutte contre les « quatre vices » a montré que les résultats sont très différents si l’on agit, et puis agit sérieusement et efficacement, ou si c’est le cas contraire.

  Nous sommes maintenant arrivés à une étape cruciale pour l’amélioration du style de travail. On peut remarquer divers sentiments et opinions dans le pays. Certains expriment leur inquiétude : les « quatre vices » reviendront-ils après la fin de la campagne ? D’autres souhaitent se détendre un peu pour pouvoir se sentir plus à l’aise. D’autres encore attendent de nouvelles mesures des autorités centrales et prêtent attention à ce que feront les uns et les autres. Notre attitude est pourtant claire et nette : l’amélioration du style de travail est une tâche qui est toujours d’actualité, elle n’aura jamais de fin. Elle nécessite des efforts minutieux, constants et soutenus, et doit s’inscrire dans la durée pour produire des effets prolongés. Comme dans une navigation à contre-courant, on ne doit relâcher ses efforts à aucun moment ; comme les gouttes d’eau qui percent la pierre, aucune ne doit manquer. Les comités du Parti des divers échelons doivent prendre en main l’élaboration d’un bon style de travail et mettre effectivement en œuvre les mesures de remise en ordre. Il n’est absolument pas permis de s’arrêter à mi-chemin, et il faut tout faire pour éviter le retour éventuel des « quatre vices ».

  « Si on ne cultive pas la vertu en commençant par les petites choses, on finira par perdre le sens de la vertu. » Les cadres aux divers échelons doivent agir en commençant par les choses minimes et en s’imposant des exigences strictes à eux-mêmes ; ils doivent suivre le chemin de la droiture, faire rayonner l’esprit de justice et contribuer par là à créer un bon milieu pour l’exercice du pouvoir. Nous avons à suivre de près les nouveaux changements et les nouveaux problèmes qui surgiront dans le domaine du style de travail et prendre en temps opportun les mesures qui s’imposent pour rester toujours bien informés de ce qui se passe, résoudre sans tarder les problèmes dès qu’ils sont signalés, et critiquer ou sanctionner ceux qui violent la loi et les règles de discipline. Il faut étendre les résultats de la lutte contre les « quatre vices » et œuvrer maintenant à améliorer la manière de penser des cadres, ainsi que leur style de travail, de direction et de vie. Il faut rectifier le style d’études, le style des écrits et mieux cibler les sujets à débattre lors des réunions. Il convient de s’attaquer aux problèmes à leur source pour que les membres et cadres du Parti n’aient pas le courage, ni le désir, ni les moyens de se laisser aller à des tendances malsaines. Nous contribuerons de la sorte à rendre pur le style de travail dans tout le Parti.

  Sixièmement, faire régner une discipline plus stricte dans les rangs du Parti. « Le désordre règne si l’on agit suivant ses désirs ; l’ordre règne si tous observent la loi. » La stricte administration du Parti sera un vain mot si la discipline se relâche. Depuis l’an dernier, les organisations du Parti aux divers échelons ont profité de la campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse pour perfectionner les règles disciplinaires et renforcer la poursuite de responsabilité pour violation de la discipline. Les résultats sont appréciables. Cependant, à travers les nombreux cas de violation de la discipline, commis au cours même de la campagne et déjà sanctionnés, on peut constater les faits suivants : des membres et cadres du Parti ont continué à pratiquer les « quatre vices » sans scrupules, au mépris des règles de la discipline, ou se livrer à la corruption tout en espérant échapper à la sanction par chance. D’où la nécessité de renforcer la discipline.

  Tous sont égaux devant la discipline. Il ne peut y avoir, au sein du Parti, des membres particuliers qui échappent à la discipline. Les organisations du Parti aux divers échelons doivent explorer les moyens permettant d’établir un mécanisme d’éducation permanent et institutionnalisé en matière de discipline. Elles doivent rappeler de temps en temps aux membres et cadres du Parti l’importance d’observer la discipline, afin qu’ils comprennent que la discipline du Pari constitue des règles de conduite à observer par tous ses membres et que le respect strict et la sauvegarde ferme de la discipline sont les critères essentiels pour les membres et cadres du Parti dignes de ce nom.

  De toute évidence, la première chose à faire, pour renforcer la discipline, c’est d’élaborer des règles disciplinaires et les perfectionner sans cesse en tenant compte de l’évolution de la situation et des besoins de l’édification du Parti pour disposer de règles disciplinaires systématiques, pratiques et vraiment efficaces ; elles ne doivent pas être floues, obsolètes ou en retard sur les besoins. Les organisations du Parti et les cadres dirigeants doivent remplir leur devoir, qui est de faire appliquer la discipline, de rester fermes devant toute intervention en faveur des fautifs, faite par qui que ce soit, et prendre des mesures efficaces pour pouvoir exercer une gestion stricte, et découvrir et sanctionner à temps les auteurs de violations de la discipline. Cette façon d’agir permet de couper le mal à la racine, et ne peut que favoriser l’éducation et le sauvetage des cadres. Dans certains départements et localités, on cherche toujours à camoufler les problèmes, de sorte que les forces protégeant les erreurs sont souvent plus puissantes que les forces en faveur de la justice. Il faut résoudre ce genre de problème avec tout le sérieux qui s’impose. Toute violation de la discipline doit faire l’objet d’enquête et de sanction, sans aucune exception ; il est interdit de jouer à l’ignorant, de chercher à camoufler, simplifier ou minimiser l’affaire, et d’essayer de trouver une solution de rechange.

  Septièmement, faire jouer le rôle de la surveillance du peuple. Ceux qui jouissent du soutien populaire peuvent avoir le pouvoir et le perdre dès qu’ils n’en jouissent plus. Le soutien du peuple constitue l’assise la plus solide du pouvoir du PCC. Les masses populaires sont douées de la sagesse et des forces nécessaires pour diriger le pays et le Parti. Il faut compter sur le peuple pour administrer strictement le Parti.

  Pour pouvoir bénéficier du soutien et de l’aide de la population, il nous faut entretenir deux canaux fluides : celui d’adresser des propositions et celui d’émettre des critiques et d’exercer la surveillance. Sur ces deux points, nous avons fait de mieux en mieux ces dernières années, mais il y a tout de même des insuffisances à combler : nous avons surtout recueilli des avis sur le développement socio-économique, mais beaucoup moins sur le fonctionnement du Parti ; nous avons préféré faire venir les gens au lieu d’aller aux échelons de base pour recueillir les critiques. Les masses ont certes beaucoup d’idées, mais souvent elles ne les expriment pas lors des occasions officielles et devant beaucoup de monde ; on ne peut connaître ce que pensent les gens qu’en restant assis côte à côte avec eux pour leur parler à cœur ouvert. Les cadres aux divers échelons doivent aller à la base, se mêler aux masses et apprendre auprès d’elles ce qu’elles pensent de la façon dont est administré le Parti.

  Les masses ont une vue perspicace des questions, et leurs opinions sont pour nous le meilleur miroir. Il faut mettre en place un réseau plus serré de surveillance exercée par le peuple et allumer les phares 24 heures sur 24 pour que les « invisibles » ne trouvent plus de recoins où se tapir. Il appartient donc aux masses de juger les comportements des organisations du Parti aux divers échelons, et des membres et cadres du Parti, et toutes leurs critiques sont les bienvenues. Il faut mettre à la disposition des masses des canaux sûrs et sans obstacles pour dénoncer les violations de la discipline et des lois commises par des membres et cadres du Parti. Tous les avis exprimés par les masses et utiles pour la stricte administration du Parti doivent être pris en compte.

  Huitièmement, mieux maîtriser la loi régissant l’administration stricte du Parti. Il y a une loi à suivre pour bien administrer un parti, en particulier, pour le PCC, un grand et vieux parti. Notre Parti, au cours d’une longue pratique, a fait le bilan de ses expériences tant positives que négatives, tout en s’inspirant des expériences et leçons que les partis au pouvoir des pays étrangers ont tirées de leur édification. C’est ainsi qu’il connaît à fond les lois régissant l’administration stricte du Parti, lois à bien maîtriser à l’avenir.

  Les changements constants que connaissent la situation tant internationale que nationale et notre Parti rendent plus complexes les facteurs qui influencent la stricte administration du Parti et posent de nouveaux problèmes. Nous devons aller à la base, nous frotter aux réalités et bien étudier ce qui se passe réellement dans le fonctionnement du Parti ; il nous faut, à travers des comparaisons verticales et horizontales, faire des analyses en éliminant le faux pour ne conserver que le vrai et en passant de l’apparence à l’essence pour comprendre à fond la nature des choses qui se trouve cachée sous divers phénomènes et approfondir notre connaissance des lois régissant la stricte administration du Parti. Il faut veiller à combiner le maintien de la tradition avec la réforme et l’innovation, et à associer nos propres expériences avec celles des autres partis politiques pour rendre la gestion du Parti plus systématique, plus proactive, plus créative et plus efficace ; il faut faire en sorte que tous nos efforts pour administrer strictement le Parti se concentrent sur l’élévation de nos capacités pour faire notre examen de conscience, nous corriger, nous purifier et nous perfectionner, pour renforcer nos capacités de direction et d’exercice du pouvoir, ainsi que pour maintenir et développer la pureté et le caractère avancé du Parti.

  Camarades,

  La campagne d’éducation et de mise en pratique de la ligne de masse du Parti est maintenant terminée dans son ensemble, mais le processus historique pour appliquer la ligne de masse du Parti et maintenir des liens étroits entre le Parti et les masses populaires n’aura pas de fin. Tous les camarades du Parti doivent s’unir plus étroitement autour du Comité central du Parti, œuvrer de tout leur cœur et de toute leur énergie au développement et à l’édification du Parti, continuer à mener à bien la lutte ardue pour l’amélioration du style de travail du Parti, créer de bonnes conditions pour le succès de toutes les activités du Parti et de l’État, et lutter inlassablement pour la réalisation des objectifs des « deux centenaires » et du rêve chinois du grand renouveau de la nation.