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Compréhension correcte des trois grandes questions concernant l’histoire de la guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise

Publié le:2015-08-19 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Li Wen | Source:Quotidien du peuple

La guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise est une guerre juste de résistance du peuple chinois contre l’agression militariste japonaise, elle est une partie importante de la guerre mondiale antifasciste et le champ de bataille principal en Orient, c’est aussi la première guerre de libération nationale à l’époque moderne qui s’est terminée avec une victoire complète sur l’envahisseur étranger. Le peuple chinois a radicalement fait échouer le complot colonial du militarisme japonais pour asservir la Chine avec leur lutte ferme et d’énormes sacrifices, a essuyé l’affront national des défaites dans la lutte contre l’agression étrangère à l’époque moderne. Depuis lors, aucun agresseur ne peut sévir dans le territoire de la Chine. 

De l’incident de Mukden en 1931 jusqu’à la capitulation du Japon en 1945, la guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise a connu 14 ans de lutte ardue. La guerre de résistance contre l’agression japonaise de ces 14 années est un ensemble, dont la guerre de résistance locale contre l’agression japonaise des 6 premières années s’est produite principalement dans les régions du nord-est, du nord de la Chine et à Shanghai, elle est le prélude et la partie importante de l’ensemble de la guerre de résistance contre l’agression japonaise ; la guerre de résistance totale du peuple chinois contre l’agression japonaise des 8 autres années est l’extension et le développement de la guerre de résistance locale, elle est aussi le combat décisif grâce auquel nous avons vaincu les agresseurs japonais avec la force de toute la nation. Pour étudier l’histoire de la guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise, il faut maîtriser et faire une étude approfondie sur les grandes questions dans les trois aspects suivants. 

I. La guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise est une partie importante de la guerre mondiale antifasciste. Les Chinois ont indépendamment ouvert en premier le champ de bataille principal de la guerre mondiale antifasciste en Orient.  

La guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise a une signification importante pour le sauvetage de la civilisation humaine et la défense de la paix mondiale dès le début. Le camarade Mao Zedong a indiqué que « Notre ennemi est l’ennemi du monde, la guerre de résistance de la Chine est une partie de la résistance du monde». La guerre de résistance chinoise contre l’agression japonaise a débuté le plus tôt et a duré le plus longtemps dans la guerre mondiale antifasciste qui est crucial pour la paix du monde et le destin de l’humanité. Le champ de bataille en Chine a contenu à long terme la force principale de l’armée japonaise, cela a joué un rôle décisif pour la victoire sur les fascistes japonais.  

La Chine a tiré le premier coup de feu de la guerre mondiale antifasciste. Après la Première Guerre mondiale, les fascistes japonais se sont rapidement développés avec la propagation des fascistes internationaux de l’Italie, de l’Allemagne et d’autres pays. Dans les années 1920, le quartier-général de l’armée japonaise fasciste a été officiellement formé, il a essayé de provoquer une faveur de la guerre d’agression contre la Chine. En 1927, le Premier ministre japonais Tanaka Giichi a présidé la conférence de l’Est à Tokyo, pendant laquelle l’agression contre la Chine a été discutée comme un point important. Après la conférence, Tanaka Giichi a élaboré les « Politiques fondamentales positives envers la Mandchourie et la Mongolie de l’Empire» et les a présentées à l’empereur Hirohito. C’est bien tristement le célèbre Plan Tanaka. Certaines personnes de l’aile droite japonaise essaient de nier l’existence du Plan Tanaka, pourtant, les faits historiques ont prouvé que le lancement du Plan Tanaka est certain. Le Plan Tanaka a exprimé explicitement la conception et ambition folle du Japon de conquérir l’Asie et puis le monde en passant par la conquête de la Mandchourie, la Mongolie et toute la Chine. Il est devenu le plan général de la guerre d’agression lancée par les militaristes japonais dans les années 1930 et 1940. En 1930, après la montée sur la scène politique des fascistes japonais, les préparatifs pour la guerre d’agression se sont accélérés. En 1931, le Japon a envahi le nord-est de la Chine en provoquant en premier l’incident de Mukden pour l’occupation, cela a allumé le premier feu de la guerre d’agression des fascistes mondiaux. Lorsque les grands pays occidentaux appliquaient la politique de compromis et fermaient les yeux sur la guerre d’agression du Japon, le peuple chinois a tenu haut la bannière de la résistance contre le fascisme, a tiré le premier coup de feu et a levé le rideau de la guerre mondiale antifasciste. 

La Chine a ouvert indépendamment le premier champ de bataille à grande échelle de la guerre mondiale contre le fascisme. En 1937, le Japon a provoqué l’Incident du pont Marco Polo et a commencé l’invasion de la Chine complète visant à anéantir la Chine. Face à l’invasion folle fasciste, les soldats et les civils chinois sous la bannière du front uni national contre l’agression japonaise ont lutté contre l’ennemi commun et se sont unifiés pour résister à l’agression. Ils ont ouvert indépendamment le premier champ de bataille à grande échelle contre le fascisme du monde. Pendant l’agression stratégique du Japon et la défense stratégique de la Chine, les deux côtés ont mis un effectif total de plus de 4 millions de personnes, la ligne de combat était de plus de 1800 km, une dizaine de provinces et régions ont été touchées par les flammes de guerre, la zone de guerre était de 1,6 millions de kilomètres carrés. La population chinoise était de 500 millions dont 400 millions de personnes étaient impliquées dans la guerre. L’éclatement de la guerre totale entre la Chine et le Japon représente que la contradiction entre le fascisme et l’antifascisme est devenue la contradiction majeure du monde, il a eu une influence sur la situation globale et a même changé la situation du monde. En effet, il est perçu comme le point de départ de la Seconde Guerre mondiale. 

La China a lutté contre et a contenu la force principale de l’armée japonaise. Dans la guerre mondiale contre le fascisme, le champ de bataille en Chine a affronté et contenu plus de 2/3 de l’armée de terre et une partie considérable des forces navales et aériennes, cela a attaché les mains et les pieds des fascistes japonais pour les rendre incapables de se dégager du bourbier de guerre de longue date. La résistance durable de la Chine a freiné le plan de l’attaque au nord du Japon pour l’agression de la Sibérie, grâce à cela, l’Union soviétique n’avait pas de souci de se battre sur deux lignes. Elle accordait un soutien fort à l’Union soviétique pour lutter contre le fascisme de l’Allemagne. En outre, la résistance durable de la Chine a freiné le plan de l’attaque au sud du Japon pour l’agression des pays dans l’Asie du sud-est, a forcé l’armée japonaise d’attaquer au sud avec le fardeau lourd du champ de bataille en Chine, ce qui a fortement soutenu la résistance contre le Japon des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Elle a finalement écrasé la stratégie de prétendre à l’hégémonie du Japon en Orient en coopérant l’agression en Occident des fascistes de l’Allemagne et de l’Italie. La résistance durable de la Chine a non seulement gagné du temps précieux pour la préparation de la guerre des pays antifascistes comme l’Union soviétique, les États-Unis, la Grande-Bretagne, mais aussi a joué un rôle important pour la mise en œuvre de la grande stratégie « l’Europe avant l’Asie » des Alliés. Le président américain Franklin D. Roosevelt a dit que « S’il n’y avait pas la Chine, si la Chine avait été frappée jusqu’à l’effondrement, pensez que combien de divisions de soldats japonais pourraient donc être transférées à d’autres champs de bataille? Ils pourraient conquérir l’Australie immédiatement, occuper l’Inde – ils pourraient prendre d’assaut ces régions facilement. Ils pourraient même aller jusqu’au Moyen-Orient.» et « Le Japon pourrait coopérer l’Allemagne pour une attaque des deux côtés à grande échelle, et unir leurs forces au Proche-Orient tout en isolant complètement la Russie, s’annexer l’Égypte et couper toutes les lignes de communications de la Mer Méditerranée ». Le Premier ministre britannique Winston Churchill a également déclaré que «Si la Chine s’effondrait, au moins quinze divisions (de l’armée japonaise) ou même vingt divisions seraient disponibles. Ils attaqueraient à grande échelle l’Inde, cela est bien possible ». Le maréchal soviétique Chuikov a souligné que «Dans nos années les plus difficiles de la guerre, le Japon n’a pas attaqué l’Union soviétique, mais les Chinois ont été noyés dans la mare de sang, tous ceux qui respectent les faits ne peuvent pas omettre cette réalité évidente et incontestable ». 

La Chine a préconisé et promu activement la création d’un front uni international antifasciste. La guerre mondiale antifasciste était une guerre internationale, l’établissement d’un front uni international antifasciste était une garantie importante pour vaincre les envahisseurs de l’Allemagne, du Japon et de l’Italie. Après le déclenchement de la guerre de résistance nationale contre l’agression japonaise, la Chine a non seulement établi en premier en Orient du monde le front uni national contre l’agression japonaise, mais aussi elle a fait des efforts inlassables pour la création d’un front uni international antifasciste. Comme la place et le rôle de la Chine sont devenus de plus en plus importants dans la guerre mondiale antifasciste, la distance de la coopération stratégique entre l’Union soviétique, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France en tant que représentants des forces internationales et la Chine a été progressivement réduite sur la base des intérêts communs de la résistance contre l’agression fasciste. Lorsque le Japon a lancé la guerre du Pacifique, la Seconde Guerre mondiale s’est étendue à l’échelle mondiale, la Chine a activement renforcé la coordination stratégique avec l’Union soviétique, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres alliés, a contribué à la création officielle d’un front uni international antifasciste, a créé des conditions favorables pour remporter la victoire dans la guerre. Durant la période ultérieure de la guerre, la Chine a participé à la création de l’Organisation des Nations Unies comme l’un des cinq membres permanents de l’ONU, elle a non seulement participé activement dans les affaires internationales, a soutenu les mouvements d’indépendance des pays voisins, a sauvegardé les intérêts des petites nations, mais aussi a combattu côte à côte avec les Alliés et a joué un rôle majeur dans la défaite du fascisme, a fait une contribution historique à la création des Nations Unies et à la consolidation des réalisations d’après-guerre. 

Les soldats et les civils chinois ainsi que ceux d’autres pays se sont soutenus, et ont coopéré entre eux. Au début de la guerre de résistance nationale, l’Union soviétique est un grand soutien pour la résistance de la Chine. À part des assistances matérielles, elle a envoyé un grand nombre de conseillers militaires et des experts techniques en Chine, a même envoyé directement des équipes de bénévoles de la force aérienne en Chine pour participer à la guerre de résistance. Plus de 200 pilotes volontaires sont morts dans la guerre. En 1941, Chennault a établi le Volunteer Force aérienne américaine (soit Tigres volants), destiné à venir en aide à la force aérienne chinoise contre la force aérienne japonaise. Après l’éclatement de la guerre du Pacifique, les États-Unis ont augmenté l’aide militaire à la Chine. Les combattants antifascistes de la Corée, du Vietnam, du Canada, de l’Inde, de la Nouvelle-Zélande, de la Pologne, du Danemark et de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Roumanie, de la Bulgarie, du Japon et d’autres pays ont participé directement à la guerre de résistance contre l’agression japonaise. Le docteur Béthune, le docteur Kotnis et le journaliste allemand Hans et d’autres personnes ont sacrifié leur vie précieuse pour la cause de guerre de résistance de la Chine. De même, en tant que base stratégique importante contre le Japon des alliés dans la région d’Asie-Pacifique, la Chine a fourni un grand nombre de matières stratégiques et de renseignements militaires, a soutenu la lutte contre le fascisme des pays alliés sur les plans d’humain, matériel et finance. La Force expéditionnaire chinoise est allée à la Birmanie pour combattre avec les Alliés, cela a fait subir l’armée japonaise d’un coup dur qui était bien rare après la guerre du Pacifique. La contre-offensive de la Force expéditionnaire chinoise au nord de la Birmanie et à l’ouest du Yunnan a créé des conditions favorables pour la reprise de la Birmanie par les Alliés et a réduit la pression des Alliés en Inde, en Birmanie et dans la région du Pacifique.  

II. Le Parti communiste chinois est le pilier de l’unité de la nation chinoise dans la guerre de résistance  

Le Parti communiste chinois, en tant qu’avant-garde de la libération de la nation chinoise, a mis en avant une série de théories idéologiques, a répondu d’une manière créative aux questions fondamentales et stratégiques qui pouvaient décider la réussite ou l’échec de la guerre de résistance contre l’agression japonaise. Il a ouvert un vaste champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi pendant la guerre, a établi la base d’appui consolidée contre l’agression japonaise, a donné de l’espoir pour sauver la nation et assurer son existence. Le Parti communiste chinois est ainsi devenu le pilier pour persister dans la guerre de résistance durable et remporter la victoire complète. 

Après l’Incident de Mukden, le Parti communiste chinois a lutté contre le Japon en premier, a valorisé le rôle exemplaire des communistes, a encouragé par son esprit noble et ses actes pionniers tout le peuple du pays à garder la ferme volonté de résistance et la confiance dans la victoire. Le Parti communiste chinois a toujours considéré l’appel, la direction et l’unité de tout le peuple chinois comme mission sublime, il s’est engagé résolument dans la résistance et s’est précipité dans le danger au mépris de la mort, remplissant son rôle d’avant-garde et d’exemple. Après l’Incident de Mukden, le Comité central du PCC et le gouvernement de la région soviétique ont publié une dizaine de documents pour appeler le peuple de s’organiser pour la résistance armée contre le Japon. Lors de l’encerclement rigoureux par l’armée du Kuomintang, le Parti communiste de Chine a quand même mis beaucoup d’énergie pour diriger la résistance contre le Japon dans la région du nord-est. Après le déclenchement de l’Incident du pont Marco Polo, le Comité central du PCC a immédiatement publié le télégramme circulaire en proposant que « Seule la résistance de toute la nation est notre chemin ! » Face à l’attaque massive de l’armée japonaise et la retraite sans cesse de l’armée du Kuomintang, l’Armée de la 8e route et la nouvelle quatrième armée n’ont pas eu peur, elles étaient bien courageuses d’affronter les ennemis et de mener les actions de guérilla dans les arrières de l’ennemi. La grande victoire de Pingxingguan était la première victoire de l’armée chinoise depuis la résistance nationale contre l’agression japonaise, elle a relevé le moral du peuple du pays entier. À l’entrée à la phase de la stabilisation, le champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi dirigé par le Parti communiste de Chine est devenu le champ de bataille principal pour lutter contre presque 58% -75% des envahisseurs japonais et toute l’armée fantoche. Pendant la guerre de résistance, en tant que base et centre de direction de la résistance dans les arrières de l’ennemi, Yan’an était le lieu saint pour les progressistes et les jeunes révolutionnaires.  

Partant de la réalité de la guerre de résistance, nous avons unifié la force de toute la nation pour résister à l’agression étrangère conjointement . Nous avons promu activement la création du front uni national contre l’agression japonaise et l’avons défendu résolument. Mao Zedong a dit que « Pourquoi le Japon ose-il nous intimider, la principale raison réside dans l’état inorganisé du peuple chinois ». Le Parti communiste chinois, en tant que parti politique avancé dont la capacité d’organisation politique est la meilleure, au moment du péril national, a proposé en premier la résistance armée et l’établissement du front uni national contre l’agression japonaise ; il a enterré et pardonné le passé pour parvenir à un règlement pacifique de l’incident de Xi’an, et a finalement conduit à l’établissement du front uni national antijaponais afin de réaliser une guerre de résistance du peuple chinois. A l’entrée à la phase de stabilisation, face aux frictions contre le Parti communiste chinois des conservateurs du Kuomintang, en particulier à l’Incident Wannan, le Parti communiste chinois a toujours mis en priorité l’unité et la résistance contre l’agression japonaise, et a maintenu la coopération entre le Kuomintang et le Parti communiste chinois et le front uni national contre l’agression japonaise, tout en repoussant le courant anticommuniste du Kuomintang. On peut dire que peu importe les difficultés des conditions, le danger de la situation, la cruauté de la guerre, le Parti communiste de Chine a toujours été un défenseur déterminé du front uni national contre l’agression japonaise. 

Nous avons proposé clairement et insisté sur la ligne de la résistance totale du peuple chinois contre l’agression japonaise et l’orientation stratégique de la guerre durable, mis en œuvre des politiques de David contre Goliath. La Chine, en tant que pays faible semi-féodal, devait mettre en œuvre une orientation correcte pour la guerre afin de vaincre la puissance impérialiste japonaise. Après le déclenchement de la guerre de résistance nationale, le Parti communiste chinois a proposé les dix programmes pour sauver le pays afin de vaincre complètement le Japon, tout en proposant d’une manière globale et systématique la ligne de la guerre de résistance totale du peuple chinois contre l’agression japonaise et l’orientation générale stratégique de la guerre durable. Mao Zedong a indiqué que « La mobilisation du peuple du pays entier, c’est de noyer l’ennemi dans la mer de malheur mortel, de réparer le défaut des armes et d’autres matériels, de jeter la base pour surmonter les difficultés de la guerre». Mao Zedong a également fait une analyse objective sur la situation à l’époque et les caractéristiques de la Chine et du Japon d’une vision stratégique très prospective, en divisant l’évolution de la guerre de résistance nationale durable en trois phases : défense, stabilisation et contre-offensive stratégiques. Il a expliqué en particulier la signification du changement de la faiblesse à la puissance de la Chine au cours de la phase de la stabilisation stratégique, et il a prédit que la victoire finale appartiendrait à la Chine. Le Kuomintang a également mis en œuvre un certain nombre de politiques pour s’adapter à la guerre de résistance nationale, il a appliqué la stratégie de la consommation durable, cependant, il a mis trop d’accent sur « l’espace échangé contre le temps », sur l’intervention et l’assistance des puissances étrangères. Uniquement appuyé sur la résistance du gouvernement et de l’armée, le Kuomintang ne pouvait pas mobiliser et armer pleinement le peuple, n’a pas compris l’importance extrême de la phase de stabilisation au cours de laquelle les forces de l’ennemi et de notre partie changeraient, il représentait une caractéristique partielle et négative. 

Nous avons ouvert et développé le champ de bataille dans les arrières de l’ennemi, mené des activités de guérilla, créé une condition stratégique propice à la guerre de résistance nationale. Basé sur la compréhension scientifique des supériorités et des défauts de la partie chinoise et de la partie japonaise, le Parti communiste chinois a mis en œuvre l’innovation stratégique, donné aux activités de guérilla une position stratégique, établi une série de programmes, principes et orientations pour ouvrir le champ de bataille dans les arrières de l’ennemi et mener des activités de guérilla. Il a ouvert quatre grands champs de bataille dans les arrières de l’ennemi, à savoir au nord, au centre, au sud et au nord-est de la Chine, en faisant des arrières de l’ennemi le front de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise. Le champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi et celui du front se coopèrent, composant la situation stratégique des deux champs de bataille de la guerre de résistance contre l’agression japonaise. Au cours de la phase de la défense stratégique, les victoires successives dans le champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi ont pris en tenaille et consommé beaucoup de l’armée japonaise, ce qui a rendu difficile pour elle de déployer plus de troupes au champ d’opérations du front. Cela a joué un rôle majeur pour l’accélération de l’arrivée de la phase de stabilisation stratégique. Au cours de la phase de la stabilisation, l’armée japonaise a mis la force de combat principalement au champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi. Pendant les deux premières années, les soldats et le peuple au champ de bataille dans les arrières de l’ennemi ont combattu près de 60% des envahisseurs japonais et presque toute l’armée fantoche, a livré plus de 10 000 batailles, a fait échoué presque 100 « ratissages » de plus d’un mille à 50 000 soldats japonais, le champ d’opérations dans les arrières de l’ennemi est devenu progressivement le champ de bataille principal de la guerre de résistance nationale contre l’agression japonaise. En 1940, l’agression des fascistes internationaux était extrêmement insolente, la tendance à faire des compromis avec le Japon dans le KMT était assez claire, la résistance a connu une épreuve rude. L’Armée de la 8e route a déclenché l’Offensive des cent régiments qui a abouti à de grandes victoires, cela a donné de la confiance à la résistance nationale. Pendant toute la guerre de résistance, on a organisé des dizaines de combat de grande envergure du niveau de bataille au champ dans les arrières de l’ennemi, a anéanti un grand nombre de troupes japonaises et fantoches et a donné un coup dur contre les envahisseurs japonais. 

Nous avons créé la base démocratique de résistance contre l’agression japonaise, construit une base stratégique pour la victoire finale de la guerre. La Base de la guerre de résistance contre l’agression japonaise était la base stratégique pour les guérillas d’exécuter les tâches stratégiques afin de préserver et de développer leur propre force et de détruire et d’expulser les ennemis. Elle était la base essentielle pour la résistance dans les arrières de l’ennemi. Le Parti communiste chinois a dirigé la création de beaucoup de bases démocratiques de résistance contre l’agression japonaise. Ces bases se sont développées à partir des points, et se sont reliées entre elles en formant des régions. Au moment de la victoire de la guerre de résistance, la superficie des bases était de près de 1 million de kilomètres carrés, avec une population de près de 100 millions. Le développement des bases a pressé l’armée japonaise de se blottir dans les villes moyennes et grandes, les forteresses et les régions côtières. Dans les bases, le Parti communiste chinois a essayé de mettre en œuvre une série de programmes et politiques démocratiques pour lutter contre l’agression japonaise, a mené des réformes sociales pour ajuster les rapports de production et améliorer la productivité. Il a construit des bases tout comme des bastions solides qui unissaient les civils et les soldats. Il a vaincu l’armée japonaise dans les « batailles de la force totale » qui persistaient au cours de la phase de stabilisation la plus difficile, non seulement surmonté des difficultés inimaginables causées par l’attaque des trois côtés des Japonais, des fantoches et des conservateurs, mais aussi accumulé une nouvelle force afin de créer une condition favorable pour la contre-offensive dans  certaines régions. Les bases ont également apporté des contributions importantes pour la construction de la nouvelle Chine. 

III. Le peuple chinois a beaucoup sacrifié et contribué à la victoire de la guerre de résistance contre l’agression japonaise et la guerre antifasciste mondiale 

À l’époque, il existait un écart considérable entre la Chine et le Japon au niveau de la puissance économique, militaire et dans d’autres domaines. Dans de nombreux cas, les soldats et les civils chinois ont combattu vaillamment presque en chair et en sang, leurs esprits audacieux ont comblé les faiblesses des équipements et soulagé la crise sur le champ de bataille. En plus, les fascistes japonais étaient inhumains et frénétiques, ils ont fait des massacres, persécutions, esclavages et violences épouvantables avec toute sorte de moyens brutaux, en laissant la page sombre la plus brutale et la plus laide dans l’histoire de la civilisation humaine. Selon des statistiques incomplètes, le nombre de blessés et de morts des civils et des soldats chinois dans la guerre de résistance est de plus de 35 millions (dont plus de 3,8 millions étaient des militaires), ce qui représente presque 1/3 du nombre total de blessés et de morts de tous les pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale. 

Après l’incident de Mukden, surtout après le début de la guerre nationale de résistance contre l’agression japonaise, tous les milieux, toutes les classes et tous les groupes sociaux de la Chine se sont organisés pour mener des luttes de diverses formes contre l’agression japonaise. Des masses d’ouvriers à travers le pays ont participé activement à la lutte contre l’agression japonaise sous toutes les formes. En négligeant les bombardements et les frappes aériennes de l’ennemi, ils ont continué d’effectuer la production au péril de leur vie, ils ont mené des activités pour sauver le pays comme le transport des troupes et des approvisionnements de l’armée, l’évacuation des réfugiés et des matériels, ils ont par ailleurs établi des groupes, des associations de sauvetage de la patrie ainsi que des associations de soutien de la résistance contre l’agression japonaise. Les agriculteurs, qui étaient la grande majorité de la population chinoise, ont fourni un grand nombre de produits alimentaires, malgré leurs lourds travaux, cela a garanti l’approvisionnement énorme et les services logistiques. Les agriculteurs laborieux, courageux, bons et honnêtes étaient les sources principales des troupes de résistance contre l’agression japonaise, un grand nombre de jeunes agriculteurs ont  participé dans la résistance armée contre l’agression japonaise par vague successive. Les hommes d’affaires patriotiques ont exécuté des heures supplémentaires pour la production afin de répondre aux besoins de subsistance de base de l’armée et du peuple. Ils ont fait des dons en argent et en matériel pour soutenir la résistance et envoyé des représentants pour consoler les soldats au front. Beaucoup d’entre eux ont fait tout leur possible pour transporter les machines et les matériaux des entreprises aux endroits sûrs, insisté sur la production dans les circonstances très difficiles. Beaucoup d’intellectuels en particulier des jeunes patriotiques sont allés à la campagne, aux arrières de l’ennemi, ou ils se sont enrôlés dans l’armée pour participer directement à la lutte de résistance contre l’agression japonaise. La majorité des femmes ont fait des dons activement pour la résistance et ont assisté les réfugiés et les enfants pour soutenir le front sous diverses formes. Les femmes dans les bases ont préparé des vêtements pour les troupes de résistance, transporté les aliments et les munitions, donné des secours aux blessés, soutenu l’enrôlement de leurs fils et maris dans l’armée, détecté l’ennemi et ont transmis les renseignements. Beaucoup de femmes ont également rejoint directement l’armée, sont  ainsi apparus des héroïnes et des exploits y compris ZHAO Yiman et « suicide des huit femmes à la rivière » dans l’Armée alliée du Nord-est de résistance contre le Japon.

Face aux incendies, massacres, pillages et désordres ethniques semés par les envahisseurs japonais, les ethnies minoritaires et les Hans se sont étroitement unis pour affronter conjointement les ennemis. Ils ont contribué énormément à la victoire de la guerre de résistance antifasciste. Après l’Incident de Mukden, les ethnies minoritaires et les Hans de la région nord-est ont organisé les groupes de résistances et rejoint à l’armée de volontaires contre l’agression japonaise. CHEN Hanzhang, ZHOU Baozhong, LI Hongguang, célèbres héros contre l’agression japonaise, étaient les représentants excellents des ethnies minoritaires. Après le déclenchement de la guerre de résistance nationale, les héroïnes de l’ethnie mongole –QI Junfeng, reine du Drapeau public de l’ouest, BA Yunying, femme du roi du Drapeau public de l’est, E Renqing Dalaï, femme du roi Qi du Drapeau Maoming’an, se sont vouées dans la résistance contre l’agression japonaise, ont dirigé les combats de l’armée mongole pour détruire les ennemis. Elles ont été connues comme trois « Reines » de l’époque de la guerre de résistance. Le détachement de l’ethnie Hui au centre de la province du Hebei, dirigé par le héro de l’ethnie Hui MA Benzhai, a été connu comme équipe conquérante, invincible, imbattable et persistante. Les masses des ethnies minoritaires de l’île de Hainan, y compris l’ethnie Li et l’ethnie Miao, ont établi des forces d’auto-défense armées des agriculteurs pour coopérer les troupes de résistance ; elles ont aussi organisé des guérillas maritimes pour détecter les transportations maritimes de l’armée japonaise et combattre les équipes de transportation maritime de l’ennemi. Les masses de plus de 20 ethnies minoritaires du Yunnan, malgré leurs conditions difficiles, ont mené une vie frugale pour acheter des obligations de salut, faire des dons en matériels, fournir les aliments pour soutenir la guerre de résistance; elles ont mobilisé beaucoup de mains d’œuvre pour la construction de la route de Birmanie, cela a garanti l’ouverture d’une ligne de transport internationale importante au cours de la guerre de résistance contre l’agression japonaise de la Chine. Les chefs religieux tibétains, le 9e Panchen Erdeni et le 13e Dalaï Lama ont envoyés les télégrammes circulaires au pays entier pour dénoncer le crime de l’agression japonaise en Chine, ils ont insisté sur la résistance contre le Japon. Les gens de toutes les ethnies dans la Province du Xinjiang ont lancé des activités de collecte de fonds à grande échelle. Jusqu’au mois d’août en 1944, ils ont donné en total 154 avions. Les peuples des ethnies Gaoshan, She, Tujia, dispersés dans les quatre coins du pays, ont participé à la résistance de différentes façons. Beaucoup de compatriotes de Hong Kong et de Macao sont rentrés de bon gré en Chine pour participer à la résistance contre le Japon, plus de 50 000 compatriotes de Taiwan sont rentrés au continent pour participer à la guerre de résistance. 

Les ressortissants chinois à l’étranger ont donné de l’argent et fait des efforts pour contribuer à la guerre de résistance et à la guerre antifasciste mondiale sous toutes les formes. Les Chinois à l’étranger se sont organisés pour établir des groupes de résistance contre le Japon. Il existait en total plus de 3940 organisations des ressortissants chinois, y compris l’Association de résistance des ressortissants de toute l’Europe, l’Association générale des ressortissants de l’Asie du sud-est et l’Association de salut des ressortissants chinois aux États-Unis. CHEN Jiageng, à l’âge de 67, a dirigé un groupe de ressortissants chinois à l’Asie du sud-est pour consoler les soldats et faire une tournée en Chine, cela a encouragé la résistance des civils et des soldats du pays et promu l’investissement des ressortissants chinois en Chine. De 1937 à 1942, les ressortissants chinois ont fait un don de 217 avions. Des camions donnés par eux ont garanti le transport sur la route de Birmanie. Ils ont acheté des obligations à montant énorme qui  équivalaient en fait à des dons non rémunérés. Les mandats-postes expédiés par les ressortissants à l’étranger à une somme colossale ont avancé des fonds pour l’importation des munitions pour la résistance. Beaucoup de ressortissants sont rentrés en Chine pour l’investissement, cela a « transfusé du sang » au budget « anémique » du gouvernement à l’époque ultérieure de résistance. Pour les produits médicaux nécessaires pendant la résistance, les ressortissants chinois ont fait des dons en argent pour les acheter ou directement produire dans les usines établies à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Après le déclenchement de la guerre de résistance nationale, une partie des ressortissants sont rentrés pour y participer. Selon les statistiques, 3913 mécaniciens de l’Asie du sud-est sont rentrés pour fournir des services, ils ont travaillé jour et nuit sur les lignes de transport escarpées, dont plus de 1000 ont perdu leur vie. Les ressortissants chinois aux États-Unis ont créé des écoles ou des associations aériennes afin de mener des activités de salut aériennes. Au moins plus de 300 ressortissants d’équipage sont rentrés en Chine après la formation pour participer à la résistance. Selon les statistiques de la Commission des affaires des ressortissants chinois de la province du Guangdong, plus de 40 000 ressortissants d’origine de Guangdong sont rentrés en Chine pendant la guerre. Beaucoup d’entre eux ont rejoint l’équipe de résistance dirigée par le PCC, seule la colonne de Dongjiang comptait plus de 1000 jeunes ressortissants rapatriés et compatriotes de Hong Kong et de Macao. Beaucoup d’entre eux ont perdu leur vie héroïquement sur le champ de bataille contre l’agression japonaise. 

Dans les conditions extrêmement difficiles, le peuple chinois a fourni un grand nombre de produits agricoles et minéraux nécessaires en temps de guerre, ainsi que d’autres matériaux à l’Union soviétique, aux États-Unis, à la Grande-Bretagne, à la France et à d’autres pays pour soutenir et aider les autres peuples dans la lutte antifasciste. Il est à noter que le peuple chinois, qui a souffert des ravages des envahisseurs japonais, a aidé sincèrement des victimes de la persécution fasciste du monde pendant les années difficiles. A l’époque, Shanghai a accueilli à peu près 30 000 réfugiés juifs, y compris Michael Blumenthal qui servait plus tard comme secrétaire du Trésor sous l’administration Carter des États-Unis. HE Fengshan, consul général à Vienne de la Chine à l’époque, a bravé un grand danger pour délivrer les visas aux milliers de victimes juifs afin de sauver leur vie et leur permettre d’échapper aux griffes du fascisme. Il était qualifié comme le « Schindler de Chine ».