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Un taux de croissance de 7% avec une haute « teneur en or »

Publié le:2015-09-24 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Wang Bao’an | Source:« Journal d’Economie » du 4 août, 2015

Depuis le début de cette année, face à l’environnement économique national et international qui est compliqué et variable et à la pression à la baisse apportée par l’approfondissement des influences d’une période qui se caractérise par la variabilité du taux de croissance, les difficultés inhérentes à la restructuration et la nécessité d’ajuster les politiques de relance, le Comité central du PCC et le Conseil d’Etat ont pris en considération la situation, pris la décision scientifique et l’initiative pour diriger la nouvelle normalité, focalisé sur l’innovation de macro-contrôle, déployé tous les efforts pour approfondir la réforme et l’ouverture, et lutté pour promouvoir « Entreprise de masse, innovation du peuple », pour réaliser enfin une opération économique lente et stable qui va de mieux en mieux. Pour le premier semestre, on réalise une croissance économique de 7% qui est en ligne avec les attentes. Un taux de croissance de 7%, qui a une base solide et n’est pas faible du tout, conforme à la loi objective du décalage de croissance, mais aussi propice à ajuster la structure, bénéficier au peuple et prévenir les risques. A cet égard, il faut avoir une compréhension complète.

I. Un taux de croissance de 7% correspond à la réalité objective

Du point de vue de la production, le développement rapide du secteur tertiaire a été le principal facteur pour soutenir la croissance économique. Dans le premier semestre, grâce à une autre récolte des céréales d’été, la valeur ajoutée du secteur primaire réalise une augmentation de 3,5% par rapport à la même période, qui a accéléré de 0,3 point de pourcentage par rapport au premier trimestre ; sous l’impact de pression continuellement augmentée d’offre excédentaire du marché, la production industrielle reste toujours dans le ralentissement, d’où une augmentation de 6,1% de valeur ajoutée du secteur secondaire, qui a chuté de 0,3 point de pourcentage ; avec la transition de l’économie vers une domination du secteur de service, et avec le soutien intensifié du gouvernement, le secteur de service a accéléré son développement, d’où une augmentation de 8,4% de valeur ajoutée du secteur tertiaire, qui a accéléré de 0,5 point de pourcentage. Les points de pourcentage pour la croissance du PIB contribués par les trois secteurs sont respectivement 0,2, 3,1 et 3,7, avec un taux de cotisation respectivement de 3,1%, 43,5% et 53.4%. Le secteur tertiaire, avec une contribution au taux de croissance économique plus élevée de 9,9 points de pourcentage que le secteur secondaire, constitue le principal facteur de soutien de la croissance économique dans la première moitié de l’année. A l’intérieur du secteur tertiaire, le service moderne se développe rapidement. Dans le premier semestre, la valeur ajoutée du secteur financier a progressé de 17,4% par rapport à la même période de l’année dernière, qui a accéléré de 1,5 points de pourcentage par rapport au premier trimestre, surtout le marché boursier est exceptionnellement chaud, avec une augmentation de 5,4 fois du chiffre d’affaires des actions ; le volume total des affaires de télécommunication a augmenté de 23,2%, celui des services postaux a augmenté de 32,1% dont les services de messagerie a réalisé une augmentation de 43,3%. Du janvier au mai, entraîné par la vague « Internet + », le chiffre d’affaires d’Internet et des services associés a réalisé une augmentation d’environ 25% par rapport à la même période de l’an dernier ; grâce à une augmentation substantielle de box-office et des recettes publicitaires de la télévision, les revenus des entreprises de radio, télévision, cinéma et enregistrement vidéo ont réalisé une croissance de plus de 20%.

Du point de vue de la demande, la consommation crée un effet stimulant évident sur la croissance économique. Depuis le début de cette année, les dépenses sociales restent toujours stables, tandis que la croissance des investissements dans les immobilisations a ralenti de manière significative. Dans le premier semestre, le total des ventes au détail des biens de consommations sociaux a augmenté de 10,4% et les dépenses de consommation par habitant ont augmenté de 9,1%, qui restent tous stables. Cependant, les investissements en capital fixe ont augmenté de 11,4%, qui a baissé de 2,1 points de pourcentage par rapport au premier trimestre. Dans un tel cas, la contribution de la consommation à la croissance économique réalise une nouvelle hausse : dans le premier semestre, les dépenses de consommation finale ont stimulé la croissance du PIB de 4,2 points de pourcentage, avec un taux de contribution de 60,0%, soit une augmentation de 5,7 points de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente ; le total de formation de capital a stimulé la croissance du PIB de 2,5 points de pourcentage, avec un taux de contribution de 35,7%, qui a baissé de 16,2 points de pourcentage ; les exportations nettes de biens et services ont stimulé la croissance du PIB de 0,3 point de pourcentage, avec un taux de contribution de 4,3%, contre -6,2% pendant la même période de l’an dernier.

Du point de vue de région, la région d’est a joué un rôle important pour la croissance économique stable. Bien que depuis cette année, certaines régions où la structure industrielle est simple en focalisant sur l’« industrie lourde» ont connu un développement économique difficile, elles ont commencé une transformation industrielle plus tôt, et la région d’est où le marché est plus dynamique a fait preuve d’une meilleure tendance de développement, qui a un effet de stabilisation plus évident pour la croissance économique. Du point de vue de la croissance économique, dans le premier semestre, le PIB de la région de Tianjin, qui se situe à l’est de la Chine, a progressé de 9,4% par rapport à la même période de l’année dernière, contre 8,5% du Jiangsu, 8,3% du Zhejiang, 7,8% du Shandong et 7,7% du Guangdong, qui sont tous plus rapides que la moyenne nationale. Du point de vue de l’investissement, Tianjin a progressé de 13,2%, Jiangsu 10,9%, Zhejiang 12,3%, Shandong 14,6%, Guangdong 17,3%. Du point de vue des recettes fiscales locales, Tianjin a progressé de 11,6%, Jiangsu 10,5%, Zhejiang 14,8%, Shandong 9,1%, Guangdong 14,9%.

II. Un taux de croissance de 7% avec une haute « teneur en or »

Bien que la croissance économique de la Chine ait baissé par rapport au passé, du point de vue du volume économique de notre pays, un taux de croissance de 7% reste toujours une vitesse pas faible. Dans une perspective mondiale, que la comparaison avec les pays développés, ou par rapport aux pays en voie de développement à stades similaires, il se classe dans les premiers rangs. Surtout avec un ralentissement de la croissance économique, la structure est optimisée, la vie du peuple continue à s’améliorer, ce n’est pas facile du tout.

Une croissance économique de 1% de la Chine correspond à un incrément économique inassimilable avec le passé. Aujourd’hui, l’agrégat économique de notre pays n’est pas comme ce qu’il était dans le passé. En tant que la deuxième économie du monde, l’élargissement de la taille totale de l’économie signifie qu’une croissance de 1% correspond à un incrément économique beaucoup plus grand que dans le passé. A compter en dollar, l’économie de la Chine de l’an 2014 dépasse pour la première fois 10 000 milliards de dollars, et l’incrément économique correspondant à la croissance de 7,4% dépasse 800 milliards de dollars. Selon les données de la Banque mondiale, cet incrément dépasse déjà le total du PIB de l’an 2014 de certains pays moyennement développés (comme la Turquie), en réalisant un taux de contribution de 25,8% pour la croissance économique globale et 1.1 points de pourcentage plus élevé que les Etats-Unis, et occupe la première place du monde. Du point de vue de l’histoire de développement de notre pays, l’incrément économique correspondant à une croissance de 7,4% équivaut aussi à l’économie totale de toute une année au milieu des années 1990 de notre pays. Dans la première moitié de cette année, le PIB de la Chine a progressé de 7% par rapport à la même période de l’année dernière, correspondant à un incrément économique proche de l’économie totale annuelle de 2014 de Singapour. De plus, par rapport à de grands pays ou grandes économies du monde, un taux de croissance de 7% reste encore une croissance relativement rapide. Du point de vue des économies développées, dans le deuxième trimestre, le PIB des Etats-Unis a progressé de 2,3%, l’Angleterre 2,6%, la Corée du Sud 2,2% ; dans le premier trimestre, la zone Euro a progressé de 1,0%, le Japon a baissé de 0,9% ; du point de vue des économies en développement, dans le premier trimestre, l’Inde a progressé de 7,5% et l’Afrique du Sud 2,1% ; la Russie a baissé de 2,2% et le Brésil 1,6%.

Avec la croissance économique stable, on a réalisé l’optimisation de la structure et l’amélioration de la vie du peuple. Dans la première moitié de cette année, la valeur ajoutée du secteur tertiaire représente une proportion de 49,5% du PIB, avec 2,1 points de pourcentage plus élevé que l’année précédente ; la valeur ajoutée de l’industrie high-tech a augmenté de 10,5% par rapport à la même période de l’année dernière, avec 4,2 points de pourcentage plus rapide que l’industrie hors échelle ; la consommation d’énergie du PIB unitaire a baissé de 5,9% par rapport à la même période de l’année dernière, réalisant une baisse encore plus large. La situation de l’emploi, du prix et du revenu est stable dans l’ensemble. Dans le premier semestre, une population de 7,18 millions est devenue active dans les villes et villages, réalisant 71,8% de l’objectif annuel ; le taux de chômage par l’enquête urbaine dans 31 grandes villes est stabilisé à 5,1% environ ; le prix à la consommation a augmenté de 1,3% par rapport à la même période de l’année dernière, à une vitesse modérée ; le revenu disponible par habitant a réalisé une croissance réelle de 7,6%, avec 0,6 point de pourcentage plus rapide que la croissance économique.

Une croissance économique de 7% est gagnée avec difficulté. Depuis cette année, l’environnement national et international de la Chine reste toujours compliqué et dur. Au plan international, la reprise économique mondiale est moins que prévu. Bien que les économies développées comme les Etats-Unis, l’Europe et le Japon etc. soient améliorées, avec les tours et détours, et toujours confrontées à de nombreuses incertitudes, elles ont constaté une faible croissance globale. Les économies émergentes, touchées par un raffermissement du dollar et une forte chute du prix de grandes marchandises, la pression du ralentissement économique devient encore plus élevée. En même temps, le protectionnisme commercial s’aggrave. Dans le premier trimestre, le commerce mondial a progressé de 0,7% seulement, d’où une pression croissante d’exportation pour la Chine. Dans la première moitié de l’année, l’exportation de notre pays a progressé de 0,9% seulement, dont une augmentation de 2,1% au mois de juin. Au plan national, l’approfondissement des influences des « Trois Périodes » superposées a causé une haute pression du ralentissement économique. D’une part, la surcapacité et la faible demande sont les problèmes mis en évidence. Dans le premier semestre, le prix de fabrique de production industrielle a baissé de 4,6% par rapport à la même période de l’année précédente, et constaté une baisse pendant 40 mois consécutifs par rapport à l’année précédente. D’autre part, malgré une croissance rapide de dynamique émergente, son volume faible ne peut pas encore compenser la pression à la baisse causée par l’affaiblissement de puissance traditionnelle. Face à une situation difficile, le Comité central du PCC et le Conseil d’Etat, avec une attitude positive, ont fait preuve d’initiative d’une innovation constante de macro-contrôle et pris une série de mesures pour stabiliser la croissance, ajuster la structure, promouvoir la réforme et bénéficier à la vie du peuple, surtout ils ont pris des efforts pour promouvoir « Entreprise de masse, innovation du peuple » et créé un « bimoteur » de biens publics et services publics, ce qui a inversé la tendance du ralentissement économique et la croissance économique au deuxième trimestre reste au même niveau que le premier trimestre.

III. Un taux de croissance de 7% se conforme à la loi de développement de nouvelle normalité

Après plus de 30 ans de développement rapide de la réforme et l’ouverture, les conditions qui soutiennent la croissance économique rapide de la Chine dans le passé ont profondément changé. Premièrement, la proportion et le nombre de la population d’âge actif sont en baisse consécutive, et le coût de main-d’œuvre continue à augmenter. Pendant une longue période depuis la réforme et l’ouverture, une main-d’œuvre abondante en Chine et une amélioration de l’efficacité apportée par le déplacement sans cesse de main-d’œuvre rurale vers les villes, villages et les secteurs non-agricoles, constituent une source importante de croissance économique de notre pays pendant cette période. Cependant au cours des dernières années, la structure d’âge de population a profondément changé, de ce fait, le nombre et la proportion de la population d’âge actif sont tous en baisse. En 2014, la population d’âge actif de 16 à 59 ans en Chine représente une proportion de 67,0% de la population totale, qui a baissé de 0.6 point de pourcentage par rapport à l’année précédente, et constaté une baisse pendant 5 années consécutives depuis 2010 ; le nombre de la population d’âge actif est de 915,83 millions de personnes, qui a baissé de 3,71 millions de personnes par rapport à l’année précédente, et et constaté une baisse pendant 3 années consécutives depuis 2012. En même temps, le déplacement de la main-d’œuvre rurale excédentaire vers les villes, villages et les industries non-agricoles est en ralentissement sans cesse. Avec le changement de l’offre de main-d’œuvre, le coût de main-d’œuvre continue à augmenter rapidement. De 2010 à 2014, le salaire mensuel moyen des travailleurs migrants a réalisé une augmentation annuelle moyenne de 15,1% ; dans la première moitié de 2015, le salaire mensuel moyen des travailleurs migrants ruraux dépasse 3000 yuans.

Deuxièmement, les contraintes des ressources d’énergie sont renforcées et les exigences environnementales sont de plus en plus strictes. La propriété des ressources énergétiques par habitant est faible. La propriété des ressources renouvelables en eau douce par habitant est seulement 1/3 environ de la moyenne mondiale, et les réserves exploitables de pétrole et de gaz naturel par habitant sont tous moins d’un dixième de la moyenne mondiale, mais la consommation des ressources est énorme. En 2014, l’économie totale de la Chine représente 13,3% de l’économie mondiale, cependant, la consommation totale d’énergie primaire représente 23% du monde. Au cas où la capacité d’offre intérieure est limitée et que la demande est en augmentation rapide, la dépendance sur les principales ressources énergétiques et minérales étrangères continue à augmenter. Actuellement, la dépendance de la Chine sur le pétrole étranger est près de 60%. Les éléments de terre sont de plus en plus rares. Avec le développement économique rapide, le niveau d’industrialisation et d’urbanisation de la Chine devient de plus en plus élevé,  d’où une raréfaction des terrains disponibles pour la construction et une augmentation rapide des prix des terrains. Selon les données du Ministère du Territoire et des Ressources, à la fin de 2014, le prix de terrain synthétique des principales villes en suivi de la Chine est de 3522 yuans/m², soit 1,22 fois plus élevé que l’an 2010. Dans certaines régions, on a même constaté qu’en raison du manque de terrain, les projets ne peuvent pas être mis en œuvre et l’élargissement d’investissements des entreprises est bloqué. La pression de l’écologie d’environnement est mise en évidence. En 2014, la quantité d’émission de la demande chimique en oxygène (COD) est de 22,95 millions de tonnes et celle du dioxyde de soufre (SO2) 19,74 millions de tonnes, réalisant une baisse mais encore élevée. En 2014, parmi les 702 sections de surveillance de qualité d’eau des dix bassins en Chine, sauf les catégories I-III, la proportion des sections d’eau de qualité inférieure atteint jusqu’à 28.8%, parmi lesquelles la proportion des sections d’eau de catégorie V inférieure atteint jusqu’à 9,0% ; parmi les 301 points de surveillance de qualité d’eau de mer des eaux côtières, les points de surveillance de catégorie IV et IV inférieure représentent une proportion de 26,2%. Le problème de la pollution atmosphérique est grave : l’apparition fréquente du brouillard de pollution dans une grande partie du pays nuit gravement à la santé du peuple.

L’affaiblissement des avantages du coût de main-d’œuvre, le déclin du bonus de population et le renforcement des contraintes environnementales pour les ressources énergétiques, ont déterminé que le taux de croissance économique potentielle et le taux de croissance réelle de notre pays ont tous une tendance de ralentissement. Ce « changement de vitesse » de croissance économique est inévitable sous l’influence de changement du stade de développement économique, qui ne change pas avec la volonté du peuple. En fait, dans une perspective internationale, pour les économies en phase de rattrapage qui ont déjà connu une longue période de croissance rapide, c’est un phénomène universel d’avoir un ralentissement de croissance. De 1956 à 1973, le PIB du Japon a connu une croissance annuelle moyenne de 9,2%, suivie par une baisse significative de la croissance économique. De 1974 à 1991, sa croissance annuelle moyenne est seulement de 3,7%. De 1951 à 1960, le PIB de la République fédérale d’Allemagne a connu une croissance annuelle moyenne de 8,2%, qui est tombée à 4,4% de 1961 à 1970, et encore tombé à 2,7% de 1971 à 1991. De 1966 à 1995, la croissance annuelle moyenne du PIB de la Corée du Sud est de 8,4%, qui est tombée à 4,2% de 1996 à 2011. Ce qui est différent, c’est que la Chine est vaste, d’où une grande disparité de développement régional. Les avantages postérieurs et comparatifs des régions au milieu et d’ouest de la Chine sont évidents, et la croissance économique dans ces régions-là a une plus grande flexibilité et une plus grande marge. Malgré un « changement de vitesse » de croissance économique, elles ont encore le potentiel et les conditions de maintenir une croissance moyenne et rapide en phase actuelle.

IV. Un taux de croissance de 7% environ est favorable à la coordination des multiples objectifs

Sous la nouvelle normalité, avec un profond changement des facteurs de soutien de la croissance économique, pour réaliser un développement économique durable et sain, il faut, du point de vue objectif, accélérer l’ajustement de structure économique et le changement du mode de développement, qui nécessitent tous les deux un environnement macroéconomique approprié et une croissance économique compatible avec le stade de développement économique. Que ce soit en théorie ou en expériences pratiques, une croissance économique trop rapide ou trop faible est défavorable pour réaliser ces deux objectifs susmentionnés. D’une part, avec une croissance économique trop rapide, la demande totale dépasse l’offre totale, il y aura une insuffisance de force motrice pour ajuster la structure et changer le mode. A cause d’une croissance économique trop rapide et une demande excédentaire, les produits de presque toutes les entreprises peuvent être vendus, même une capacité de production retardataire peut être rentable, d’où une insuffisance de motivation pour les entreprises à innover les produits et promouvoir la modernisation industrielle, ce qui n’est pas favorable à l’élimination de capacité de production retardataire et à la modernisation des équipements. En même temps, avec une croissance économique trop rapide, les industries traditionnelles peuvent réaliser une bonne rentabilité, d’où une insuffisance d’espace, plus de contraintes et plus de risques pour développer les nouvelles industries, ce qui n’est pas favorable au transfert des éléments de ressources vers les nouvelles industries et les nouveaux produits. D’autre part, avec une croissance économique trop lente, la demande totale est inférieure à l’offre totale, le coût pour l’ajustement de structure et le changement de mode sera trop élevé, et la capacité sera limitée. Lorsque l’économie est trop froide, le taux de croissance économique sera inférieur au taux de croissance potentiel, le taux d’utilisation de la capacité de production et des éléments productifs baissera, et le problème de l’inactivité des ressources et du gaspillage sera mis en évidence. Avec une détérioration de l’environnement de production et d’exploitation des entreprises et une baisse de rentabilité, il y aura moins de ressources utilisées pour l’innovation et une diminution de capacité de transformation et de modernisation des entreprises, même la faillite de certaines entreprises, résultant en une augmentation du chômage, qui à son tour peut affecter la stabilité sociale. Cet ajustement passif est un peu obligatoire, avec des coûts très élevés. De ce fait, il faut non seulement réserver un certain espace pour l’ajustement de structure et le changement de mode, mais aussi maintenir une certaine pression pour réaliser une croissance économique modérée.

Du point de vue du développement pratique de notre pays depuis ces deux dernières années, un taux de croissance économique d’environ 7% est généralement modéré, qui est favorable à faire jouer pleinement le rôle de l’effet forcé du mécanisme de marché, pour promouvoir l’optimisation des ressources et la transformation et modernisation de structure. En 2012, la valeur ajoutée des services représente une proportion jusqu’à 45,5%, qui dépasse pour la première fois le secteur secondaire et s’élève respectivement à 46,9% et 48,2% en 2013 et en 2014, et s’élève encore à 49,5% dans le premier semestre, ce qui fait preuve d’une tendance évidente de transformation de structure industrielle orientée par le secteur des services au lieu du secteur industriel. De nouvelles industries, de nouvelles formes industrielles et de nouveaux produits émergent sans cesse, dont les nouvelles formes industrielles représentées par « Internet + » sont en croissance à grande vitesse. La structure de la demande se développe également vers la direction prévue du macro-contrôle, les investissements et les exportations ont changé la vitesse de croissance, la consommation réalise une plus grande contribution au taux de croissance économique, la structure des forces motrices par la « Troïka » est optimisée et plus coordonnée.

En résumé, bien que le taux de croissance économique de 7% de la Chine dans le premier semestre soit un peu plus faible que l’an dernier, cette vitesse est encore élevée par rapport aux grandes économies du monde, et cela se conforme également à la loi objective de changement de vitesse de la croissance économique sous la nouvelle normalité. Cependant, il est à noter que la Chine est encore un pays en voie de développement qui est en stade primaire du socialisme, ainsi le développement reste encore la première priorité absolue. Il faut maintenir une certaine croissance économique pour résoudre les problèmes au cours de l’avancement en utilisant la méthode de développement. Un taux de croissance trop faible n’est pas favorable à l’expansion stable de l’emploi, à l’augmentation des revenus des habitants urbains et ruraux, et à la prévention et l’atténuation des risques fiscaux et financiers. De ce fait, il faut bien coordonner les relations de la croissance soutenue, la promotion de réforme, l’ajustement de structure, le bénéfice à la vie du peuple et la prévention des risques. Dans la prochaine étape, la pression du ralentissement économique reste encore importante : certaines entreprises sont en difficulté, et la contradiction structurelle entre l’insuffisance des nouvelles forces motrices pour la croissance économique et l’affaiblissement des anciennes forces motrices reste toujours en évidence. Dans ce cas-là, il faut non seulement maintenir une force de stabilisation stratégique pour promouvoir avec persévérance la réforme et l’ouverture ainsi que la restructuration économique, mais aussi établir une prise de conscience de réponse aux crises et de gestion et contrôle des risques, s’efforcer de développer et renforcer l’économie substantielle, consolider le fondement d’une économie stabilisée pour le mieux, maintenir une opération économique dans un cadre raisonnable, et promouvoir un développement économique sain et une stabilité sociale globale.

(Auteur : Directeur du Bureau National des Statistiques)