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La Chine a apporté une contribution de poids à la victoire de la Guerre mondiale antifasciste

Publié le:2015-09-25 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Bu Ping | Source:Quotidien du Peuple Le 27 août 2015

Le 26 juillet 1945, la Chine a conjointement publié la « Proclamation de Potsdam » avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour presser sur le Japon pour sa reddition inconditionnelle, puis, elle est devenue l’un des principaux pays des membres fondateurs de l’Organisation des Nations Unies en tant que pays principal des Alliés antifascistes et a commencé à assumer des responsabilités importantes sur le plan international. Par rapport à l’insulte par des puissances avant la Seconde Guerre mondiale, le statut international de la Chine a fondamentalement changé, d’autant plus que son statut d’une puissance des Alliés mondiaux antifascistes a été universellement reconnu par la communauté internationale. La raison pour laquelle que le statut international de la Chine a fait un grand bond, c’est que la guerre de résistance contre l’agression japonaise avait eu un impact international depuis le début. La Chine a connu de grands sacrifices pendant la guerre de résistance contre l’agression japonaise, a combattu en synergie avec les Alliés et a apporté une contribution de poids à la victoire de la Guerre mondiale antifasciste.

La Guerre de résistance contre l’agression japonaise a forcé le Japon à renoncer à la politique de « l’expansion vers le Nord » 

A la fin du 19ème siècle, le Japon, qui venait d’avoir terminé la Restauration de Meiji, a placé la péninsule coréenne et la région du nord-est de la Chine au sein de sa « région d’intérêt ». Pour le Japon, seulement après le contrôle et l’occupation de la région riche du nord-est de la Chine, il pourrait mener l’expansion vers le nord pour vaincre l’URSS et vers le sud à travers de la « Guerre ultime du monde » pour vaincre les Etats-Unis et réaliserait ainsi le but d’avoir l’hégémonie mondiale. Donc, non seulement la région du nord-est de la Chine était importante dans le plan stratégique du Japon, mais aussi son destin était également une préoccupation pour la communauté internationale. 

Après l’occupation de la région du nord-est de la Chine, le Japon a commencé à mettre en œuvre de ses objectifs stratégiques, il a posté des troupes au nord-est de la Chine, le nombre des soldats a atteint jusqu’à 800 000, il a également construit les soi-disant groupes de forteresses « Ligne Maginot orientale » à la ligne frontière avec l’URSS à l’époque, qui étaient clairement pour confronter l’URSS. Celui-ci a également clairement senti la menace en provenance du Japon, en particulier en 1938 et 1939, l’armée japonaise du Guandong ont fabriqué deux conflits militaires à grande échelle dans la région frontière avec l’URSS, soit la « bataille du lac Khasan » et « l’événement Menhan ». Malgré l’échec de l’attaque japonaise, le Japon et l’URSS ont signé le « Pacte de neutralité ». Pourtant, cela n’a pas enlevé les préoccupations de l’URSS, qui devait disposer une partie de ses forces principales dans la région de l’Extrême-Orient pour se prémunir contre le Japon. Le 22 juin 1941, l’Allemagne attaqua l’URSS, il a demandé au Japon, son allié, de l’attaquer à l’Extrême-Orient pour faire une coopération, cela a apporté une opportunité au Japon de mettre en œuvre de sa stratégie de l’expansion vers le nord. Mais face à une telle situation, l’armée japonaise du Guandong et l’état-major d l’armée japonaise ont commencé à réexaminer la stratégie de l’expansion vers le nord pour attaquer l’URSS. 

Les raisons pour ce changement étaient comme suit: après l’occupation du nord-est de la Chine, même l’établissement du pouvoir fantoche, l’armée japonaise a d’abord rencontré une résistance massive des Volontaires contre l’agression japonaise, et puis elle devait continuer à se battre avec les forces alliées contre l’agression japonaise, l’armée japonaise du Guandong devait utiliser des forces considérables pour réprimer la résistance du peuple chinois. Et pour maintenir la «sécurité» du pouvoir fantoche, l’armée japonaise du Guandong devait aller au sud pour occuper Shanhaiguan et avancer jusqu’à Rehe et à la Grande Muraille, où elle a connu de fréquents conflits militaires avec l’armée chinoise. Avec la situation tendue au nord de la Chine et après l’Incident du pont Marco Polo, le Japon a été pris dans une guerre prolongée en Chine. Comme les capacités des forces principales de l’armée de terre japonaise au champ d’opérations en Chine ne répondaient pas à la mesure, le Japon n’osait certainement pas mettre l’armée de Guandong à un nouveau champ d’opérations contre l’URSS. Le chef d’état-major japonais Sugiyama Hajime dit que « la plupart des troupes sont maintenant en Chine, (l’expansion vers le nord) est en fait impossible », « l’Empire est occupé actuellement de l’Incident de Chine, et les relations avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont délicates, donc, il est mieux de ne pas faire l’intervention (dans la guerre entre l’URSS et l’Allemagne). » 

Ce renseignement reçu, l’URSS a finalement rejeté les préoccupations sur les combats aux deux fronts, elle a transféré les troupes des centaines de milliers de militaires qui étaient prévus pour se prémunir contre l’armée japonaise vers l’ouest, a unifié les forces pour se battre avec l’Allemagne, cela a garanti la victoire de la Grande Guerre patriotiques. A l’époque, l’URSS était bien clair sur le rôle de la Chine qui retenait l’armée japonaise à l’est. Malgré le « Pacte de neutralité » signé avec le Japon, elle ne pouvait pas envoyer directement des troupes à la guerre de résistance contre le Japon, visant à réduire la pression sur la Chine, l’URSS a donné des soutiens à la résistance chinoise par d’autres moyens. Jusqu’à présent, les anciens combattants et le président du Comité des affaires militaires soulignent toujours que la Chine a « apporté une contribution de poids » à la victoire de la Guerre mondiale antifasciste, ils croient que la résistance chinoise a retenu l’armée japonaise au champ d’opérations de l’est du monde, si bien que le Japon n’osait pas attaquer l’URSS et que cette résistance a levé les menaces à la frontière de l’est de l’URSS. 

La Guerre de résistance contre l’agression japonaise a contenu « l’expansion vers le sud » du Japon 

Le 1 septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, de mai à juin en 1940, le Blitzkrieg de l’Allemagne en Europe de l’Ouest a connu un grand succès, la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ont orienté les stratégies vers l’Europe, les défenses des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’autres pays à l’Asie du Sud-Est et au Pacifique Sud-Ouest sont devenues faibles. Cela a fourni au Japon une occasion précieuse pour déclencher la Guerre du Pacifique au sud, ainsi le « théorie de l’expansion vers le sud » a rapidement gagné du terrain au Japon. 

Toutefois, pour réaliser « l’expansion vers le sud », le Japon devait terminer la guerre en Chine le plus vite possible et se débarrasser de la guerre prolongée. Au début, le Japon pensait que la raison de la résistance de la Chine résidait dans la sous-estimation sur la force nationale du Japon et l’obtention des assistances des pays tiers. Par conséquent, le Japon a mis l’accent sur « le traitement de l’incident de la Chine » dans l’établissement de ses politiques. D’une part, il essayait d’établir un « nouveau régime de gardes » et un « nouveau régime économique » pour montrer à la Chine la puissance de sa force nationale, et il a signé les traités d’alliance avec l’Allemagne et l’Italie pour renforcer sa position stratégique sur le plan mondial afin de dissuader la Chine et ébranler la détermination de la résistance de la Chine. D’autre part, l’invasion japonaise de la région du nord de l’Indochine française a coupé la ligne l’approvisionnement des matières de la Chine tout en prenant de force la base pour l’expansion vers le sud. 

Toutefois, la détermination de la résistance de la Chine n’a pas été frustrée. Les batailles pendant la stabilisation stratégique étaient toujours féroces, l’Armée de la 8e route a déclenché l’Offensive des cent régiments et d’autres batailles dans les arrières de l’ennemi. Les sacrifices de l’armée chinoise étaient considérables, pourtant l’armée japonaise n’a pas réussi à faire des progrès décisifs. « Le travail Tong » qui est survenu dans le gouvernement de Tchang Kaï-shek et que le Japon attendait pourtant a également échoué, un grand nombre des troupes japonaises ont été toujours retenu au champ d’opérations chinois, le Japon ne pouvait pas finir la guerre en Chine à court terme. Pendant ce temps, le programme de réduction progressive des troupes en Chine du Japon a été boycotté par le chef d’état-major Sugiyama Hajime et de l’armée expéditionnaire en Chine qui soulignaient qu’il était déjà difficile de mener des opérations militaires existantes en Chine et qui s’opposaient à la réduction des troupes. Ainsi, au début de 1941, le quartier général suprême du Japon était obligé de décider de « maintenir la pression actuelle sur la Chine» jusqu’à l’automne et de mettre toujours en première place du « traitement de l’Incident de la Chine ». 

Après l’éclatement de la guerre germano-soviétique, le Japon a déterminé l’orientation de ne pas intervenir temporairement, mais il a également prévu de «marcher toujours vers l’objectif du traitement de l’Incident de la Chine tout en faisant des pas de l’expansion vers le sud sur la base de l’auto-existence et l’auto-défense », « ne pas se soustraire à faire la guerre avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ». Cependant, le champ d’opérations chinois était toujours la plus grande préoccupation pour le Japon. Selon HataSyunroku, commandant en chef de l’armée expéditionnaire en Chine du Japon, la guerre sino-japonaise avait déjà duré cinq ans, « pour la Chine seule, la force du Japon est déjà relativement faible », « il sera de plus en plus difficile comme nous nous battons maintenant sur les deux fronts ». KonoeFumimaro, premier ministre japonais croyait que la guerre entre la Chine et le Japin qui a duré plus de 4 ans a beaucoup consommé la force nationale du Japon, il est insupportable de mener l’expansion vers le sud sans avoir résolu l’Incident de la Chine. En tant que décideur principal pour l’expansion vers le sud, il défendait qu’il faille résoudre en premier les problèmes de la Chine. Par conséquent, il a présenté sa démission à la décision de faire la guerre avec les Etats-Unis. 

Donc il est clair qu’avant le déclenchement de la guerre du Pacifique, le champ d’opérations en Chine de la guerre de résistance contre l’agression japonaise a combattu et retenu les forces principales de l’armée de terre et une partie de la force de l’armée de mer du Japon, ainsi, le Japon était réticent à faire la guerre du Pacifique, cela a gagné du temps précieux pour les préparatifs de la guerre du Pacifique des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’autres pays. 

Coopération mutuelle entre le champ d’opérations en Chine et le champ d’opérations du Pacifique  

Après l’attaque japonaise de Pearl Harbor, la ligne de combat s’est étendue jusqu’à l’océan Pacifique. Malgré la victoire des premiers combats de l’expansion vers le sud du Japon, il est difficile d’atteindre l’objectif d’élargir les victoires à cause de la résistance au champ d’opérations en Chine contre les forces principales de l’armée de terre du Japon.  

Après l’éclatement de la guerre du Pacifique, la Chine a obtenu les soutiens des Alliés pour la résistance contre l’agression japonaise, tout en assumant plus des obligations internationales. Selon la proposition du président américain Franklin D. Roosevelt, il fallait établir les zones d’opérations conjointes des Alliés, la zone d’opérations en Chine était l’une d’entre elles, qui couvrait toute la Chine, la péninsule indochinoise et la Thaïlande. Face à l’armée expéditionnaire en Chine du Japon, c’était un groupe stratégique puissant, y compris le 6e Front, le Front du nord de la Chine, deux groupes d’armée en campagne indépendants et un groupe d’armée d’air, le nombre total des militaires était d’un million. Et l’armée japonaise du Guandong en Chine posait environ 700 000 soldats dans la région du nord-est de la Chine, qui pouvaient faire des renforts à tout moment. Cette situation a mis en lumière la place de la guerre de résistance contre l’agression japonaise pour le champ d’opérations du Pacifique et même pour les champs d’opérations de l’est et de l’ouest du monde. 

A cause de la résistance dans la zone d’opérations en Chine, le Japon a seulement mis 10 divisions au champ d’opérations du Pacifique, soit moins de 1/3 de celles mises au champ d’opérations en Chine. Bien que le Japon ait mis les forces principales de l’armée de mer au champ du Pacifique, il ne pouvait pas obtenir un avantage faute de coopération de l’armée de terre. Après la bataille de Midway, il était dans une situation désavantageuse dans les batailles par île avec les Alliés. Pendant la bataille de de Guadalcanal de presque six mois, l’armée japonaise a subi une défaite écrasante, avec plus de 24 000 personnes tuées, soit 15 fois plus que celles de l’armée des Etats-Unis, une raison importante est qu’il ne pouvait pas transférer les forces principales de l’armée de terre du Japon au champ d’opérations en Chine pour faire des renforts. Le plan opérationnel de l’occupation de l’Australie pour freiner la contre-offensive de l’armée des Etats-Unis proposé par l’armée de mer du Japon a été également rejeté faute des forces de l’armée de terre. 

Après la bataille de Guadalcanal, les Japonais étaient dans la défensive stratégique au champ d’opérations du Pacifique. Au début de 1943, parmi les 2,4 millions au total des forces de l’armée de terre du Japon, il y avait 660 000 au champ d’opérations en Chine, 480 000 au champ d’opérations du Pacifique. Il est clair que les forces principales de l’armée de terre du Japon restaient au champ d’opérations en Chine, cela a créé des conditions favorables pour la contre-offensive de l’armée des Etats-Unis au Pacifique. 

Au mois de juin 1943, l’armée des Etats-Unis a mené la contre-offensive à l’est de la Nouvelle-Guinée, le Japon s’est retiré en raison du manquement des troupes terrestres, le Japon a bien senti la douleur causée par la résistance au champ d’opérations en Chine. Shigemitsu Mamoru, ministre des Affaires étrangères a reconnu que « si le problème de la Chine avait une tendance à s’améliorer, la situation de l’Empire serait grandement améliorée». Cependant, selon l’armée expéditionnaire, « nous ne pouvons pas gagner la guerre de la grande Asie de l’est sans avoir résolu le problème de la Chine». Dans quelle direction fallait-il faire des renforts des forces, c’était toujours un dilemme pour le quartier général suprême du Japon. 

Au mois d’octobre en 1943, la situation était assez grave au champ du Pacifique, le quartier général suprême du Japon a décidé de transférer 5 divisions du champ d’opérations en Chine au champ d’opérations du Pacifique avec 5 autres divisions pour la réserve. Toutefois, comme le Japon a déclenché le « combat numéro un » au champ d’opérations en Chine, il a transféré seulement 3 divisions au champ d’opérations du Pacifique, tout en envoyant 8 brigades au champ d’opérations en Chine. L’investissement des forces énormes pour le « combat numéro un » vise à sauver le champ d’opérations du Pacifique. Ce combat a aidé le Japon d’ouvrir une ligne des transportations continentale, mais la ligne de combat a été prolongée, ce qui a conduit à la faiblesse d’avantage des forces dans les arrières, l’élargissement des zones libérées et la réduction des zones occupées par le Japon. Ce qui était plus grave, c’était que le Japon a mis les forces militaires domestiques et l’armée japonaise du Guandong au « combat numéro un », cela a considérablement affaibli les forces de défense au champ d’opérations du Pacifique. Le champ d’opérations en Chine et celui du Pacifique se sont réunis, en formant une situation de combat en synergie. Le Japon était très désireux de se débarrasser du champ d’opérations en Chine pour transférer les forces principales au champ d’opérations du Pacifique, pour donner toute priorité à la ligne de combat avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne complétée par la ligne de combat en Chine. Cette idée a toujours été entravée. 

Au début de 1942, le chef d’état-major japonais Sugiyama Hajime a proposé dans le mémorial à l’Empereur sa préconisation qu’il fallait résoudre rapidement le problème de la Chine, soit transférer les troupes domestiques et les troupes au champ d’opérations du Pacifique, faire l’attaque de Chongqing pour obtenir la victoire au champ d’opérations en Chine, et puis transférer les troupes au champ d’opérations en Chine pour faire des renforts au sud. Cependant, les soldats japonais, qui se sentaient personnellement la résistance obstinée de la Chine, pensaient que cela était un « jeu de hasard » infaisable. En ce moment, sous la pression militaire énorme, la Chine prenait toujours en considération la situation globale de la Guerre mondiale antifasciste, elle a quand même envoyé des expéditionnaires pour aider les opérations militaires des Alliés. L’armée chinoise, dont les équipements étaient peu excellents, assumait les missions les plus difficiles pour coopérer les opérations des Alliés, elle a fait d’énormes sacrifices. Surtout dans les deux opérations en Birmanie, au détriment d’un énorme coût de 130 000 personnes, l’armée chinoise a retardé l’aggravation de la situation de la Guerre en Inde et en Birmanie, cela a soutenu les Alliés au champ du Pacifique. 

En dépit de la situation de guerre très complexe après le déclenchement de la guerre du Pacifique et de la voie sinueuse de la victoire des Alliés, le champ d’opérations en Chine et celui du Pacifique coopéraient l’une et l’autre, se répondaient et se soutenaient, cela a accéléré le changement de la direction de la guerre vers la contre-offensive, cela est bien évident. Au mois de janvier en 1945, le président américain Roosevelt a indiqué dans le message au Congrès que « Nous ne pouvons pas oublier le peuple chinois qui a résisté aux attaques brutales des japonais et qui a retenu un grand nombre des ennemies dans la vaste région du continent asiatique pendant plus de 7 ans». 

L’histoire a prouvé que la Chine a apporté une contribution indélébile à la victoire de la Guerre mondiale antifasciste. 

 (Auteur : président de l’Association de l’histoire de la guerre de résistance contre l’agression japonaise de Chine)