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« La Ceinture et la Route » va établir un nouveau modèle d’ouverture du plan de « Treizième Quinquennat »

Publié le:2015-11-13 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par: | Source:http://www.gmw.cn

Auteur : Groupe de projet d’interprétation de la 5ème session plénière du 18ème Comité central du PCC de l’Institut de Recherche en Finance Chongyang de l’Université du peuple de Chine

Du 26 à 29 octobre, la 5ème session plénière du 18ème Comité central du PCC est tenue à Bejing. Le thème principal de la réunion consistera à établir le treizième plan quinquennal de la Chine. Si le « Treizième Quinquennat » est d’une signification particulière, c’est parce qu’en 2020 à l’issue du « Treizième Quinquennat », la Chine va achever la construction complète d’une société relativement aisée, et c’est lors de la cinquième session plénière qu’on va dessiner la feuille de route pour une « aisance complète ».

Pendant le « Douzième Quinquennat » qui va toucher à sa fin, le volume total de l’économie chinoise a occupé la deuxième place du monde, le volume total du commerce d’importation et d’exportation est passé de la deuxième place à la première du monde, l’envergure de l’utilisation réelle des capitaux étrangers est devenue la plus grande du monde en 2014 pour la première fois, et les investissements directs à l’extérieur ont passé de 68,81 milliards de dollars en 2010 à 123,12 milliards de dollars en 2014, pour atteindre la troisième place du monde. Et on estime qu’à l’issue du « Treizième Quinquennat », la Chine va probablement devenir la première économie du monde, dont la proportion du commerce d’importation et d’exportation et celle d’envergure du flux bidirectionnel des fonds dans le monde vont également augmenter. Marcher vers les pays centraux de l’économie mondiale à travers une économie ouverte, cela est non seulement une tendance irréversible, mais aussi la force motrice de la croissance économique de la Chine. Dans ce contexte, tous les aspects de l’économie chinoise seront étroitement liés à l’« ouverture ». Les ressources de toute la planète seront « invitées » pour participer à la disposition en Chine, tandis que la Chine va également « sortir » pour participer à la diposition globale des ressources. Le «Treizième Quinquennat » sera un plan quinquennal élaboré par la Chine dans une perspective internationale.

L’« élaboration du plan quinquennal dans une perspective internationale », est incarnée de manière concentrée par l’intégration de « La Ceinture et la Route » dans le plan de « Treizième Quinquennat ». Cette stratégie permettra d’établir un nouveau modèle d’ouverture dans le plan de « Treizième Quinquennat ». Depuis l’ouverture des régions côtières sud-est au début de la réforme et l’ouverture, jusqu’à l’ouverture élargie après l’adhésion de la Chine à l’Organisation Mondiale du Commerce, l’accent de l’ouverture de la Chine a été mis sur « introduire ». Pendant une certaine période suivante, la Chine est entrée dans une phase où « introduire » et « sortir » est en parallèle. Il est prévu qu’au cours des 10 prochaines années, les nouveaux investissements directs à l’étranger atteindront environ 1,5 billions de dollars. Cela demande la Chine de démêler d’une manière plus consciencieuse la perspective globale et la réflexion stratégique pour faire progresser la mise en oeuvre de la stratégie « La Ceinture et la Route ». Le fait de relier le plan de développement de la Chine avec ceux des pays au long de « La Ceinture et la Route », est d’une importance essentielle dans la planification de « La Ceinture et la Route ». C’est également la première fois que le plan quinquennal de la Chine mène une interaction avec ces pays riverains. Cela demande à l’économie chinoise de réaliser à tous les niveaux la communication des politiques, l’interconnexion des installations, la liberté du commerce, l’intermédiation de finance et l’aspiration commune des peuples avec les pays au long de « La Ceinture et la Route », ce qui constitue une grande cause d’un grand pays.

En tant que première puissance industrielle du monde, la « fabrication chinoise » constitue la pierre angulaire de l’économie chinoise, mais aussi le fondement de la Chine pour s’ériger comme un pays propulsé par l’innovation et « sortir » à l’extérieur. Le « Treizième Quinquennat » sera le premier quinquennat pour mettre en oeuvre le plan de « Fabriqué en Chine 2025 », qui est doté d’une signification décisive pour le passage de la Chine du statut de grand pays manufacturier à celui de grande puissance manufacturière. Le « Fabriqué en Chine 2025 » met l’accent sur la stratégie globale de « développement propulsé par l’innovation », qui est axée sur la ligne principale d’accélérer l’intégration en profondeur des technologies informatiques d’une nouvelle génération avec la fabrication, et orientée vers la direction principale de promouvoir la fabrication intelligente, pour renforcer les capacités industrielles de base. Actuellement, dans la structure d’exportation de la Chine, les produits de haute technologie représentent une proportion de 28.2%, tandis que la proportion des produits de moyenne et haute gamme dépasse 60%. Parmi toutes les 5313 catégories des marchandises du monde (calculées selon les codes unifiés des douanes du monde), la Chine possède plus de 1600 catégories dont les volumes de production sont les premiers du monde, dépassant la somme totale des pays qui occupent les 2ème à 5ème places du monde. Après avoir résolu le problème de « quantité », la fabrication chinoise doit également faire face à l’épreuve de « qualité » – cette « qualité » désigne la capacité de créer de nouveaux besoins et de permettre à ceux-ci de diriger le marché mondial. Selon la disposition de « Fabriqué en Chine 2025 », au cours du « Treizième Quinquennat », la Chine va maîtriser les technologies du noyau d’un certain nombre de domaines clés, et sa compétitivité dans les domaines prépondérants va se renforcer, avec la qualité de produits considérablement améliorée. On va réaliser des progrès significatifs dans la fabrication numérisée, en réseau et intelligente, et la consommation d’énergies, la consommation de matières et l’émission des polluantes pour la valeur ajoutée industrielle unitaire des secteurs importants vont diminuer de façon significative. La « fabrication chinoise » va réaliser une transformation multi-niveaux : passer de l’orientation par fabrication à celle par innovation, de la stratégie de chaîne d’approvisionnement à celle de chaîne de valeur, de la vente mondiale à l’exploitation mondiale.

Pour réaliser la transformation et la modernisation de l’économie chinoise, il faut encore réaliser un approfondissement de la « sortie » des produits à la « sortie » des services, tandis que les réseaux des zones de libre-échange partout dans le monde constituent les ponts en faveur de cet approfondissement. La stratégie de zone de libre-échange deviendra aussi une forme importante pour la Chine de planifier la nouvelle stratégie de coopération économique internationale dans une perspective de globalisation. Au cours du « Treizième Quinquennat », la stratégie de zone de libre-échange de notre pays va s’élargir dans la portée et les coopérations ouvertes bilatérales, multilatérales et régionales vont se développer à tout azimut. La Chine va, sur la base des 14  accords de libre-échange déjà signés avec 22 pays, promouvoir davantage les négociations de mise à niveau de la zone de libre-échange Chine-ASEAN, faire avancer le partenariat économique global régional Japon-Corée du Sud-Chine (PEGR), le Conseil de coopération Golfe-Chine, et le processus de négociations et de construction des accords de libre-échange Chine-Israel, Chine-Sri Lanka et Chine-Maldives, pousser de manière constante l’édification de la zone de libre-échange Asie-Pacifique (ZLEAP), et démarrer en temps opportun les négociations des accords de libre-échange avec les autres partenaires commerciaux comme le Royaume-Uni, l’UE, et les pays et régions au long de « La Ceinture et la Route ». En profondeur, la Chine continuera à approfondir le niveau d’ouverture et de coopération, construire les zones de libre-échang à haut standard, réaliser la facilitation du commerce et des investissements et étudier activement les « thèmes commerciaux du 21ème siècle » tels que le commerce électronique, l’acquisition du gouvernement, la propriété intellectuelle et la politique de concurrence etc., afin de réaliser sa transformation d’un grand pays marchand à une puissance commerçante.

Le réseau des zones de libre-échange qui sont interconnectées dans le monde entier, apportera de grandes opportunités pour la coopération internationale de productivité menée par la Chine au cours du « Treizième Quinquennat ». Actuellement, les différents pays du monde se trouvent dans différents stades de développement. Le processus d’industrialisation des économies en voie de développement est en accélération, d’où une forte demande pour les équipements techniques ; les infrastructures des économies développées doivent faire face à la rénovation, d’où une demande croissante d’investissement. En tenant compte de leurs avantages comparatifs respectifs, les pays développés tiennent en main les technologies clées mais les prix des équipements et produits en jeu sont assez élevés ; les pays en voie de développement sont dotés des ressources abondantes et des mains-d’oeuvre à faible coût mais avec des industries bas de gamme; la Chine dispose d’une productivité et des équipements milieu de gamme, avec en même temps une forte capacité de prise en charge intégrée et de construction des travaux, mais il lui faut la transformation et la modernisation des industries. De ce fait, grâce à la coopération internationale de productivité, on peut réaliser une combinaison efficace de l’offre et la demande de tous les côtés pour pousser l’intégration en profondeur de la chaîne industrielle mondiale bas de gamme, milieu de gamme et haut de gamme. La coopération internationale de productivité est destinée à pousser la transformation du commerce extérieur de la Chine pour qu’il passe de « grande entrée et grande sortie » à « entrée et sortie optimisées », former un nouveau modèle de l’économie ouverte, et reconstruire une chaîne industrielle mondiale plus équilibrée et plus largement bénéfique qui est favorable à l’exploitation des avantages comparatifs du chaque pays, afin d’accumuler la nouvelle force motrice pour la croissance soutenue de l’économie mondiale au cours des cinq prochaines années, et de permettre à la Chine de monter sur une nouvelle étape de transition d’un « pays exportateur de produits » vers un « pays exportateur de capitaux ».

La Chine qui est déjà devenue un « pays exportateur de capitaux », rencontrera une nouvelle opportunité pour transformer son essor de l’économie industrielle à un essor financier. Au cours du « Douzième Quinquennat », le secteur financier de la Chine a réalisé des progrès considérables, et la puissance effective intégrée des établissements financiers a été considérablement renforcée, avec une résistance aux risques beaucoup plus forte. La proportion de la valeur ajoutée de finance dans le PIB a augmenté de 5% en fin 2010 à 9% en 2015 (2ème trimestre). La proportion de financement direct des entreprises non-financières dans le volume de financement social est passée de 5% en fin 2010 à 12% en 2015 (2ème trimestre). Une série des mesures importantes de réforme financière ont été prises successivement, comme le système de garantie des dépôts, la marchéisation des taux d’intérêt de dépôt et de prêt, l’autorisation de l’organisation des banques commerciales par les capitaux privés, etc. Cela correspond aux réformes du secteur financier domestique, et le processus d’internationalisation du secteur financier de la Chine est grandement accéléré. Avec la promotion de la stratégie nationale « sortir », de plus en plus d'institutions financières nationales commencent à mettre en place leurs branches d’outre-mer. Jusqu’à présent, les banques chinoises ont mis en place un millier des branches d’outre-mer. En plus de mieux servir les entreprises chinoises et les individus avec des services financiers d’outre-mer, la perspective d’internationalisation des institutions financières chinoises est également améliorée. Actuellement, la monnaie chinoise est déjà devenue la deuxième monnaie mondiale de commerce et de financement et la quatrième monnaie de paiement internationale. Dans un avenir proche, la monnaie chinoise adhérerait probablement au panier SDR du FMI et deviendrait la seule monnaie venue du pays en voie de développement. Selon une estimation, si la monnaie chinoise devient la monnaie du panier SDR, les réserves internationales du monde convertiront 1 billion de dollars en RMB, ce qui va considérablement renforcer l’attrait des actifs en yuan et soutenir ainsi le développement de l’économie réelle de notre pays. La Chine va également participer activement à la construction et la gouvernance financière mondiale. La mise en place des institutions financières internationales comme la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII), la Banque de Développement des BRICS, le Fonds de la Route de la Soie etc. a prouvé les efforts faits par la Chine en tant que grand pays responsable pour réformer l’ordre financier international. Au cours du « Treizième Quinquennat », les institutions financières susmentionnées seront officiellement mises en service , ouvrant sans aucun doute une nouvelle situation pour la finance chinoise et mondiale.

L’ouverture à tout azimut amènera un nouveau bien-être dans tous les aspects dont l’incarnation essentielle est l’environnement d’habitation écologique. L’environnement est un système global dont la protection exige des efforts dans une vision globale. La Chine a proposé le concept de la « civilisation écologique », qui est au-delà de l’idée de « changement climatique » qui met l’accent unilatéralement sur le carbone, ainsi ce concept est-il doté d’une hauteur du « développement global et harmonieux de l’homme et de la nature ». La construction de la civilisation écologique comprend de multiples aspects comme le perfectionnement des systèmes et mécanismes pour l’exploitation des espaces territoriaux, l’utilisation économe des ressources, la protection de l’environnement écologique etc., contenant une théorie comme suit : les activités humaines comprennent non seulement la production mais aussi la consommation, impliquant une variété des ressources naturelles et de différents niveaux, du fait il faut saisir tous les aspects pour poursuivre l’harmonie globale et dynamique des relations entre les êtres humains et la nature. Depuis l’intégration de la construction de civilisation écologique dans la disposition globale de « cinq axes » du socialisme aux caractéristiques chinoises au cours de la 18ème Assemblée générale du peuple, à la proposition d’accélérer la construction du système complet de la civilisation écologique lors de la 3ème session plénière du 18ème Comité central du PCC, à l’exigence de protéger l’environnement écologique par un système de loi strict proposée au cours de la 4ème session plénière du 18ème Comité central du PCC, jusqu’à la sortie du « Plan général de la réforme du système de civilisation écologique », la conception de haut niveau de la construction de civilisation écologique est déjà devenue claire. Au cours du « Treizième Quinquennat », la Chine va perfectionner le système de propriété des actifs en ressources naturelles et créer le système d’exploitation et de protection des espaces territoriaux pour former le système de l’utilisation payante des ressources et de la compensation écologique, et perfectionner le système d’évaluation de performance et de responsabilisation de civilisation écologique, afin de promouvoir de manière vigoureuse la garantie institutionnelle pour la civilisation écologique, perfectionner la conception de haut niveau de la construction de civilisation écologique, former une voie gagnant-gagnant pour le développement économique et la protection de l’environnement, et créer une « belle Chine » poétique avec l’eau limpide, les montagnes verdoyantes, le ciel bleu et les nuages blancs.

(Membres du groupe de projet d’interprétation de la 5ème session plénière du 18ème Comité central du PCC de l’Institut de Recherche de Finance Chongyang de l’Université du Peuple de Chine : Wang Wen, Jia Jinjing, Chen Xiaochen, Hu Yuwei, Xiang Junyong, Li Zhen, Cheng Yang)