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Comment le développement du bien-être du peuple fait face aux « trois risques »

Publié le:2015-12-10 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Feng Lei, Zhang Rui | Source:Journal Guangming

Le plan du 13e quinquennat du Comité Central du Parti Communiste Chinois a bien indiqué l’objectif de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance en 2020. Innovation, coordination, vert, ouverture et partage, les cinq idées montrent le développement scientifique de la pensée. Le développement est pour le peuple et dépend aussi du peuple, et ses résultats se partagent par le peuple. D’ici 5 ans, comment faire un arrangement du système plus efficace permettant au peuple de bénéficier plus ? Comment renforcer la motivation du développement et guider le peuple vers la direction de l’enrichissement collectif ?

1. Diminuer l’écart de revenus et évider la risque de revenus moyens 

[Données] 

Selon les statistiques, l’écart entre les riches et les pauvres se présente sous la forme de U inversé, qui avait été élargie et a été diminué ces années. D’après les données publiées par le Bureau national des statistiques, le coefficient de Gini de revenu des habitants du pays est de 0,470 en 2003, 0,473 en 2004, 0,485 en 2005, 0,487 en 2006, 0,484 en 2007, 0,491 en 2008, ensuite 0,473 en 2013, 0,469 en 2014, qui montre une tendance de se baisser. À partir de ces données, on peut voir l’écart se diminuer avec une petite étendue. 

Les pays en Amérique du sud n’ont pas pu sortir du risque des revenus moyens, une des caractéristiques importantes est l’élargissement de l’écart entre les riches et les pauvres. 

Les 5 années à venir sont essentielles pour la Chine de sortir de telle risque.  

D’après l’objectif, le PIB et le revenu du peuple seront doublés en 2020 par rapport aux ceux en 2010, selon les experts, le PIB va atteindre 10 milliards RMB, à peu près la même situation économique des États-Unis, alors que le PIB par personne sera plus de 10 mille dollars.   

10,000 dollars est un point important, qui est pris souvent pour le symbole de sortir de cette risque - le Japon et les 4 dragons asiatiques sont pris pour les représentants de succès, cependant, quand il s’agit de la dimension économique, il n’y a que le Japon et la Corée du Sud qui ont pu terminer la transition du pays de revenu faible au celui de revenu élevé. Le PIB par personne au Japon était proche de 3 000 dollars en 1972 et a atteint 10 000 dollars en 1984. Le PIB par personne en Corée était de plus de 3 000 dollars et a atteint 11 469 dollars en 1995, le Japon a pris 12 ans pour finir la transition, alors que la Corée 8 ans. 

Jusqu’à la fin de l’année dernière, le PIB total est de 6,36 milliards RMB, celui de Guangdong et de Jiangsu ont passé 6 milliards RMB, le PIB par personne est de 7 485 dollars, et les PIB par personne dans huit provinces ont passé 10 000 dollars, les vingtaines provinces qui restent, surtout celles dans le centre et dans l’ouest doivent se précipiter dans les cinq années. 

Dans les prochaines cinq années, la Chine va diminuer davantage l’écart des revenus urbaine et rural, et élever le pourcentage du revenu dans la première distribution de l’économie nationale. Le 13e quinquennat propose les croissances ensemble du revenu et de l’augmentation de la rémunération et de l’efficacité du travail.  

Le 13e quinquennat propose non seulement les croissances ensemble du revenu et de l’augmentation de la rémunération et de l’efficacité du travail, mais aussi « deux systèmes de décision » : régulier le système scientifique de salaire et améliorer celui des valeurs des éléments dans le marché et la distribution sur la base des contributions. M. Su Hainan, Vice Président de l’Institut chinois du travail a dit que, ces deux systèmes sont bien significatifs, actuellement, l’écart irraisonnable des revenus existe entre la ville et la rurale, les régions et les domaines, à l’intérieure et à l’extérieure du système d’État. La clé de diminuer l’écart est de pousser la réforme du système pour mieux coordonner les politiques économiques et sociales. 

D’après M. Su, certaines politiques économiques ont des effets sociaux et certaines politiques sociales apportent des effets économiques. Par exemple, la politique économique de briser la métropole est favorable pour diminuer la distance des revenus dans un même domaine; la politique d’évider la discrimination favorise la protection et l’augmentation du revenu des ouvriers paysans. Alors il faut renforcer davantage la coordination entres les politiques économiques et sociales, inclure l’objectif de la réforme du système de la distribution des revenus dans le plan global du développement local économique et social. 

2. Rapprocher de disparités urbaines et rurales et régionales: évasion du « piège de la pauvreté » 

[Données] De 1978 à 2014, le total de personnes désappauvries en Chine est plus de 700 millions. Ces deux dernières années, près de 30 millions de personnes se sont débarrassées de la pauvreté. À l’approche de 2020 où on doit construire une société modérément prospère, la lutte contre la pauvreté fait face à un défi – selon le Bureau national de la statistique, il y a encore 70,17 millions de personnes (dont le revenu journalier est de moins de 1 $) dans les régions ruraux, environs 7,2% des résidents ruraux. Parmi lesquels, il y a plus de 5 millions de personnes pauvres dans chaque de ces six provinces Henan, Hunan, Guangxi, Sichuan, Guizhou et Yunnan. Il y a encore plus de 200 mille personnes qui n’ont pas accès à l'électricité, des dizaines de millions de ménages ruraux ne boivent pas de l’eau propre, 77 mille villages pauvres inscrits n’ont pas d’autobus. La proportion de la pauvreté en raison de la maladie dans la population pauvre est de plus de 40%. 

Selon la théorie de l'économie du développement, la piège de la pauvreté est due à l'existence d'un cercle vicieux de l'économie, en conséquent les pays en développement sont piégés dans la pauvreté et c’est difficile de se débarrasser. Les pièges de la pauvreté peuvent être divisés en deux types - les pièges techniques et les pièges de population. À cause de la pauvreté, de nombreuses personnes ne jouissent pas d'une bonne éducation, provoquant la dégradation du capital humain ; moins d'investissement dans le capital physique, moins de possibilités de développement. 

Comment affranchir ces 70,17 millions de personnes de la pauvreté est un défi important dans les cinq prochaines années. La pauvreté signifie non seulement une vie matérielle et spirituelle ci-dessous le niveau de base de vie, mais aussi la perte de possibilités. 

Selon le XIIIe programme quinquennal, tout le monde y participe, tout le monde fait les efforts, tout le monde en jouit. Il faut tenir à la ligne du base, mettre au point les choses importantes, améliorer le système, guider la prévision, se concentrer sur l'égalité des opportunités, garantir les moyens de subsistance de base, et construire globalement une société modérément prospère. Dans le même temps le programme souligne « la mise en œuvre de la lutte ciblée contre la pauvreté », et « l’exploitation de la mise en œuvre du système de soutien en capital pour les pauvres », ce qui a une signification profonde. 

D’après les statistiques, en 2014, le PIB par habitant de Shanghai a atteint 15 843 dollars, tandis qu’à Qinghai et Guizhou de l’ouest, c’est seulement 6 390,9 dollars et 4 213 dollars, respectivement moins de la moitié et un tiers de Shanghai. 

L’essentiel est de réduire les disparités régionales dans les services publics. Selon les études de la Banque de Développement de Chine, il y a un large fossé de l’infrastructure dans les régions différentes, en 2013, la densité du réseau routier aux provinces du Shandong, Shanghai, Henan, de Chongqing, Jiangsu etc. est supérieure à 140 km/100 kilomètres carrés, tandis que celle dans les provinces du Tibet et du Qinghai est encore moins d’un dixième des régions développées. La densité du réseau de chemin de fer à trois municipalités Beijing, Tianjin et Shanghai est plus de 5 km/ 100 kilomètres carrés, équivalant par rapport au niveau de l’Union Européenne. Mais la densité régionale du réseau ferroviaire au Xinjiang, Qinghai et Tibet est seulement 0,29 km, 0,26 km et 0,04 km par 100 kilomètres carrés. 

En outre, d’après l’investissement total dans la recherche et le développement expérimental qui est un signe important de la force de l’innovation et du potentiel de croissance d'une région, jusqu’à 2013, cet investissement dans la région orientale a atteint 837,06 milliards de yuans, la région centrale a atteint 205,56 milliards de yuans, mais pour la région occidentale c’est seulement 142,05 milliards de yuans. 

Il faut rapprocher de disparités urbaines et rurales et régionales pour sortir du « piège de la pauvreté » afin d’entrer complètement dans une société aisée dans le vrai sens. Cela nécessite un renforcement de la publicité des finances publiques. De 2000 à 2012, les finances du gouvernement central ont transfert totalement vers les régions occidentales 85 mille yuans, ce qui représente environ 40% du total national. En 2013 et 2014, ces paiements de transfert vers les régions occidentales ont augmenté régulièrement. Le XIIIe programme quinquennale a proposé en outre qu’il faut « améliorer la capacité des services publics et le niveau de partager », « augmenter les paiements de transfert vers les régions révolutionnaires, les régions de minorités ethniques, les zones frontalières et les zones pauvres ». C’est significatif pour remédier les défauts et promouvoir l’équilibre. 

3. Réduire l'écart entre les services publics: Évitez « piège de bien-être élevé » 

[Données] Selon des statistiques incomplètes, cette année, dans tout le pays il y a au moins 23 régions qui ont augmenté le salaire minimum de 2015, ce nombre a dépassé celui de l'année dernière. Parmi eux, les salaires minimum de Shenzhen et Shanghai sont plus de 2000 yuans, respectivement à 2030 yuans et 2020 yuans. Le salaire horaire minimum le plus élevé est toujours à Beijing, soit 18,7 yuans. Le salaire minimum mensuel dans les régions comme Guizhou a augmenté à 1600 yuans, et celui dans les régions comme Jiangxi a augmenté à 1530 yuans. 

Malgré la grande pression de l’économie descendante de la Chine, le nombre des régions dont le salaire minimum a augmenté s’accroît, dépassant l'année dernière, cela indique que les régions accordent plus d'attention aux indicateurs de moyens de subsistance comme les revenus. 

Concernant l’assurance de vieillesse, il y a déjà au moins 13 provinces qui ont annoncé la fusion du régime de retraite, sur la question du versement de la pension dans la période de transition, chaque région a détaillé le pays du programme de réforme, tenant à la protection des personnes de faibles revenus et au limite des personnes de gros revenus ; concernant la sécurité du logement, jusqu’à la fin de septembre, la Chine a commencé 6,85 millions des projets de construction de logements abordables, pratiquement achevé 6,25 millions de projets, représentant respectivement 92% et 130% de la tâche annuelle. Maintenant le montant total des projets de construction de logements abordables a atteint 39,15 millions, dépassant les exigences du XIIe programme quinquennal. 

Dans les cinq prochaines années, les assurances des moyens de subsistance seront encore renforcées. Le XIIIe programme quinquennal propose clairement « la couverture complète de financement pour les étudiants pauvres », « l’amélioration du traitement pour les techniciens », « le perfectionnement du mécanisme d'augmentation du salaire minimum », et « la mise en œuvre complète du système d'assurance de maladie pour les résidents urbains et ruraux », tout est guidé par les idées scientifiques du « développement en partageant ». 

Su Hainan a dit que, « le XIIIe programme quinquennal propose surtout la mise en place d'un système de sécurité sociale plus équitable et plus durable. Ces deux « plus » sont ciblés. » Maintenant en Chine, l'écart des recettes est encore grand. Parmi ces deux « plus », le « plus équitable » signifie qu’on a déjà trouvé les problèmes actuels; le « plus durable » incarne le concept scientifique de développement, c’est-à-dire il faut améliorer le niveau de la sécurité sociale, mais en même temps agir à la mesure de ses moyens pour éviter de tomber dans le « piège de bien-être élevé ». 

D'une part, à l'heure actuelle, les problèmes de moyens de subsistance dans les domaines de l'éducation, des soins de santé, et de logement sont encore en suspens, le niveau de développement des moyens de subsistance est très faible, et c’est urgent de réduire l’écart. Mais d'autre part, en même temps de souligner la responsabilité du gouvernement, il faut aussi faire attention à la phase de développement et agir à la mesure de ses moyens. Tang Renwu, directeur de l’Institut de gestion du gouvernement de l'Université normale de Beijing analyse qu'en Europe, les dépenses de sécurité sociale des pays représentent environ 30% du PIB, dans certains pays, les dépenses de sécurité sociale représentent près de 50% du PIB. Dans la période de croissance économique rapide, ce système de sécurité « du berceau à la tombe » peut améliorer la qualité de vie des résidents. Une fois la vitesse de croissance économique baisse, il y a plus de charges financières. Lorsque le gouvernement continue à emprunter afin de maintenir le bien-être élevé, ce modèle de bien-être élevé pourrait conduire à la crise de dette souveraine. Le sujet de moyens de subsistance est au cœur de la gouvernance de tous les pays, il est une question de l'appui du peuple, la stabilité nationale et le développement social. Cependant, pour protéger et améliorer la vie du peuple, il faut dépendre du niveau de développement économique du pays et les conditions réelles, et avancer étape par étape. 

Il faut noter que le XIIIe Programme quinquennal a proposé de nouveaux objectifs et exigences de construire globalement une société modérément prospère. Devant le but de « doubler le PIB et le revenu par habitant des résidents urbains et ruraux jusqu’à 2020 comparé avec 2010 », on ajoute « sous le base d’améliorer l’équilibre, la tolérance et la durabilité de développement », cela a un profond sens.