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Fournir un système de sécurité financière aux risques contrôlables à l’initiative de « la Ceinture et la Route »

Publié le:2017-07-17 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Li Zhuo Ruan Zhen | Source:Quotidien Guangming Le 4 juillet 2017

La construction des infrastructures et l’interconnexion sont les contenus de cœur de la construction de « la Ceinture et la Route ». La résolution des problèmes de l’interconnexion de financement est un facteur essentiel pour la construction de « la Ceinture et la Route » et la promotion de la « sortie » des entreprises. La demande d’investissement de la construction de « la Ceinture et la Route » est énorme, il faut développer un système de soutien financier à multiple niveaux de « la Ceinture et la Route » pour l’élargissement des canaux de coopération d’investissement. En outre, la complexité géopolitique et économique de la région au long de « la Ceinture et la Route » présente également des exigences objectives en matière de la gestion des risques du système financier. 

Depuis le lancement de l’initiative « la Ceinture et la Route » en 2013 jusqu’à présent, les institutions financières internationales, régionales et nationales ont travaillé ensemble pour promouvoir le développement de « la Ceinture et la Route », tout en ayant obtenu des résultats remarquables. Tout d’abord, les banques, les fonds et les assurances et d’autres secteurs des services financiers ont assumé les responsabilités d’une manière active. À la fin de 2016, il y avait au total 9 banques chinoises qui a mis en place 62 institutions de première classe dans 26 pays riverains de « la Ceinture et la Route », dont 18 filiales, 35 succursales, 9 bureaux de représentation. La Banque de développement de Chine a pleinement joué les atouts finaniers du développement et le rôle de la banque principale, tout en ayant émis d’engagement de prêt d’un montant cumulatif de 168,2 milliards de dollars américains. La banque a assumé les programmes de coopération bilatérale entre la Chine et 8 pays, y compris le Kazakhstan, ainsi que les travaux de planification des 3 couloirs économiques entre la Chine, la Mongolie et la Russie. En tant qu’institution d’investissement et de développement à long et moyen terme spécialement établie pour la promotion de « la Ceinture et la Route » de notre pays, « le Fonds de la Route de la Soie », visant à fournir des soutiens de financement aux coopérations économiques et commerciales, ainsi qu’aux interconnexions bilatérales et multilatérales, a achevé les signatures des 15 projets, le montant cumulatif d’engagement d’investissement a atteint 6 milliards de dollars américains, le montant total d’investissement dans les projets concernés dépasse 80 milliards de dollars américains. De 2013 jusqu’à présent, la Société assurance-crédit à l’exportation de Chine, qui est la seule société d’assurance axée sur les politiques de notre pays, ont donné un soutien aux exportations et investissements dans les pays riverains de « la Ceinture et la Route » d’un montant dépassant 440 milliards de dollars américains, tout en ayant accepté l’assurance des 1097 projets de « sortie », y compris le projet des canaux de gaz naturel en l’Asie centrale, et le montant total des indemnités payées aux entreprises et aux banques s’élève à 1,67 milliards de dollars américains.  

« Ces nouveaux mécanismes financiers et la Banque mondiale et d’autres institutions financières multilatérales traditionnelles mettent l’accent sur les aspects différents, ils sont complémentaires et un réseau de coopération financière de « la Ceinture et la Route » aux niveaux clairs commencent à prendre forme », le Président Xi Jinping a indiqué les principes de développement et les guides sur les perspectives pour les services financiers à « la Ceinture et la Route » lors de son discours à la cérémonie d’ouverture du Forum de la Ceinture et la Route pour la coopération internationale. Soulignements différents —— Les banques doivent fournir des soutiens de crédit, les fonds peuvent faire jouer les fonctions d’investissement et de financement, les fournisseurs d’assurance peuvent couvrir des risques, chacun a ses fonctions et ses responsabilités. Par exemple, la Banque d’import-export de Chine va mettre en place une ligne de crédit spéciale de « la Ceinture et la Route » (100 milliards de yuans RMB et équivalent) et une ligne de crédit spéciale des infrastructures de « la Ceinture et la Route » (30 milliards de yuans RMB et équivalent), afin de renforcer les soutiens de financement pour l’initiative de « la Ceinture et la Route ». Complémentarités – il y a des complémentarités intersectorielle et multidisciplinaire, des complémentarités politique et commerciale, des complémentarités internationale et nationale. Par exemple, le Mémorandum de coopération pour la promotion de la « sortie » de l’industrie des télécommunications et la mise en œuvre de l’initiative de « la Ceinture et la Route », signé entre la Société d’assurance-crédit à l’exportation de Chine et le Ministère de l'Industrie et des Technologies de l’information pour résoudre activement les problèmes de risque et de financement confrontés par des entreprises des télécommunications industrielles. Niveaux clairs—— il faut assurer à la fois la division claire du travail et la synergie vigoureux. Par exemple, le Ministère des Finances de Chine, la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement, la nouvelle Banque de développement, le Groupe de la Banque mondiale, et six institutions multilatérales de développement ont signé un protocole d’accord sur le renforcement de la coopération dans les domaines pertinentes dans le cadre de l’initiative de « la Ceinture et la Route ». Commencement à prendre forme —— les organes participants sont dans les domaines plus amples, les domaines de coopération sont plus amples, le montant de coopération est plus grand, l’influence internationale est plus grande, les résultats sont plus évidents. Par exemple, la Chine est le pays de parrainage de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, cette banque, officiellement créée en 2015, dispose déjà de 77 pays membres officiels, tout en ayant accordé un prêt de 1,7 milliards de dollars américains pour soutenir 9 projets d’infrastructure de base des pays participant à l’initiative de « la Ceinture et la Route ».  

Le Secrétaire général Xi Jinping, lors du symposium des travaux de la promotion de la construction de « la Ceinture et la Route », a indiqué qu’il faut établir un système de sécurité financière à long terme, stable, durable, aux risques contrôlables. Les risques sont associés aux investissements. L’initiative de « la Ceinture et la Route » couvre des domaines vastes, en raison d’une hétérogénéité des risques dans les pays différents provoquée par des différences en matière de système politique, de niveau de développement économique, le niveau de risque global n’est pas faible. Du point de vue de la division spécifique des risques : sur le plan de la politique—— la situation des politiques et de la sécurité changent sans cesse, les risques des pays augmentent. Certains pays en développement présentent des risques géopolitiques relativement grands, avec une faible stabilité politique, cela conduit à des changements des politiques. Sur le plan de l’économie——le niveau de développement économique est inégal. Les pays émergents et les pays en transition ont une capacité faible pour résister à des risques externes, la continuité des politiques macro-économiques est inadéquate, il est difficile de former un environnement d’investissement stable, il y a un risque relativement élevé de taux de change dans les activités de multidevises dans les pays riverains. Sur le plan de l’environnement d’exploitation——généralement, les installations d’infrastructure sont arriérées, l’efficacité administrative laisse à désirer, le système juridique n’est pas parfait. Les pays riverains se trouvent dans la région des affrontements des cultures orientale et occidentale, les contradictions et les conflits religieux, ethniques, raciales présentent des caractéristiques d’éclatement surprenant, diversifiées, complexes et à long terme. Dans ces conditions, comment établir un système de sécurité financière à long terme, stable, durable, aux risques contrôlables ? 

Tout d’abord, il faut établir les mécanismes de coordination des politiques entre les « pays riverains ». « La coordination des politiques n’est pas aux dépens des pays voisinages. Elle est une des expériences importantes pour lutter contre la crise financière internationale ». « La promotion du développement et le contrôle des risques » sont étroitement liés avec le développement à long terme des pays. Bien que les politiques de contrôle des risques des pays en fonction de leurs propres sécurités et des organisations internationales et régionales en fonction de leurs propres développements soient différentes, leurs objectifs sont identiques, et il existe aussi beaucoup de points similaires, ils pourraient être complémentaires et se renforcer mutuellement, afin de réaliser un développement en synergie. Il faut chercher un terrain d’entente tout en conservant les différences et prendre les intérêts communs dans la prévention contre les risques comme la base. Les « pays riverains » peuvent commencer par la coopération formée à partir des programmes, cela est favorable à la mise en œuvre des actions de coopération, il est propice à atteindre une situation de coordination des politiques, d’interconnexion des planifications, d’intégration des développements et de partage des intérêts. Seulement avec l’interconnexion des politiques des pays et l’intégration des facteurs économiques et des ressources de développement au sein des pays riverains de « la Ceinture et la Route » et même dans un cadre encore plus grand dans le monde entier, des forces unies peuvent être formées, afin de produire des effets externes positifs. 

Ensuite, il faut intégrer la gestion et le contrôle des risques dans la construction du système nationale. Il faut prendre la gestion des risques comme point de départ important pour sauvegarder la sécurité liée à l’étranger du pays et protéger les intérêts économiques de notre pays à l’étranger. Il est possible d’envisager la création d’un comité de gestion des risques spécial de « la Ceinture et la Route » pour gérer d’une manière unifiée des risques des pays des investissements à l’étranger, coordonner les travaux pertinents des départements concernés et des institutions financières axées sur les politiques. En conséquence, il est possible de prendre les travaux comme la lutte contre les risques d’investissement et de coopération à l’étranger à travers les mécanismes de gestion des risques, la gestion et le contrôle des risques de la construction de « la Ceinture et la Route » et ainsi de suite comme les sujets importants des études institutionnelles de la Réunion interministérielle de la « sortie » du Conseil d’état, du Groupe de direction de « la Ceinture et la Route » et d’autres institutions. Il faut établir dans le plus bref délai du système d’évaluation des risques autoritaire, construire activement la base des données concernant les risques des pays du monde, pour fournir des services des informations spécifiques des pays et des alertes des risques pour la « sortie » des entreprises et des institutions financières de notre pays. 

Enfin, il faut faire jouer le rôle de protection contre les risques d’assurance-crédit à l’exportation. Il est impossible de résoudre d’une manière efficace les questions des risques compliquées des pays riverains de « la Ceinture et la Route » seulement par les acteurs principaux de la microéconomie, il faut que les pays donnent des soutiens des assurances politiques. Dans les documents du Conseil d’Etat et le rapport de travail gouvernemental, il est répété des fois qu’il faut renforcer et améliorer l’assurance-crédit à l’exportation, élargir l’échelle et la couverture de l’assurance-crédit à l’exportation et accorder des assurances aux financements pour les exportations de grands ensembles complets d’équipement. Pendant ce temps, la gestion et le contrôle des risques à travers le mécanisme d’assurance-crédit à l’exportation et la promotion du développement du commerce extérieur sont des mesures politiques autorisées par les règles internationales, y compris celles de l’OMC. Ainsi, en général, l’assurance est un instrument financier pour répondre aux exigences d’éviter les risques, et l’assurance-crédit à l’exportation, avec le soutien financier de l’Etat, peut décentraliser les risques politiques ou commerciaux confrontées par les entreprises et les institutions financières chinoises dans la participation à la construction de « la Ceinture et la Route », tout en pouvant jouer un rôle irremplaçable dans la protection contre les risques et la promotion du financement. Au cours de ces dernières années, les institutions d’assurances axées sur les politiques ont suivi de près des stratégies nationales de développement, elles ont mis en place d’un système d’une série de produits et services, y compris l’assurance-crédit à l’exportation à court terme et à long et moyen terme, l’assurance-investissement à l’étranger, la garantie des activités, l’évaluation sur la cote de crédit, l’assurance-crédit du commerce intérieur et la gestion des comptes à recevoir. Au fur et à mesure de l’approfondissement de la mise en œuvre du projet de « la Ceinture et la Route », il faut accélérer la mise à niveau des produits et des services de l’assurance-crédit à l’exportation, promouvoir l’innovation de l’exploitation et de la gestion de l’assurance-crédit à l’exportation et son innovation institutionnelle, pour fournir un service continu à la construction de « la Ceinture et la Route ». 

(Unité de l’auteur : Ecole d’économie et de gestion de l’Université de Wuhan)