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La Chine redonne confiance à l’économie mondiale

Publié le:2017-09-15 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Chen Ling | Source:Quotidien du Peuple (le 9 août 2017)

Une analyse approfondie de l’économie chinoise permet de constater que la transformation de l’économie chinoise ne consiste pas seulement à activer les « anciennes forces motrices de croissance », mais aussi à développer de « nouvelles forces motrices de croissance ».  

Récemment, après la publication des données économiques du deuxième trimestre de la Chine, de nombreux chercheurs et laboratoires d’idées occidentaux ont publié des articles donnant une évaluation positive sur la résistance et les fondamentaux de l’économie chinoise, ils affirment, par exemple, que : « l’économie chinoise contredit une nouvelle fois les pessimistes », « ‘le moteur de l’économie mondiale a un potentiel suffisant », « nous devons embrasser le monde, en particulier la Chine »... Cette « redécouverte » de l’économie chinoise dans le monde occidental montre également que la Chine est en train de redonner confiance à l’économie mondiale.  

Dans une époque marquée par l’incertitude, tout le monde cherche un repère de certitude. Comparée à la sombre économie mondiale, l’économie chinoise, qui se stabilise et s’améliore, attire le regard du monde entier. La Chine maintient sa croissance dans la fourchette de 6,7% à 6,9% depuis huit trimestres consécutifs et bat son record de croissance industrielle depuis 2015. La situation de l’emploi s’est aussi améliorée dans le pays, la structure économique a été optimisée, l’économie chinoise gagne donc de plus en plus de qualité. Tous ces résultats surprennent les médias étrangers qui déclarent, à plusieurs reprises, que « la Chine est le point d’ancrage du marché (mondial) ».       

Le prix Nobel d’économie Ronald Coase avait appelé les économistes à passer de « l’économie du tableau noir » au « monde réel ». Si nous observons la Chine de loin, des barrières nous empêchent de voir la vie réelle du peuple chinois. Une observation « microscopique » permettrait de mieux capter les changements de ce pays. En effet, en Chine, nous rencontrons désormais les supermarchés automatiques qui contrôlent l’entrée par les codes QR sans aucune présence de caissier, les « TV papier-peint » qui se fixent et s’enlèvent facilement, ou bien, les mobiliers intelligents qui peuvent être contrôlés par une simple touche... De plus en plus de nouvelles technologies, industries et applications se concrétisent et atterrissent dans les foyers. En apportant plus de facilité, d’efficacité et d’expérience nouvelle aux Chinois, elles innovent aussi leur mode de vie et de consommation. Les étrangers vivant en Chine ne peuvent s’empêcher de dire « qu’une fois que vous quittez la Chine, vous aurez l’impression d’être à côté des dernières tendances ». La vie des gens ordinaires constituent l’indicateur le plus direct de la performance économique d’un pays. Tous ces changements dans la vie quotidienne des Chinois sont l’image d’une macroéconomie chinoise qui se stabilise et s’améliore. Autrement dit, la transformation économique s’accélère, les nouvelles forces motrices de croissance se confirment et la vitalité économique se renforce.  

Le temps donne toujours la meilleure réponse aux doutes. Il y a quelques années, lorsque la Chine entamait le plan d'action "Internet +", de nombreux chercheurs occidentaux restaient plus ou moins sceptiques: la Chine peut-elle revitaliser son économie par la source à l'aide de la transformation et de la modernisation des industries traditionnelles? Aujourd'hui, les vélos partagés sont accessibles par des codes QR dans la plupart des rues en Chine, les trains à grande vitesse baptisés "Fuxing" relient Beijing et Shanghai, les entreprises chinoises d'électroménager fournissent des équipements intelligents, tous ces changements témoignent que la transformation économique de la Chine n'est pas une simple "renaissance" des forces motrices de croissance anciennes, mais aussi un développement de nouvelles sources de croissance. Comme l'a évalué The Wall Street Journal, "Jadis connue pour sa main-d'œuvre à bas prix, la Chine contribue aujourd'hui autre chose au monde, c'est-à-dire, l'innovation". En effet, l'innovation est en train de devenir la force motrice de la "deuxième étape" du miracle chinois. De ce point de vue, le ralentissement de la croissance chinoise est le résultat de l’ajustement actif de son énergie cinétique.  

En plus de la transition des forces motrices de croissance, la Chine s'efforce également de briser les contraintes de ressources et obtient des résultats considérables. Le pays tente inébranlablement d'éliminer la capacité de production sous-développée, contrôle le marché immobilier de manière adaptée et en fonction des conditions de chaque ville, accorde une attention particulière à la prévention des risques financiers et met en œuvre, de façon déterminée, la réforme structurelle du côté de l'offre, afin de résoudre les problèmes profonds de son développement économique. Ces mesures, qui visent à la fois les problèmes visibles et les problèmes de racine, permettent de prévenir le "cygne noir" et les "rhinocéros gris". Après avoir éliminé un grand nombre de sources de risque, elles sont devenues un concept de développement qui inspire le monde. Auparavant, de nombreux pays en développement tournent leur regard vers le monde occidental pour s'en inspirer. Mais aujourd'hui, les pays en développement, voire des pays développés, regardent la Chine pour trouver le guide de développement.    

Le monde est fasciné par la Chine et se demande comment l'économie chinoise peut être si performante. Pour le chercheur britannique Martin Wolf, si certaines personnes se trompent à plusieurs reprises dans leurs prévisions sur l'économie chinoise, c'est parce qu'elles sont habituées à la manière occidentale de répondre au "mystère chinois". Ces prévisions erronées sont dues d'une part, à des préjugés, et d'autre part, au manque de connaissances. Dans ce sens, une méthode d'observation axée sur la Chine et non sur le monde occidental, préconisée par certains historiens d'outre-mer, est sans doute plus adaptée pour étudier la Chine.