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Nous devons œuvrer pour une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts

Publié le:2017-12-05 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Wang Yang | Source:Quotidien du peuple (le 10 novembre 2017)

L’ouverture est la seule voie pour parvenir à la prospérité et au développement du pays. Promouvoir la réforme et le développement par l’ouverture est une arme magique importante qui a permis à notre pays de réaliser continuellement de nouveaux progrès dans le processus de la modernisation. Dans le rapport présenté au XIXe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), le secrétaire général Xi Jinping propose de « promouvoir une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts », il souligne que « l’ouverture amène le progrès ; le repli sur soi conduit à la régression », que « la porte ouverte de la Chine ne se refermera pas, mais au contraire continuera à s’ouvrir encore davantage », et que « la Chine persévéra dans sa politique fondamentale d’ouverture, continuera à ouvrir sa porte pour se développer » et « développera une économie ouverte à un niveau plus élevé ». Il s’agit d’une disposition stratégique majeure prise par le Comité central du Parti avec camarade Xi Jinping comme noyau dirigeant, en s’adaptant à la nouvelle tendance de la mondialisation, en évaluant avec précision les changements dans la conjoncture internationale et en saisissant profondément les nouvelles exigences en matière de réforme et développement dans notre pays. Cette disposition stratégique nous fournira un appui fort pour remporter la victoire de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Elle donnera également une force motrice à la réalisation de l’objectif du deuxième centenaire et du rêve chinois du grand renouveau de la nation, et contribuera à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. 

I. Il est primordial de bien comprendre la nouvelle conjoncture de l’ouverture de notre pays. 

Depuis le XVIIIe Congrès du PCC, le Comité central du Parti avec camarade Xi Jinping comme noyau dirigeant a adopté des stratégies globales pour encourager l’innovation dans la théorie et la pratique de l’ouverture, proposer un nouveau concept d’ouverture et de développement, mettre en œuvre l’initiative de « la Ceinture et la Route », accélérer la mise en place d’un nouveau système d’économie ouverte, promouvoir le développement d’une économie mondiale ouverte et participer activement à la gouvernance économique mondiale. Grâce à ces dispositions, notre pays a réalisé de nouveaux progrès significatifs en matière d’ouverture. A l’heure actuelle, le monde se trouve dans une période de réajustement et de changements majeurs, et notre économie est aussi dans une période cruciale pour la transformation du mode de développement, l’optimisation de la structure économique et la transition des forces motrices de croissance. La conjoncture tant intérieure qu’extérieure de notre politique d’ouverture connaît donc des changements profonds et complexes, accompagnés d’opportunités sans précédent, mais aussi de défis sans précédent. Cependant, les opportunités l’emportent sur les défis.      

(1) La transition des forces motrices de croissance est devenue la clé du redressement de l’économie mondiale. Depuis la crise financière internationale, les effets profonds ne cessent d’apparaître, la reprise économique mondiale demeure difficile, la croissance du commerce mondial s’est retrouvée inférieure à la croissance mondiale pendant cinq ans consécutifs et les investissements transfrontaliers n’ont toujours retrouvé leur niveau d’avant crise. Récemment, l’économie mondiale affiche une tendance à la reprise, le commerce et l’investissement mondiaux rebondissent, les marchés financiers internationaux ont été globalement stables, un nouveau cycle de révolution technologique et de mutations industrielles se prépare, de nouvelles industries, de nouvelles technologies et de nouveaux formats industriels émergent. Cependant, l’économie mondiale n’est pas encore sortie de sa période d’ajustement marquée par la faible croissance, les contradictions structurelles profondément enracinées n’ont pas été résolues, les nouvelles forces motrices de croissance ne sont pas encore formées, le taux de croissance potentiel recule et les facteurs d’incertitude restent nombreux. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance annuelle moyenne de 3,7% pour l’économie mondiale au cours des cinq prochaines années, soit inférieure à la croissance moyenne de 4,2% enregistrée au cours des dix années avant la crise financière internationale. La transition des forces motrices de croissance est devenue la clé de la reprise économique. Comment saisir les opportunités et surmonter les défis dans une conjoncture économique mondiale complexe est une tâche importante dans notre travail sur l’ouverture de notre pays.  

(2) Les relations entre puissances internationales ont tendance à aller vers plus d’équilibre. Pendant l’ajustement en profondeur de la structure économique mondiale, les marchés émergents et les pays en développement occupent une place de plus en plus importante dans l’économie mondiale, les puissances internationales tendent à basculer vers des pays de l’Est et du Sud de la planète. En 2016, les marchés émergents et les pays en développement ont contribué à 80% de la croissance mondiale et représenté 38,8% de l’économie mondiale, soit une hausse de 10,5 points de pourcentage par rapport à 2007 ; les BRICS ont représenté 22,4% de l’économie mondiale, en hausse de 8,8 points de pourcentage par rapport à 2007. Au cours des cinq dernières années, la contribution de la Chine à la croissance mondiale est maintenue à plus de 30% et notre pouvoir discursif institutionnel dans le système de gouvernance économique mondiale a considérablement augmenté, ce qui nous aide à défendre nos intérêts de développement. Pendant ce temps, notre pays s’approche progressivement du centre de la scène mondiale, la communauté internationale espère que la Chine jouera un plus grand rôle dans les affaires internationales et prendra plus de responsabilités pour relever les défis mondiaux. Comment jouer ce nouveau rôle international et assurer les responsabilités adaptées à notre stade de développement devient une question importante incontournable.  

(3) Approfondir le développement malgré les difficultés est devenu la nouvelle caractéristique de la mondialisation économique. La mondialisation, représentée par la libéralisation du commerce et de l’investissement, a contribué à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans le monde. Dans l’intérêt commun de tous les pays du monde, elle représente la direction de développement de la civilisation humaine. La mondialisation économique n’a jamais été facile, mais elle a progressé en dépit des rebondissements. Ces dernières années, certains problèmes de l’économie mondiale, comme la faiblesse de la croissance, le déséquilibre du développement, l’impasse de la gouvernance et le manque de l’équité, ont pris de l’importance, le mouvement antimondialisation émerge, le protectionnisme et les tendances introspectives gagnent du terrain, jetant une ombre sur le développement économique et commercial mondial. Il faut donc rappeler que la mondialisation est la tendance de notre temps. Cette tendance générale à la poursuite de la mondialisation est irréversible, mais le rythme peut se ralentir, les forces motrices peuvent évoluer et les règles peuvent changer. Comment mieux s’adapter à la mondialisation et la guider afin de promouvoir une mondialisation plus ouverte, inclusive, bénéfique à tous, équilibré et gagnant-gagnant relève d’une responsabilité commune de la Chine et d’autres pays du monde. 

(4) Accélérer le développement de nouveaux avantages compétitifs est devenu la direction du développement de l’économie ouverte de la Chine. L’économie chinoise est entrée dans une nouvelle normalité où les coûts de main-d’œuvre grimpent, les contraintes de ressources augmentent et la capacité de charge environnementale s’approche du plafond. Les avantages concurrentiels traditionnels de notre économie sont donc affaiblis et le développement traditionnel rencontre un goulot d’étranglement. Cependant, il convient de noter que la Chine dispose de ressources humaines abondantes, d’un marché de grande échelle, d’infrastructures relativement complètes et de chaînes industrielles complètes. De plus, notre environnement institutionnel et politique pour le développement axé sur l’innovation s’améliore continuellement. La Chine possède donc toujours des avantages concurrentiels pour son économie ouverte. Dans les circonstances intérieures et extérieures difficiles et compliquées, notre pays a accéléré la transformation et la mise en niveau de son commerce de traitement, le commerce des services de notre pays a continué de développer rapidement, les nouveaux produits, formats industriels et modèles commerciaux ne cessent d’apparaître, la capacité d’exploitation internationale des entreprises chinoises a été sensiblement améliorée et leur position dans la division internationale du travail a peu à peu progressé. Dans notre travail sur l’ouverture, nous devons notamment chercher à tirer le meilleur parti de la situation et prendre l’élan nécessaire pour pousser notre économie ouverte à accélérer la transition d’une approche axée sur les facteurs à une approche axée sur l’innovation, la transition de la vitesse à la qualité et à l’efficacité, la transition des avantages de coûts et de prix aux avantages axés sur la technologie, les normes, les marques, la qualité et les services, afin de réaliser les changements de qualité, d’efficacité et de forces motrices.  

(II) Il est essentiel de saisir avec précision l’essence de la politique d’ouverture tous azimuts.  

Partant de la conjoncture intérieure et extérieure, le rapport présenté au XIXe Congrès du Parti a répondu, du point de vue théorique et du point de vue pratique, à plusieurs questions majeures liées à l’ouverture, parmi lesquelles : faut-il continuer l’ouverture à la nouvelle ère ? Quel type d’ouverture faut-il développer et comment peut-on mieux promouvoir l’ouverture ? La stratégie d’ouverture tous azimuts proposée dans le rapport est riche en contenu, car il s’agit non seulement d’élargir le champ, les domaines et le niveau d’ouverture, mais aussi d’innover le mode d’ouverture, optimiser la structure d’ouverture et améliorer la qualité de l’ouverture. Elle est une partie importante de la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère et de ses stratégies de base.  

(1) Nous devons continuer à combiner les stratégies « introduire de l’étranger » et « sortir du pays » afin d’élargir l’espace de développement de notre économie nationale. L’utilisation active et efficace de l’investissement étranger ne doit pas être une simple mesure opportune, mais une ligne directrice stratégique qui doit être respectée à long terme. Bien que la Chine possède d’abondantes réserves et devises étrangères, elle ne doit pas négliger le rôle de l’investissement étranger. L’utilisation des capitaux étrangers ne se limite pas à l’introduction de fonds, elle implique notamment l’introduction de technologies avancées, de philosophie d’entreprise, d’expériences de gestion et d’opportunités de marché, qui sont portées par les fonds étrangers. Elle permet d’intégrer les entreprises chinoises dans la chaîne industrielle mondiale, dans la chaîne de valeur et d’innovation mondiale. Replier sur soi n’est pas propice au développement ni à l’innovation. Nous devons attirer en même temps les investissements étrangers et les technologiques étrangères, augmenter l’effet de retombées technologiques et l’effet de modernisation industrielle crées par l’investissement étranger, renforcer les coopérations dans le domaine de l’innovation et pousser notre économie vers le moyen et haut de gamme. Nous devons également être conscients, que le seul moyen de transformer et moderniser une économie ouverte est de passer d’un grands pays marchand à un grand pays d’investissement, de l’exportation de marchandises à l’exportation de capitaux. Notre pays a une forte capacité de production, des technologies applicables et des devises abondantes, nos conditions pour élargir la coopération dans l’investissement étranger sont donc relativement matures. Nous devons suivre les dispositions adoptées par le rapport et combiner les stratégies « introduire de l’étranger » et « sortir du pays », améliorer la qualité et le niveau des contenus introduits tout en encourageant nos entreprises à aller à l’international, de manière active mais assurée. Cela nous permettra non seulement d’assurer notre approvisionnement en ressources énergétiques, stimuler notre production de biens et services, et accéder à des ressources innovantes et à un réseau de marketing, mais aussi d’améliorer et moderniser la qualité et l’efficacité de notre économie nationale, promouvoir le développement économique et social des pays partenaires, réalisant ainsi des coopérations gagnant-gagnant.  

(2) Nous devons coordonner l’ouverture des régions côtières et l’ouverture des régions intérieures et frontalières, afin d’optimiser la configuration régionale de l’ouverture. L’ouverture de la Chine a commencé à partir des zones côtières pour aller progressivement d’est en ouest. Malgré les progrès notables réalisés depuis le XVIIIe Congrès national du Parti, les zones intérieures et frontalières de la Chine restent encore peu ouvertes au monde. Les régions de l’ouest de la Chine représentent 72% de la superficie du pays, 27% de la population et 20% du PIB, mais seulement 7% du commerce extérieur de la Chine, 7,6% de l’utilisation des investissements étrangers et 7,7% des investissements chinois à l’étranger. Dans les régions du centre et de l’ouest, les mains-d’œuvre sont abondantes, les ressources naturelles sont riches, les infrastructures s’améliorent. Notamment, avec la mise en œuvre de l’initiative de « la Ceinture et la Route », ces régions se placent progressivement sur le plan de la scène de l’ouverture et disposent d’une grande marge pour développer une économie ouverte. Nous devons donc suivre les dispositions adoptées par le rapport au Congrès, intensifier l’ouverture des régions de l’ouest, approfondir l’ouverture des régions côtières tout en développant l’ouverture dans les régions intérieures et frontalières, afin de créer un modèle d’ouverture où les régions côtières de l’est et les régions intérieures de l’ouest s’interagissent et se complètent, formant ainsi un nouveau modèle de développement régional coordonné.  

(3) Nous devons coordonner l’ouverture dans le domaine de la fabrication et l’ouverture dans le domaine du service, afin de promouvoir un ajustement structurel plus profond avec un haut niveau d’ouverture. Dans le secteur manufacturier, l’ouverture a commencé plus tôt et de manière plus approfondie. Le secteur manufacturier est aussi un domaine en développement rapide et hautement compétitif de la Chine. A l’avenir, à l’exception de quelques domaines sensibles, nous devons continuer à ouvrir d’autres industries manufacturières au monde, et assouplir progressivement les restrictions, sur le ratio de participation et le champ d’activité par exemple. En revanche, le secteur des services de la Chine reste peu ouvert sur le monde extérieur et la compétitivité est faible dans l’ensemble du secteur, qui constitue toujours un maillon faible du développement économique et de la modernisation structurelle de notre pays. Le rapport au Congrès souligne qu’il faut faciliter l’accès au marché pour renforcer l’ouverture du marché chinois des services au monde extérieur. En d’autres termes, nous devons concentrer nos efforts sur l’ouverture ordonnée des industries de services telles que la finance, l’éducation, la culture et la santé, et assouplir les restrictions d’accès pour les investissements étrangers dans les industries de services telles que les services aux enfants et aux personnes âgées, la conception architecturale, l’audit comptable, la logistique commerciale et l’e-commerce.  

(4) Nous devons continuer à coordonner l’ouverture aux pays développés et l’ouverture aux pays en voie de développement, et élargir la convergence d’intérêts avec les autres pays. Les pays développés sont les principaux partenaires économiques et commerciaux de la Chine : l’année dernière, les Etats-Unis, l’UE et le Japon ont représenté 36,4% du commerce extérieur total de notre pays. La proportion des pays développés est encore plus élevée si nous prenons en compte le commerce de réexportation à Hongkong. Consolider notre coopération avec les pays développés peut stabiliser la base de notre économie ouverte. Dans le même temps, les liens économiques et commerciaux entre notre pays et le grand nombre de pays en développement se rapprochent également. De 2014 à 2016, les importations et exportations chinoises à l’égard des pays de « la Ceinture et la Route » ont atteint 3100 milliards de dollars, soit plus du quart du commerce extérieur total de notre pays de la même période ; les investissements directs de la Chine vers ces pays se sont élevés à près de 50 milliards de dollars, soit environ 1/10 de la totalité des investissements directs à l’étranger de notre pays dans la même période. Par conséquent, nous devons suivre les exigences du rapport, continuer à combiner l’ouverture aux pays développés et l’ouverture aux pays en développement, créer activement les partenariats mondiaux, développer les coopérations mutuellement bénéfiques et sur pied d’égalité avec les autres pays, diversifier nos marchés d’exportation, nos sources d’importation et nos partenaires d’investissement.  

(5) Nous devons continuer à coordonner l’ouverture multilatérale et l’ouverture régionale, afin de contribuer à la construction d’une économie mondiale ouverte. Le système commercial multilatéral représenté par l’OMC et les accords commerciaux régionaux représentés par les zones de libre-échange sont les deux roues motrices de la mondialisation économique. L’OMC compte plus de 160 membres et couvre 98% du commerce mondial, elle est donc très représentative. Ses règles constituent la garantie institutionnelle essentielle de la mondialisation et sont dans l’intérêt commun de tous les pays du monde. Cependant, depuis le début du XXIe siècle, le système commercial multilatéral se développe très difficilement, tandis que les accords commerciaux régionaux, avec plus d’ouverture et de flexibilité, prospèrent et sont devenus le principal moteur de la mondialisation. Par conséquent, le rapport au Congrès indique clairement qu’il faut participer activement à la réforme et à la construction du système de gouvernance mondiale, soutenir le système commercial multilatéral, promouvoir la construction des zones de libre-échange et favoriser la construction d’une économie mondiale ouverte. Il s’agit à la fois des dispositions nécessaires pour élargir notre propre espace d’ouverture et un reflet de notre prise de responsabilité dans le maintien de l’ordre économique international. 

III.  Il est indispensable de connaître les principales tâches et mesures importantes pour promouvoir la formation d’une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts.     

Le rapport présenté au XIXe Congrès national du Parti a non seulement de fortes caractéristiques théoriques, stratégiques et idéologiques, mais aussi une pertinence, une applicabilité et une opérabilité solides. Ce rapport a précisé la conception, les stratégies, les objectifs, la disposition, les forces motrices et le mode d’ouverture de la nouvelle ère. Il a aussi prévu une feuille de route pour l’ouverture de la Chine sur le monde extérieur dans la période à venir et introduit une série de nouvelles missions et de nouvelles mesures, y compris notamment :   

(1) Nous devons faire avancer progressivement l’initiative de « la Ceinture et la Route ». Le projet de « la Ceinture et la Route » constitue une avancée stratégique majeure pour élargir l’ouverture de notre pays sur le monde extérieur et doit être notre priorité de travail dans la période à venir. Grâce aux efforts concertés de toutes les parties, l’initiative de « la Ceinture et la Route » se concrétise progressivement, passant d’une vision à une réalité. Le rapport souligne que nous devons suivre fidèlement le principe de « consultations réciproques, d’engagement commun et de partage des fruits », promouvoir activement la coopération internationale autour de « la Ceinture et la Route », nous efforcer de réaliser la coordination en matière de politique, l’interconnexion des infrastructures, la facilité du commerce, l’intégration financière et la compréhension mutuelle entre les peuples, et créer de nouvelles plates-formes de coopération internationale et de nouveaux moteurs de développement commun. A cette fin, nous devons mener à bien notre travail sur les aspects suivants : Premièrement, nous devons coordonner nos stratégies de développement avec celles des pays situés le long de « la Ceinture et la Route », promouvoir la confiance mutuelle stratégique et rechercher notre plus grand commun diviseur de la coopération, afin de faire de cette initiative une route de paix. Deuxièmement, nous devons nous concentrer sur l’objectif fondamental du projet, à savoir le développement, promouvoir vigoureusement l’interconnexion et la coopération industrielle avec « six corridors et six canaux desservant plusieurs pays et ports » comme cadre principal, et développer l’espace de coopération financière, afin de faire de cette initiative une route de prospérité. Troisièmement, nous devons renforcer la libéralisation et la facilitation du commerce et des investissements, négocier des accords commerciaux préférentiels et des accords de protection des investissements avec les pays concernés, et intensifier la coopération dans les domaines de la douane, de l’inspection et de la quarantaine, du transport et de la logistique, et de l’e-commerce, afin de faire de ce projet une route d’ouverture. Quatrièmement, nous devons saisir les opportunités d’un nouveau cycle de révolution scientifique et technologique et de réforme industrielle, intensifier la coopération en matière de capacité d’innovation, afin de faire du projet de « la Ceinture et la Route » une route d’innovation. Cinquièmement, nous devons mettre en place des mécanismes de coopération culturelle à plusieurs niveaux, encourager la coopération dans les domaines tels que l’éducation, la science et la technologie, la culture, le sport, la santé, la jeunesse, les médias et les laboratoires d’idées, consolider la base de l’opinion publique, afin de faire de ce projet une route de civilisation.   

(2) Nous devons accélérer la construction de notre puissance commerciale. Au cours des 40 dernières années de réforme et d’ouverture, le commerce extérieur de notre pays a fait un grand pas en avant, mais il lui manque toujours de puissance malgré un volume considérable, car notre capacité d’innovation, la qualité, le niveau et la valeur ajoutée de nos produits d’exportations sont faibles. Le rapport souligne que, pour développer notre commerce extérieur et faire de notre pays une puissance commerciale, il faut accélérer la transformation de notre mode de développement du commerce extérieur et passer d’un commerce axé sur les marchandises à un développement coordonné des échanges de biens et de services, de l’imitation à l’innovation, de la quantité à la qualité. Pour cela, nous devons premièrement accélérer l’optimisation et la modernisation de notre commerce des biens, accélérer la construction des bases, plates-formes commerciales et réseaux de marketing international pour la transformation et la mise à niveau de notre commerce extérieur, encourager l’exportation des produits de haut technologie, de la fabrication d’équipements et de marque, afin de guider la transformation et la modernisation du commerce de transformation. Deuxièmement, nous devons promouvoir l’innovation et le développement du commerce des services, encourager les exportations de services culturels, touristiques, de construction, de logiciels, de R&D et de conception, développer vigoureusement l’externalisation des services et construire une image des « services de la Chine ». Troisièmement, nous devons développer de nouvelles formes et modèles d’affaires. Pour cela, il faut améliorer progressivement le système réglementaire, le système de service et le cadre politique, dans le but d’encourager l’innovation tout en restant inclusif et prudent, soutenir le développement sain de l’e-commerce transfrontalier, du commerce des marchés publics et des services complets du commerce extérieur, afin de créer de nouvelles sources de croissance pour notre commerce extérieur. Quatrièmement, nous devons mettre en œuvre une politique d’importation plus proactive, élargir l’importation de matériel technique de point, des composants clés et des biens de consommation de haute qualité, et promouvoir le développement équilibré de l’importation et l’exportation. Nous devons aussi faire de l’expo CIIE (China International Import Expo) une plate-forme de coopération ouverte qui permet aux différents pays du monde d’exposer leur image nationale et réaliser du commerce international.    

(3) Nous devons améliorer l’environnement des investissements étrangers. A l’heure actuelle, la concurrence mondiale est de plus en plus féroce en matière d’attraction des investissements, de nombreux pays présentent des coûts de facteurs inférieurs à ceux de la Chine et des politiques préférentielles plus avantageuses que les nôtres. Nous devons donc développer de nouveaux avantages concurrentiels pour attirer les investissements étrangers, en créant notamment un environnement commercial stable, équitable, transparent et prévisible, et non en proposant des politiques préférentielles plus compétitives. Pour cela, nous devons d’abord renforcer la primauté du droit dans l’utilisation des investissements étrangers. Il faut accélérer l’unification des lois et réglementation nationales et étrangères, formuler de nouvelles lois fondamentales sur l’investissement étranger, et mettre à jour les lois et règlements ainsi que les documents de politique relatifs à l’investissement étranger en abrogeant ou modifiant ceux qui sont incompatibles avec la direction et le principe de l’ouverture de notre pays. Ensuite, nous devons améliorer notre système de gestion des investissements étrangers. La règle du traitement national dès la phase de pré-établissement et le système de la liste négative appliqués dans 11 zones pilotes de libre-échange en Chine ont obtenus des résultats significatifs : le temps nécessaire à la création d’entreprises à capitaux étrangers a été ramené d’un mois à environ trois jours. Le rapport souligne donc qu’il faut mettre en œuvre intégralement ces mesures qui constituent un changement fondamental dans le système de gestion des investissements étrangers. Puis, nous devons créer un environnement de marché à concurrence équitable. Le rapport souligne que toutes les entreprises enregistrées dans notre pays doivent être traitées sur un pied d’égalité. Le gouvernement chinois accordera donc un traitement égal aux entreprises nationales et étrangères conformément à la loi en termes d’octroi de licences, d’établissement de normes, de marchés publics et de la politique « Made in China 2025 ». Enfin, nous devons protéger les droits et intérêts légitimes des investissements étrangers. Il faut mettre en œuvre les Avis du Comité central du PCC et du Conseil d’Etat sur l’amélioration du système de protection des droits de propriété et la protection légale des droits de propriété, ne pas forcer le transfert de technologie comme condition préalable à l’accès au marché, renforcer la protection de la propriété intellectuelle, et lutter contre les actes commerciaux illégaux et criminels notamment la contrefaçon. 

(4) Nous devons continuer à optimiser les dispositions d’ouverture régionales. A ce sujet, le rapport a lancé trois mesures importantes : la première consiste à accroître l’ouverture de l’Ouest de la Chine. En d’autres termes, nous devons suivre le principe de développement par l’ouverture, améliorer les infrastructures pour l’ouverture telles que les ports et les transports transfrontaliers, mettre en œuvre des politiques plus souples, mettre en place des plates-formes d’ouverture telles que les zones pilotes de libre-échange, les zones nationales de développement et les zones de coopération économique frontalière ou transfrontalière, créer un certain nombre de villes-pivots régionales pour le commerce et l’investissement, soutenir l’ouverture des industries caractéristiques et former de nouveaux pôles de croissance d’une économie ouverte dans l’Ouest de la Chine. La deuxième mesure est d’accorder aux zones pilotes de libre-échange un plus grand pouvoir de décision concernant les réformes. En effet, depuis 2013, notre pays a réalisé des progrès importants en matière de réforme et d’innovation des zones pilotes de libre-échange. Notre étape suivante consiste à améliorer la qualité de ces zones, nous aligner aux règles internationales avancées, intensifier l’intégration systématique des mesures de réforme et encourager les gouvernements locaux à prendre des initiatives de réforme, afin de réaliser davantage d’innovations institutionnelles et mettre en évidence le rôle des zones de libre-échange dans l’approfondissement des réformes et l’ouverture. La troisième mesure consiste à étudier la question de l’établissement de ports francs. Les ports francs sont des zones particulières situées sur le territoire mais non soumises au service des douanes d’un pays (une région). Ce sont les zones de fonction économique spéciale avec le plus haut niveau d’ouverture dans le monde, caractérisées par la libre circulation de biens, de fonds et de personnes, ainsi que l’exemption des droits de douane sur la majorité des marchandises. Hong Kong, Singapour, Rotterdam et Dubaï sont des ports francs typiques. La Chine a un littoral long et des îles. Il est important d’étudier la question d’établissement de ports francs avec des caractéristiques chinoises et de créer une nouvelle conjoncture d’ouverture avec un plus haut niveau, un meilleur environnement des affaires et un plus fort rayonnement, afin de promouvoir l’innovation et le développement d’une économie ouverte.  

(5) Nous devons adopter de nouveaux mode d’investissement à l’étranger. Au cours des dix dernières années, l’investissement à l’étranger de la Chine a augmenté à un taux annuel moyen de 27,2%, se classant parmi les plus importants du monde. Mais globalement, l’internationalisation des entreprises chinoises est encore à ses débuts : leur capacité à utiliser à la fois le marché national et international ou les ressources nationales et internationales reste faible, les problèmes tels que l’investissement irrationnel et l’exploitation non standard sont très présents, des risques potentiels menacent certains domaines. Certes, il est nécessaire d’encourager l’investissement à l’étranger, mais nous devons aussi renforcer l’orientation. Le rapport appelle à innover nos modes d’investissement à l’étranger et à créer de nouveaux réseaux de commerce, d’investissement, de financement, de production et de services tournés vers le monde entier. Pour cela, nous devons d’abord promouvoir la coopération internationale en matière de capacité de production, afin d’aider les équipements, les technologies, les normes et les services de la Chine à sortir du pays. Ensuite, nous devons renforcer l’orientation des fusions et acquisitions à l’étranger, en se concentrant sur l’expansion des canaux de marché, l’amélioration de la capacité d’innovation, la construction des marques internationales et le développement de la compétitivité centrale des entreprises. Puis, nous devons normaliser les pratiques commerciales à l’étranger, guider nos entreprises à se conformer aux lois et règlements du pays hôte, à protéger l’environnement, à assumer leurs responsabilités sociales et à lutter contre la concurrence vicieuse. Enfin, nous devons perfectionner nos services de protection à l’étranger, renforcer et améliorer les services de l’information, les services juridiques et de protection consulaire pour assurer la sécurité des Chinois à l’étranger et protéger leurs intérêts.  

(6) Nous devons œuvrer pour la libéralisation et la facilitation du commerce et de l’investissement. Le rapport appelle à appliquer la politique de libéralisation et de facilitation du commerce et de l’investissement de haut niveau, ce qui nous demande non seulement d’améliorer continuellement notre propre niveau d’ouverture, mais aussi de prendre l’initiative de façonner un environnement extérieur ouvert. Plus précisément, nous devons d’abord soutenir le système commercial multilatéral, en mettant en œuvre l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, en promouvant les résultats positifs de la Conférence ministérielle de l’OMC, en faisant avancer les questions restantes du cycle de Doha et en participant activement aux négociations des accords de commerce de services et des accords de marchés publics. Ensuite, nous devons soutenir aussi la création de zones de libre-échange. Il nous faut promouvoir la conclusion rapide du partenariat économique régional global et soutenir la création d’une zone de libre-échange Asie-Pacifique, afin de construire progressivement un réseau de zones de libre-échange basé sur la proximité, étendu sur « la Ceinture et la Route » et tourné vers le monde entier. Enfin, nous devons élever le niveau de l’ouverture bilatérale, en continuant à conclure des accords d’investissement de haut niveau et des accords commerciaux préférentiels avec les pays concernés et en gérant correctement les tensions commerciales.  

Promouvoir la formation d’une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts est d’une tâche importante et ardue. Nous devons nous unir étroitement autour du Comité central du PCC avec camarade Xi Jinping comme noyau diriger, émanciper nos esprits, appliquer inébranlablement le nouveau concept de développement, soutenir la politique nationale d’ouverture sur le monde extérieur, poursuivre la stratégie d’ouverture axée sur les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant, gagner la position d’initiative du développement et de la concurrence internationale en prenant l’initiative de s’ouvrir, afin de contribuer à faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère et à réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation.