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Appliquer le nouveau concept de développement et édifier un système économique moderne

Publié le:2018-01-03 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Wang Lanjun | Source:Quotidien Guangming (Le 28 novembre 2017)

Le rapport du 19e Congrès national du Parti communiste chinois a fait son déploiement à la construction socialiste aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère. Comment étudier et comprendre en profondeur l’entrée du socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère, les relations inhérentes entre la transformations de la principale contradiction dans la sociale et l’édification d’un système économique moderne, comment comprendre d’une façon complète et précise des connotations riches et des essences de base du système économique moderne, comment appliquer le nouveau concept de développement, accélérer l’édification d’un système économique moderne, émanciper et développer davantage les forces productives sociales, stimuler la créativité et la vitalité de développement de toute la société, afin de réaliser un développement qui est de meilleure qualité, plus efficace, équitable pour plus de gens, et plus durable, ce sont des questions théoriques et pratiques pour nous de bien comprendre, clarifier et mettre en exécution, afin d’étudier, de vulgariser et de mettre en œuvre des esprits du 19e Congrès national du PCC et de déclencher la nouvelle expédition de l’édification économique de modernisation. 

L’entrée du socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère nécessite l’édification d’un système économique moderne 

A l’entrée dans la nouvelle ère du socialisme aux caractéristiques chinoises, la principale contradiction dans la société de la Chine s’est transformée, le développement de l’économie est en train de passer d’une croissance rapide à un développement axé sur la qualité. Pour franchir ce cap, il est impératif d’édifier un système économique moderne. 

Le socialisme aux caractéristiques chinoises est entré dans une nouvelle ère. Dès le début de l’application de la politique de réforme et d’ouverture, le PCC a lancé un appel à construire un socialisme à la chinoise qui suive un chemin qui lui est propre. Il a dès lors uni et conduit le peuple chinois multiethnique dans une lutte inlassable, après des efforts de près de 40 ans, surtout ceux au cours des cinq ans depuis le 18e Congrès national du PCC, il a réussi à permettre  à la Chine de se hisser au rang des premiers pays du monde dans les domaines de l’économie, des sciences et des technologies, de la défense nationale et de la puissance globale du pays ; la position internationale de la Chine a atteint un niveau plus élevé que jamais ; les physionomies du Parti, de l’État, du peuple, de l’armée et de toute la nation ont connu sans exception des changements inédits ; la nation chinoise se dresse en Orient sous un aspect entièrement nouveau. Tout cela a promu l’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère. Un nouvel horizon historique s’est ouvert à notre pays, cela présente une grande signification historique. L’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère signifie que la nation chinoise, qui avait connu toutes sortes d’adversités dans le passé, est en voie d’accomplir un grand bond, passant d’une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante, et ouvrant de ce fait de belles perspectives pour son grand renouveau ; cela montre que le socialisme scientifique est reparti de l’avant avec une vitalité débordante dans la Chine du XXIe siècle et que l’étendard du socialisme à la chinoise flotte haut levé dans le monde ; cela prouve que le socialisme à la chinoise a progressé sans cesse dans sa voie, sa théorie, son régime et sa culture, ouvert aux pays en développement une voie plus large pour leur modernisation, offert des choix totalement nouveaux aux nations et pays désireux d’accélérer leur développement en toute indépendance, et apporté à l’humanité la sagesse et la solution chinoises pour résoudre ses problèmes. 

Le socialisme aux caractéristiques chinoises est entré dans la nouvelle ère, la principale contradiction dans la société s’est profondément transformée. Avec l’entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère, la principale contradiction dans la société chinoise s’est transformée en celle entre l’aspiration croissante de la population à une vie meilleure et le développement déséquilibré et insuffisant de la Chine. Après des développements de près de 40 ans, les forces productives sociales en Chine se trouvent dans leur ensemble à un niveau beaucoup plus élevé et que notre pays est au premier rang mondial dans de nombreux domaines en termes de capacités de production. Notre pays est déjà parvenu à assurer la satisfaction des besoins élémentaires et quotidiens de plus d’un milliard de personnes, a réalisé pour l’essentiel une prospérité moyenne, et accomplira bientôt l’édification intégrale de la société de moyenne aisance ; les besoins de la population pour une vie meilleure se diversifient à la phase actuelle, et la population devient de plus en plus exigeante non seulement à l’égard de la vie matérielle et culturelle, mais aussi de la démocratie, de la légalité, de l’équité, de la justice, de la sécurité et de l’environnement. Le problème du développement déséquilibré et insuffisant se pose avec acuité et est considéré de surcroît comme le principal handicap pour satisfaire l’aspiration croissante de la population à une vie meilleure. Il faut également comprendre que, bien que la principale contradiction sociale ait changé, la phase historique où se trouve le socialisme en Chine n’a pas changé. Notre pays se trouve et se trouvera encore longtemps dans le stade primaire du socialisme, et cette réalité fondamentale n’a pas changé ; la Chine demeure le plus grand pays en développement dans le monde, et ce statut international n’a pas changé. Par conséquent, Tous les membres du Parti sont appelés à lutter pour faire de la Chine un grand pays socialiste beau, moderne, prospère, puissant, démocratique, harmonieux et hautement civilisé. Pour ce faire, les membres du Parti doivent se conformer à la réalité fondamentale et aux conditions réelles de notre pays, à savoir qu’il est encore au stade primaire du socialisme ; se tenir fermement à la ligne fondamentale du Parti qui représente une source vitale pour le Parti et l’État et fournit une garantie essentielle pour le bonheur du peuple ; guider et unir autour d’eux toutes les communautés ethniques chinoises pour axer nos efforts sur le développement économique, observer les quatre principes fondamentaux, poursuivre la réforme et l’ouverture, compter sur nos propres forces et œuvrer sans relâche en bravant les obstacles et difficultés. 

L’économie de notre pays est en train de passer d’une croissance rapide à un développement axé sur la qualité. Depuis la réforme et l’ouverture, surtout depuis le 18e Congrès national du PCC, l’édification économique a remporté des succès importants. Une croissance moyennement élevée de l’économie a été maintenue, de 1979 à 2012, le taux de croissance annuel en moyenne de la Chine est de 9,9%, de 2013 à 2016, le taux de croissance annuel en moyenne du PIB de la Chine est de 7,2%, soit près trois fois plus grand que celui du monde, de sorte que notre pays se trouve au premier rang des principaux pays du monde. Passant de 54 000 milliards de yuans en 2013 à 80 000 milliards d’aujourd’hui, le PIB de notre pays occupe la deuxième place du monde avec une contribution supérieure à 30 % à la croissance de l’économie mondiale. La construction d’infrastructures telles que les lignes ferroviaires à grande vitesse, les routes, les ponts, les ports et les aéroports s’est accélérée. La modernisation de l’agriculture a progressé à pas assurés, portant la capacité de production céréalière à 600 millions de tonnes. Le taux d’urbanisation a augmenté en moyenne de 1,2 point de pourcentage par an, tandis que plus de 80 millions de ruraux se sont installés en ville pour devenir citadins. La coordination du développement interrégional s’est renforcée, et la promotion du projet « la Ceinture et la Route », le développement coordonné de la zone Beijing-Tianjin-Hebei, ainsi que la construction de la ceinture économique du Changjiang ont enregistré des résultats notables. La stratégie de développement par l’innovation a été appliquée de façon énergique. L’édification d’un pays novateur a porté de beaux fruits, de sorte que de grandes réalisations scientifiques et technologiques ont été accomplies, comme le module spatial Tiangong, le submersible Jiaolong, le radiotélescope sphérique à ouverture unique Tianyan, l’explorateur de particules de matière noire Wukong, le satellite de communication quantique Mozi et l’avion gros porteur. Un nouveau système d’économie ouverte s’est perfectionné peu à peu, tandis que notre commerce extérieur, nos investissements à l’étranger et nos réserves de devises se sont classés solidement aux premiers rangs dans le monde. Mais l’économie chinoise se caractérise clairement par une économie « grande mais pas forte », « rapide mais pas excellente ». Il reste un grand écart entre la Chine et les pays développés sur le plan des technologies de noyau essentielles, des qualités des biens et services importants, de la productivité du travail de l’unité et de la productivité globale des facteurs dans beaucoup des domaines. Les biens et les services que le système économique actuel peut fournir ne peuvent que principalement répondre aux besoins base de gamme, aux exigences sur les prix bas et la faible qualité, en plus, il existe des capacités excédentaires de production bas de gamme, tandis qu’il y a une grave pénurie de capacité de production haut de gamme. Certaines matières premières importantes, les composants principaux, les puces de base de circuit intégré, moteurs d’avion et d’automobile, les machines-outils à commande numérique haut de gamme et d’autres produits, équipements et technologies haut de gamme dépendent de l’importation. Même les gens préfèrent des biens de meilleures qualités de l’Allemagne, des Etats-Unis, du Japon et de l’Australie, comme les couvercles toilette à dispositif autonettoyant, les cuiseurs à riz, les casseroles, le lait en poudre pour nourrisson. Cela montre que malgré la grande vitesse du développement de l’économie de notre pays, la qualité du développement reste à désirer. Par conséquent, l’économie de la Chine doit réaliser un passage d’une croissance rapide à un développement axé sur la qualité, notre économie se trouve actuellement à une période clé caractérisée par la transformation du mode de développement, l’optimisation de la structure économique, et la conversion des moteurs de croissance. Pour franchir ce cap, il est impératif d’édifier un système économique moderne, ce qui constitue aussi l’objectif stratégique de notre développement. 

Comprendre intégralement avec précision le système économique moderne  

Il est indiqué dans le rapport du 19e Congrès national que : Il s’agit d’insister sur la primauté de la qualité sans négliger pour autant l’efficacité ; prendre pour fil conducteur la réforme structurelle du côté de l’offre pour promouvoir un changement en matière de qualité, d’efficacité et de force motrice du développement économique ; élever la productivité globale des facteurs et accélérer l’instauration d’un système industriel où l’économie réelle, l’innovation scientifique et technique, la finance moderne et les ressources humaines se développent de façon coordonnée ; construire un système économique caractérisé par la grande efficacité du rôle du marché, un dynamisme entrepreneurial des acteurs microéconomiques et un emploi à bon escient du macro contrôle. Tout cela a pour objectif d’accroître sans cesse la capacité d’innovation et la compétitivité de notre économie. 

La dissertation du rapport du 19e Congrès national concernant le « système économique moderne » est riche en connotation profonde. On peut résumer des idées essentielles en un système industriel à un objectif, un fil conducteur, deux principes, trois changements, un système économique à trois caractéristiques, un développement coordonné des quatre. « Un objectif » est « d’accroître sans cesse la capacité d’innovation et la compétitivité de notre économie ». « Un fil conducteur » est de « prendre pour fil conducteur la réforme structurelle du côté de l’offre ». « Deux principes » se réfèrent à « insister sur la primauté de la qualité sans négliger pour autant l’efficacité ». « Trois changements » sont de « promouvoir un changement en matière de qualité, d’efficacité et de force motrice du développement économique ». « Un système économique à trois caractéristiques » signifie « construire un système économique caractérisé par la grande efficacité du rôle du marché, un dynamisme entrepreneurial des acteurs microéconomiques et un emploi à bon escient du macro contrôle ». « Un développement coordonné des quatre » est « d’accélérer l’instauration d’un système industriel où l’économie réelle, l’innovation scientifique et technique, la finance moderne et les ressources humaines se développent de façon coordonnée ». 

Prendre des initiatives, accélérer l’édification du système économique moderne 

L’appliquer le nouveau concept de développement et l’édification du système économique moderne sont un travail systématique assez compliqué. Il faut prendre des initiatives, faire des efforts à long terme sans relâche. A cet égard, le rapport du 19e Congrès national a fait des dispositions systématiques. 

Premièrement, il faut approfondir la réforme structurelle du côté de l’offre, accélérer l’édification d’un État innovant pour édifier le système industriel moderne. 

Pour approfondir la réforme structurelle du côté de l’offre, il faut définir comme priorité le développement de l’économie réelle, et améliorer la qualité du système de l’offre. Premièrement, nous accélérerons la transformation du pays en puissance manufacturière et le développement d’une industrie manufacturière avancée, stimulerons l’intégration profonde de l’Internet, des mégadonnées et de l’intelligence artificielle à l’économie réelle, et créerons de nouveaux pôles de croissance. Nous formerons ainsi de nouvelles forces motrices dans les domaines de la consommation haut et moyen de gamme, de l’innovation appelée à jouer un rôle moteur, des technologies vertes et à faibles émissions de carbone, de l’économie partagée, de la chaîne moderne de l’offre et des prestations de services en capital humain. Nous encouragerons l’optimisation et la mise à niveau des industries traditionnelles et accélérerons le développement du secteur des services modernes, en nous référant aux normes internationales. Nous ferons évoluer nos industries vers les positions moyennes et supérieures de la chaîne mondiale de valeur, et ferons émerger des conglomérats manufacturiers avancés de niveau mondial. Deuxièmement, nous intensifierons la construction des réseaux d’infrastructures dans les domaines des ouvrages hydrauliques, des chemins de fer, des routes, du transport fluvial et maritime, de l’aviation, de la canalisation, de l’électricité, de l’information et de la logistique. Troisièmement, il faut poursuivre nos efforts pour éliminer les capacités de production obsolètes, diminuer les stocks, baisser le ratio de levier, réduire les coûts de production et combler les failles de l’économie, nous chercherons en même temps à optimiser la répartition des ressources existantes et à multiplier l’offre de nouvelles ressources de qualité, afin de réaliser un équilibre dynamique entre l’offre et la demande. Quatrièmement, par la galvanisation et la protection de l’esprit entrepreneurial, nous encouragerons davantage d’acteurs à se lancer dans l’innovation et la création d’entreprises. Cinquièmement, nous formerons un grand nombre de travailleurs dotés de qualités intellectuelles, de compétences professionnelles et d’un esprit novateur, et ferons rayonner l’esprit du travailleur modèle et du maître-artisan, afin que règnent des mœurs honorant le travail dans la société et la recherche de la perfection dans le monde professionnel. 

Il faut accélérer l’édification d’un État innovant qui doit constituer la base stratégique de la mise en place d’un système économique moderne. Ciblant les sciences et technologies d’avant-garde dans le monde, nous devons renforcer les recherches fondamentales et tâcher de réaliser d’importantes percées dans les recherches fondamentales proactives et les recherches originales et pionnières. En même temps, nous devons intensifier les recherches fondamentales appliquées, étendre les grands projets nationaux scientifiques et technologiques, et favoriser l’innovation surtout en matière de technologies génériques clés, technologies d’avant-garde, technologies d’ingénierie moderne et technologies révolutionnaires. De cette manière, nous devons fournir un appui solide à la construction d’un État puissant dans les domaines des sciences et technologies, des produits de qualité, de l’aérospatiale, de l’Internet et des transports, et aussi à la construction d’une Chine numérique et d’une société intelligente. Nous devons accentuer l’édification du système national d’innovation et consolider les forces scientifiques et technologiques d’intérêt stratégique. Dans le cadre de l’approfondissement de la réforme du système scientifique et technologique, nous devons mettre en place un système d’innovation technologique alimenté principalement par les entreprises, orienté vers le marché, et associant les entreprises, les établissements d’enseignement et les institutions de recherche. Nous devons accorder davantage de soutien aux PME dans leurs efforts d’innovation, et stimuler la conversion des acquis scientifiques et technologiques en forces productives réelles. Nous devons exalter l’ardeur de toute la société pour l’innovation et intensifierons la création, la protection et l’utilisation de la propriété intellectuelle. Enfin, nous devons former un plus grand nombre d’équipes novatrices de haut niveau, de talents en sciences et technologies stratégiques, de chefs de file et de jeunes éminents atteignant tous un niveau scientifique et technologique international. 

Deuxièmement, il faut accélérer le perfectionnement du système d’économie de marché socialiste, promouvoir une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts pour édifier le système économique moderne. 

Il faut accélérer le perfectionnement du système d’économie de marché socialiste. La réforme du système économique doit se fixer pour priorité le perfectionnement du système de propriété et l’allocation des facteurs de production en vertu des règles du marché pour réaliser une incitation efficace en faveur du droit de propriété, la libre circulation des facteurs de production, l’ajustement automatique et rapide des prix, la concurrence loyale et ordonnée, ainsi que la sélection par élimination des entreprises. Premièrement, il faut perfectionner les divers systèmes de gestion des biens publics, réformer le système de licence d’exploitation des capitaux publics, accélérer l’optimisation de la répartition, la restructuration et la réorganisation stratégique de l’économie publique, favoriser la valorisation et la revalorisation optimales des biens publics, poursuivre les efforts pour que les capitaux publics gagnent en puissance, en ampleur et en performance, et prévenir efficacement la fuite des avoirs publics. Deuxièmement, nous devons travailler à approfondir la réforme des entreprises d’État, à développer l’économie de propriété mixte et à créer des entreprises compétitives de niveau mondial. Troisièmement, nous devons mettre en œuvre intégralement le système de la liste négative pour l’accès au marché, procéder à l’examen ou l’abrogation des règlements et méthodes qui entravent la formation d’un marché unifié et la concurrence loyale, soutenir le développement des entreprises privées et stimuler le dynamisme de toutes les catégories d’acteurs du marché. Quatrièmement, nous devons approfondir la réforme concernant la simplification des formalités d’enregistrement des entreprises industrielles et commerciales, mettre fin au monopole administratif, prévenir le monopole sur le marché, accélérer la réforme visant à soumettre le prix des facteurs de production aux règles du marché, assouplir les conditions d’accès au secteur des services et perfectionnerons le système de supervision du marché. Cinquièmement, nous devons innover en perfectionnant le contrôle macroéconomique, faire jouer un rôle d’orientation stratégique au plan de développement national, et perfectionner le mécanisme de coordination des politiques économiques d’ordre budgétaire, monétaire, sectoriel et régional. Sixièmement, nous devons améliorer les différents systèmes et mécanismes favorables à la croissance de la consommation pour renforcer le rôle fondamental de la consommation dans le développement économique. Septièmement, nous approfondir la réforme du système d’investissement et de financement pour faire valoir le rôle décisif des investissements dans l’optimisation de la structure de l’offre. Huitièmement, nous devons accélérer l’établissement d’un système moderne des finances, de manière à mettre en place des relations financières entre les instances centrales et locales caractérisées par une délimitation claire des pouvoirs et des responsabilités, une répartition coordonnée des ressources et l’équilibre interrégional. Nous devons travailler à établir un système budgétaire complet, standardisé, transparent, scientifique et véritablement contraignant, et à mettre en œuvre intégralement le régime d’évaluation des performances budgétaires. Neuvièmement, nous devons approfondir la réforme du régime fiscal pour améliorer le système fiscal local. Dixièmement, nous devons poursuivre la réforme du système financier, de manière à renforcer la capacité de la finance à servir l’économie réelle. 

Il faut promouvoir une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts. Premièrement, ayant comme priorité le projet « la Ceinture et la Route », nous devons combiner au mieux les deux volets de la stratégie, à savoir « introduire de l’étranger » et « sortir du pays » ; suivre fidèlement le principe de « consultations réciproques, d’engagement commun et de partage des fruits » ; et renforcer l’ouverture et la coopération en matière de capacités d’innovation, pour créer une situation caractérisée par une ouverture simultanée vers l’Est et l’Ouest aux interactions terre-mer. Deuxièmement, nous devons étendre le commerce extérieur, tout en encourageant l’émergence de nouvelles activités et de nouveaux modes de commerce pour faire de la Chine une puissance commerciale. Troisièmement, nous devons appliquer la politique de libéralisation et de facilitation du commerce et de l’investissement de haut niveau, mettre intégralement en œuvre la règle du traitement national dès la phase de pré-établissement et le système de la liste négative, assouplir considérablement les conditions d’accès au marché, élargir l’ouverture sur l’extérieur du secteur des services, et protéger les droits et intérêts légitimes des entrepreneurs étrangers en matière d’investissement. Quatrièmement, nous devons continuer à optimiser les dispositions d’ouverture régionale et accroîtrons l’ouverture de l’Ouest de la Chine. Cinquièmement, nous devons accorderons aux zones pilotes de libre-échange un plus grand pouvoir de décision concernant les réformes et étudier la question de l’établissement de ports de libre-échange. Sixièmement, nous devons adopter de nouveaux modes d’investissement à l’étranger, encourager la coopération internationale en matière de capacité de production, et travailler à nous doter, dans les meilleurs délais, de nouveaux atouts dans la coopération et la concurrence économiques internationales. 

Troisièmement, il faut appliquer la stratégie de redressement des régions rurales et la stratégie de développement interrégional coordonné, pour résoudre les questions concernant le développement économique déséquilibre et insuffisant de la Chine 

Il faut appliquer la stratégie de redressement des régions rurales et accélérer la promotion la modernisation de l’agriculture et des régions rurales. Nous devons privilégier le progrès de l’agriculture et des régions rurales dans le développement national. Des industries prospères, un milieu où il fait bon vivre, des mœurs civilisées, une gouvernance efficace et une vie aisée étant l’exigence globale à remplir, nous devons établir des systèmes, des mécanismes et des politiques en faveur du développement intégré ville-campagne. Premièrement, nous devons consolider et améliorer le système fondamental d’exploitation rurale, approfondir la réforme du système agraire rural, et perfectionner le régime de séparation entre le droit de propriété, le droit de prise en charge forfaitaire et le droit d’exploitation des terres agricoles. Le droit forfaitaire devant être stabilisé et maintenu à long terme, les contrats signés pour la deuxième tranche de 30 ans et arrivés à échéance seront renouvelés pour une nouvelle durée. Deuxièmement, nous devons approfondir la réforme du système de propriété collective rurale pour garantir les droits de propriété aux paysans et renforcer l’économie collective. Troisièmement, la sécurité alimentaire fera l’objet d’une garantie renforcée, afin que les Chinois aient toujours des réserves suffisantes à leur disposition. Quatrièmement, nous devons construire un système industriel et un système de production et d’exploitation adaptés aux exigences de l’agriculture moderne, perfectionner le système de soutien et de protection agricoles, développer l’exploitation d’envergure adéquate sous diverses formes, former des exploitants agricoles de type nouveau, et améliorer le système de prestations sociales agricoles, afin de réaliser une parfaite association entre les foyers paysans et l’agriculture moderne. Cinquièmement, nous devons favoriser le développement intégré des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, encourager et soutenir les paysans désireux de trouver un emploi ou de créer leur propre entreprise, et accroître le revenu des paysans par de multiples moyens. Sixièmement, nous devons renforcer le travail aux échelons de base, et améliorer le système de gouvernance rurale, combinant l’autogestion, l’observation de la loi et le respect des convenances morales. Nous devons former des équipes de travail compétentes en agriculture, dévouées aux régions rurales et attachées au sort des paysans. 

Il faut appliquer la stratégie de développement interrégional coordonné. Premièrement, nous devons accroître notre soutien pour accélérer le développement des anciennes bases révolutionnaires, des régions peuplées d’ethnies minoritaires, des régions frontalières et des régions démunies. Nous devons adopter des mesures plus énergiques pour faire émerger une nouvelle configuration concernant la mise en valeur de l’Ouest de la Chine, approfondir la réforme pour accélérer le redressement des anciennes bases industrielles du Nord-Est et d’autres régions chinoises, exploiter les atouts du Centre du pays pour promouvoir son décollage, et faire jouer davantage un rôle moteur à l’innovation pour réaliser en premier l’optimisation du développement de l’Est du territoire. Tout cela permettra d’instaurer un nouveau mécanisme de développement interrégional coordonné et plus efficace. Deuxièmement, nous devons prendre les conurbations comme principaux modèles d’aménagement urbain caractérisé par un développement coordonné des grandes, moyennes et petites villes, et des bourgs, et accélérer la transformation d’anciennes populations agricoles en populations urbaines. Troisièmement, nous devons faire progresser le développement coordonné de la zone Beijing-Tianjin-Hebei en commençant par la tâche clé qui consiste à déplacer hors de Beijing les fonctions qu’une capitale n’est pas obligée d’endosser, et construire la « nouvelle zone de Xiong’an » selon une planification et des critères de haut niveau. Quatrièmement, nous devons stimuler le développement de la ceinture économique du Changjiang en veillant à conjuguer nos efforts pour sa protection au lieu de son exploitation à grande échelle. Cinquièmement, nous devons soutenir la reconversion et la mise à niveau de l’économie des régions qui dépendent de leurs ressources naturelles. Sixièmement, nous devons accélérer le développement des régions frontalières, sans jamais négliger leur stabilité et leur sécurité. Septièmement, nous devons poursuivre la coordination de la mise en valeur des ressources terrestres et maritimes, nous devons accélérer notre marche vers une puissance maritime. 

(Auteur : Wang Lanjun, unité de travail : Bureau de rechercher sur l’économie de l’Office des études des politiques du Comité central du PCC)