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Entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère : un développement logique

Publié le:2018-02-05 | Augmenter la taille du texte | Réduire la taille du texte

Par:Dai Mucai | Source:Quotidien Guangming (Le 8 janvier 2018)

Dans le rapport présenté au XIXe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping a déclaré que « le socialisme à la chinoise, après avoir parcouru un long chemin, était entré dans une nouvelle ère, et au cours de son développement, un nouvel horizon historique s’était ouvert à notre pays ». L’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère est une thèse majeure de Xi Jinping, déterminée par la logique historique, théorique et pratique du développement du socialisme à la chinoise. Elle signifie que la nation chinoise, qui avait connu toutes sortes d’adversités dans le passé, est en voie d’accomplir un grand bond, passant d’une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante, et ouvrant de ce fait de belles perspectives pour son grand renouveau. Elle montre également que le socialisme scientifique est reparti de l’avant avec une vitalité débordante dans la Chine du XXIe siècle et que l’étendard du socialisme à la chinoise flotte haut levé dans le monde. Elle prouve que le socialisme à la chinoise a progressé sans cesse dans sa voie, sa théorie, son régime et sa culture, ouvert aux pays en développement une voie plus large pour leur modernisation, offert des choix totalement nouveaux aux nations et pays désireux d’accélérer leur développement en toute indépendance, et apporté à l’humanité la sagesse et la solution chinoises pour résoudre ses problèmes.  

La logique historique de l’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère 

L’histoire nous donne un aperçu objectif des évolutions de chaque époque. Elle nous apprend que la nation chinoise est une civilisation ancienne de plus de 5 000 ans, au cours desquels elle a contribué, de façon exceptionnelle, à l’histoire de l’humanité, et a été une grande nation du monde. Cependant, après les guerres de l’opium, notre pays a été plongé dans une période obscure marquée par des problèmes à la fois intérieurs et extérieurs, et le peuple chinois a vécu un temps misérable avec des conflits fréquents, un pays brisé et des conditions de vie extrêmes. Par conséquent, les deux missions majeures de notre pays depuis les temps modernes constituaient à lutter pour l’indépendance nationale et la libération du peuple, et à réaliser la prospérité du pays et du peuple. Ces deux missions exigent que la nation chinoise se relève pour devenir une nation riche, puis une nation puissante, un parcours dont la logique historique a été entièrement démontrée par les efforts inlassables du PCC depuis près d’un siècle.  

Sur le chemin du grand renouveau de la nation chinoise, de nombreux patriotes ont fait preuve de persévérance en menant des luttes épiques et de diverses tentatives. La plupart de ces tentatives, telles que le mouvement d’auto-renforcement, la Réforme des Cents Jours et la révolution Xinhai de 1911, a échoué, et seul le PCC a remporté la victoire finale en trouvant la bonne voie pour la révolution chinoise, grâce à la direction des théories scientifiques. Sur cette base, le PCC a établi un système fondamental socialiste qui correspond aux conditions réelles de notre pays, promu l’édification socialiste, accompli la transformation sociale la plus ample et la plus profonde dans l’histoire de la Chine, préparant ainsi les conditions politiques préalables et les fondements institutionnels indispensables au progrès et au développement de la Chine contemporaine. Tout cela a permis à la nation chinoise de réaliser un grand bond en avant, c’est-à-dire un changement radical de destin : en finir avec le déclin continu depuis les temps modernes pour s’engager dans la voie de la prospérité et d’une montée en puissance. Cette période, bien qu’elle ait permis à la Chine de fonder une base institutionnelle pour s’enrichir et devenir une nation puissante, reste, d’un point de vue historique, une période de développement pendant laquelle la nation chinoise, autrefois sous-développée et impuissante, s’est relevée. 

En étudiant les expériences réussites ainsi que les échecs que notre pays a connus depuis la fondation de la République population de Chine, au cours de son exploration de la voie de l’édification socialiste, le PCC s’est frayé la voie du socialisme à la chinoise, une voie qui conduit la Chine vers un pays prospère et puissant où le peuple vit une vie aisée. L’une des décisions clés du PCC est la réforme et l’ouverture sur l’extérieur, qui a déterminé le sort de la Chine contemporaine. Cette politique, la caractéristique la plus distinctive de la Chine contemporaine, est au fond une auto-amélioration et un développement du système socialiste. Après s’est relevée, la Chine a continué d’avancer sur la voie du socialiste à la chinoise et créé le « miracle chinois », qui a attiré l’attention du monde entier. Cette période, bien qu’elle ait permis à la Chine de jeter des bases sociales solides pour devenir un pays prospère et puissant, reste, d’un point de vue historique, une période de développement pendant laquelle la Chine s’est enrichie après s’être relevée.  

Depuis le XVIIIe Congrès national du PCC, le Comité central du Parti, avec Xi Jinping comme noyau dirigeant, saisit la tendance de développement dans le monde d’aujourd’hui et la Chine actuelle, et se conforme aux exigences pratiques et à la volonté du peuple. Notre Parti a formulé une série de conceptions, pensées et stratégies nouvelles, adopté une série de principes et politiques majeurs accompagnés d’un train de mesures importantes, et accompli une série de tâches majeures. Cela nous a permis de réussir des tâches colossales et de surmonter bon nombre de difficultés que nous n’avions pas réussi à surmonter durant de très nombreuses années. Toutes ces transformations historiques revêtent une grande et profonde signification pour l’avenir de la cause du Parti et de l’État. Les réalisations historiques sont omniprésentes et révolutionnaires, les transformations historiques sont profondes et fondamentales. Elles marquent le début d’une nouvelle période historique pour le développement de notre pays et l’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère. Dans cette nouvelle ère, la nation chinoise, après s’est relevée et enrichie, accueillera son grand renouveau, en devenant un pays riche et puissant.     

La logique théorique de l’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère  

Les pensées constituent le guide d’action pour le développement de chaque période historique. Face aux deux missions majeures de la nation chinoise depuis les temps modernes, seul le PCC a trouvé la pensée directrice appropriée qui combine les principes fondamentaux du marxisme avec les conditions réelles de notre pays. Le PCC a su donner une réponse scientifique et conforme aux temps aux questions suivantes : dans un pays grand comme la Chine, avec une histoire ancienne, une population nombreuse, pauvre et faible, comment remporter la victoire de la lutte révolutionnaire chinoise, comment accomplir la transition de la révolution démocratique vers l’édification socialiste, quel type de socialisme à développer et comment le développer. En répondant à ces questions majeures, le PCC a réalisé des acquis théoriques de la sinisation du marxisme qui s’adaptent aux besoins des temps. Ces acquis ont guidé notre révolution socialiste, notre édification socialiste ainsi que notre réforme et ouverture vers de nouveaux horizons. Au cours d’un siècle d’efforts, le PCC a pleinement démontré la logique théorique du parcours de notre pays, passant d’une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante.  

Après la fondation de la République populaire de Chine, la pensée de Mao Zedong a donné une réponse scientifique sur la nature, l’objectif, la mission et le motif de la révolution chinoise, a permis au Parti de diriger le pays vers le socialisme à partir de la nouvelle révolution démocratique en formulant le programme d’une révolution dirigée par le prolétariat et le peuple, visant à bannir l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique. La pensée de Mao a guidé la révolution chinoise jusqu’à remporter la grande victoire, tout en menant une réflexion préliminaire sur l’édification socialiste, fournissant ainsi une orientation idéologique et un guide d’action pour relever la nation chinoise, dont le développement était très en retard.  

Depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, le système théorique du socialisme à la chinoise, qui comprend notamment la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique, a donné une réponse claire aux questions suivantes : « Qu’est-ce que le socialisme et comment le construire ? » « Quel type de parti politique devons-nous construire et comment le construire ? » « Quel modèle de développement devons-nous suivre et comment y parvenir ? ». Le système théorique du socialisme à la chinoise a ainsi fourni un guide d’orientation idéologique et d’action pour que la Chine devienne un pays riche après s’être relevée. 

 Depuis le XVIIIe Congrès national du PCC, confronté à la question centrale suivante : « Quel type de socialisme à la chinoise devons-nous maintenir et développer à la nouvelle ère et comment le maintenir et le développer », le Comité central du Parti, avec Xi Jinping comme noyau dirigeant, combine les principes fondamentaux du marxisme et les conditions réelles de notre pays pour mener une recherche théorique ardue. D’importants résultats sur le plan de l’innovation théorique ont été obtenus, donnant ainsi naissance à la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Cette pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère a clarifié ce qui suit : le maintien et le développement du socialisme à la chinoise ont pour mission globale de réaliser la modernisation socialiste et le grand renouveau de la nation chinoise, et après la mise en place de la société de moyenne aisance, de faire de la Chine, en deux étapes et vers le milieu du siècle, un grand pays socialiste moderne prospère, démocratique, civilisé, harmonieux et beau. Elle a ainsi fourni un guide d’orientation idéologique et d’action pour que la Chine, après s’être enrichie, devienne une nation puissante.  

La logique pratique de l’entrée du socialisme à la chinoise dans une nouvelle ère 

La pratique est la véritable force motrice du développement de chaque époque. Dans un pays comme la Chine, où les forces productrices étaient arriérées et l’économie marchande était sous développée, l’édification socialiste devait être inévitablement différente des autres pays. Les conditions fondamentales de notre pays ont déterminé que le développement et l’amélioration de notre système socialiste serait un processus historique long. Nous devons donc accepter la réalité fondamentale de notre pays, à savoir qu’il se trouve et se trouvera encore longtemps dans le stade primaire du socialisme. Par ailleurs, durant ce stade primaire du socialisme, nous devons passer par un certain nombre d’étapes de développement spécifique, qui ont chacune ses propres caractéristiques. C’est en partant de cette réalité du stade primaire du socialisme que notre Parti a successivement fixé la stratégie de développement « en trois étapes » et les objectifs des « deux centenaires », afin de maintenir un développement soutenu et rapide de la Chine sur son chemin de la prospérité et de la puissance. Cela démontre pleinement la logique pratique du parcours de la nation chinoise, passant d’une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante.   

Après la fondation de la République populaire de Chine, notre pays a connu 30 ans tortueux au cours de la révolution et l’édification socialistes. En revanche, cette période sinueuse, pendant laquelle nous avons connu à la fois des réalisations brillantes, des échecs majeurs et de graves erreurs, nous a permis d’avoir les conditions politiques et institutionnelles fondamentales, ainsi que les bases internationales et de développement économique pour débuter la voie du socialisme à la chinoise. Elle nous a également permis d’accumuler une expérience historique précieuse, jetant ainsi une base solide pour que la nation chinoise passe d’une nation qui s’est relevée à une nation riche. C’est sur cette base que notre Parti a entrepris l’exploration d’une voie socialiste adaptée aux conditions réelles de la Chine et s’est lancé dans le processus de modernisation socialiste, dans le but de réaliser la prospérité de l’État et du peuple.  

Depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, notre pays s’est progressivement transformé en un important pays en développement ayant une influence considérable sur la situation mondiale et le développement mondial. Comme l’a déclaré le Secrétaire général Xi Jinping, « dès le début de l’application de la politique de réforme et d’ouverture, le PCC a lancé un appel à construire un socialisme à la chinoise qui suive un chemin qui lui est propre. Il a dès lors uni et conduit le peuple chinois multiethnique dans une lutte inlassable, permettant ainsi à la Chine de se hisser au rang des premiers pays du monde dans les domaines de l’économie, des sciences et des technologies, de la défense nationale et de la puissance globale du pays ; la position internationale de la Chine a atteint un niveau plus élevé que jamais ; les physionomies du Parti, de l’État, du peuple, de l’armée et de toute la nation ont connu sans exception des changements inédits ; la nation chinoise se dresse en Orient sous un aspect entièrement nouveau ». En 2010, la Chine est devenue la deuxième économie mondiale, et en 2016, le PIB de la Chine s’est élevé à 74 412,7 milliards de yuans, soit 201,15 fois celui de 1978. Cela montre que la Chine a réalisé pour l’essentiel son enrichissement et commence à monter en puissance.   

Avec pour objectif de remporter la victoire de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et de réaliser le grand renouveau de la nation chinoise, le XIXe Congrès du PCC a défini les dispositions stratégiques pour un développement en deux phase, c’est à-dire, réaliser l’essentiel de la modernisation socialiste avant 2035 et transformer notre pays en un grand pays socialiste moderne prospère, puissant, démocratique, civilisé, harmonieux et beau au milieu du siècle. Nous devons garder à l’esprit que l’entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère ne change pas notre affirmation sur la phase historique où se trouve le socialisme en Chine. En revanche, avec l’entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère, la principale contradiction dans la société chinoise s’est transformée en celle entre l’aspiration croissante de la population à une vie meilleure et le développement déséquilibré et insuffisant de la Chine, ce qui nous appelle à encourager davantage le plein épanouissement de l’homme et à faire progresser la société dans tous les domaines. Cette transformation de la principale contradiction sociale en Chine est un changement historique touchant à la situation d’ensemble. Le Parti et l’État doivent donc agir en s’adaptant à de nombreuses nouvelles exigences qui en découlent. En conclusion, l’entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère signifie que notre Parti a envoyé un ordre de mobilisation à tous les communistes, à l’armée chinoise, au peuple chinois de tous les groupes ethniques, pour réaliser la montée en puissance de la nation chinoise, que notre Parti a débuté la nouvelle marche de montée en puissance de la nation chinoise, et que notre pays accomplira le grand bond en passant d’une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante.  

(L’auteur de cet article est chercheur spécial au Centre d’étude sur le système théorique du socialisme à la chinoise, créé par le Ministère chinois de l’Éducation.)